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16/02/2008

Au magasin Carrefour de Marseille, la grève sur les salaires dure toujours

C'est un cas unique en France. L'hypermarché Carrefour du centre commercial Grand Littoral à Marseille, le plus grand de la cité phocéenne, est toujours en grève depuis la journée nationale d'action dans la grande distribution du 1er février. Les revendications portent entre autres sur les salaires. Les discussions avec la direction sont dans l'impasse.

Les salariés en grève, caissières mais aussi employés de rayon et manutentionnaires, réclament une revalorisation de leurs salaires, qui est actuellement à "950 euros ou moins mensuels".

Le personnel de Carrefour Grand Littoral veut que ses conditions de travail et de salaire rejoignent celles des autres magasins Carrefour, alors que la direction invoque le fait que ce magasin était, il y a quelques années, un magasin Continent, pour leur imposer des conditions inférieures.
Beaucoup ont un sentiment d’injustice. «Ce magasin a ouvert en 1996 sous enseigne Continent, avant de passer chez Carrefour en 2000», rappelle Jean-Claude, militant CGT. Or, seuls les employés Carrefour embauchés avant 1998 touchent une prime d’ancienneté ; ceux de Continent n’en n’ont pas.
Selon le délégué CFDT, cette prime peut aller jusqu’à 400 euros par mois.

Après avoir réclamés une prime exceptionnelle, les salariés sont prêts à accepter une augmentation des tickets restaurant et d'autres points de revalorisation. "On ne demande pas la lune, on veut au moins que le ticket restaurant qu'on nous donne pour déjeuner passe de 3,05 à 4,50 euros. C'est abordable non ?".

"Avec 3 euros, on n'a pas assez pour s'acheter un sandwich à la pause. Cela m'étonnerait que mon directeur mange pour 3 euros à midi", explique une caissière, qui perçoit 840 euros par mois pour 30 heures de travail par semaine. Ils ont bloqué lundi, avec des chariots vides, les entrées du parking du centre commercial, sous l'oeil compréhensif des clients.

Les clients présents disent "comprendre les grévistes". "Je suis solidaire. Ma fille gagne 1.000 euros par mois, je sais combien c'est difficile de s'en sortir", commente un client venu faire ses courses à pied.

Carrefour a assigné les représentants des grévistes au tribunal pour "entrave au travail", et a demandé l'expulsion des salariés présents aux entrées du centre commercial sous peine d'astreintes.
Rappelant que Carrefour a été débouté d'une même demande en début de semaine dernière, l'avocat des délégués CFDT, Me Dany Cohen, a demandé aux juges la nomination d'un "facilitateur" afin que salariés et direction "puissent sortir de ce conflit de manière honorable".

Carrefour Grand Littoral emploie 571 salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel de 140 millions d'euros.

"On en a marre d'être les Rmistes de la grande distribution", commente un des quelque vingt salariés venu soutenir ses représentants. "Vivre avec 800 € par mois, ce n'est plus possible, on pète les plombs" lâche une caissière. "Loyers trop hauts, salaires trop bas, on ne s'en sort pas !", renchérit une autre.

Les sections CFDT d'Auchan sont solidaires des salariés grévistes du Carrefour de Marseille. Ce n'est pas facile d'oser faire grève dans ce secteur et de perdre des journées de travail quand on a des salaires aussi bas.
Une souscription a été ouverte.

Commentaires

FIN DE LA GREVE

La situation était devenue très tendue et dangereuse. Vendredi, le Préfet représentant l’Etat avait ordonné au CRS de charger les grévistes présents devant leur lieu de travail.
Le Vice-président du Conseil Général qui était venu apporter son soutien aux salariés avait été blessé par la violence de l’intervention policière. Tout comme une caissière enceinte, il avait dû être transporté à l’hôpital.

Reprise du travail ce lundi matin au Carrefour de Marseille Grand Littoral.

Samedi, après un long après midi de négociations et plusieurs suspensions de séance, tard dans la soirée un protocole d’Accord de fin de grève a pu être signé par la CFDT et la direction de CARREFOUR France, pour arrêter ce conflit après 16 jours de grève dure et historique dans la grande distribution chez le N°2 mondial.

La CGT a refusé de signer le protocole mais a quand même appelé à la reprise du travail.

Ce protocole prévoit une revalorisation des contrats de travail à temps partiel de deux à trois heures par semaine, une contribution exceptionnelle aux oeuvres sociales du Comité d'Entreprise, un étalement du décompte des jours de grève et une revalorisation de la valeur faciale du ticket restaurant accordé aux employés.

Selon la CFDT, la direction du magasin a proposé une contribution exceptionnelle au CE de 80.000 euros, contre 45.000 euros vendredi, et une hausse de 3,05 euros à 3,50 euros du ticket restaurant si le taux de démarque (vols de marchandises, casse ou produits frais déplacés par les clients, etc.) de l'hypermarché passe de 2,6% actuellement à 2,4%, un taux jugé acceptable par les salariés. Le montant sera de 4 euros si la démarque est inférieure à 2%.

Les salariés grévistes et les responsables locaux CFDT et CGT se sont réunis, et après lecture et analyse de l’Accord, une forte majorité a voté la signature et la reprise du travail.

Il aura fallu malheureusement 16 jours de grève intense face à une direction inflexible, déconnectée de la réalité de ses salariés en précarité, pour prendre enfin (en partie) conscience de la situation qu’ils vivent tous les jours pour une entreprise multinationale qui fait d’important profits, et qui ce dit responsable.

Écrit par : CFDT Auchan Centrale | 18/02/2008

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