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07/01/2010

Levée de grève à Pimkie Diramode : un premier accord a été trouvé

Photo VDN Patrick James

Un accord a été trouvé sur les mesures d’accompagnement mais le nombre de licenciements visé par les Mulliez est toujours trop élevé, surtout au vu des nombreuses suppressions d’emploi déjà réalisées (453 depuis 2001) alors que l’entreprise est largement bénéficiaire…

Cela faisait 18 jours que les employés de Pimkie à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain, visés par un plan de licenciement, étaient en grève (essentiellement des femmes, elles ont passé leurs fêtes sous des tentes en se chauffant avec des caisses de bois).

La direction de Pimkie justifiait ces suppressions de postes simplement par « l'érosion de ses bénéfices ». Argument plus que contestable (voir détails en fin d’article).

La négociation fut longue...
C’est sous la pression des pouvoirs (et de l’opinion) publics que la direction a accepté de revenir à la table des négociations.
Elle a débuté mardi en début d’après midi pour se terminer mercredi à 3h du matin.
Depuis le début la direction a démontré sont peu d’ouverture. La proposition initiale de Pimkie proposait une indemnité de 10.000 euros, plus 550 euros par année d'ancienneté.

Finalement la direction a accepté la nouvelle contre-proposition de l'intersyndicale CFDT-FO.
Un compromis a été trouvé sur plusieurs points :
- Prime supra légale : 20 000 € + 1 000 € (nets de CSG et CRDS) par année d’ancienneté et sans plafond maximum ;
- Congé de reclassement : 6 mois pour les -50 ans et 8 mois pour les + 50  ans ;
- 10 000 € d'aide aux créateurs d'entreprise ;
- Formation : budget de 4 000 € par salarié, dépassement éventuel sous réserve de l’avis de la Commission de suivi ;
- Jours de grève : 12 jours de janvier répartis en 4 jours de Congés Payés, 4 retenus mais compensés par le versement de l'intéressement de janvier...

Ces propositions ont été approuvées par les salariés en grève lors de l’AG qui a suivi : 76 POUR (70%), 35 CONTRE (23%) et 8 Abstention (7%)

De nombreux points restent encore à négocier
Les négociations reprendront les 12, 13 et 14 janvier pour finaliser le PSE, notamment par rapport au nombre de licenciement (190 initialement, 175 désormais).

Ce PSE est-il justifié ?
C'est là-dessus que continuent à plancher les délégués syndicaux avec l'aide des experts économiques.
Comme le montrent les informations financières publiées ici, ces licenciements n’ont aucun objet, pas plus économique que financier. Il s’agit bien de faire de plus en plus de « fric » au détriment de l’homme !
Les profits passent avant les salariés, et le terme responsabilité sociale ne fait partie du vocabulaire qu’en apparence.
La seule perte enregistrée par Diramode sur les 10 derniers exercices a eu lieu en 2004/05 ; toutes les autres années sont bénéficiaires. 214 millions d’euros ont été ponctionné par la famille Mulliez sur la société Diramode. Alors que l'effectif diminue année après année : 453 emplois en moins entre 2001 et 2008…

A lire aussi :
- Le taux de profit Pimkie
- La liste des bénéfices des entreprises du groupe mulliez en 2008 : le groupe Mulliez avait fait 1,6 milliards d’euros.
Diramode, la société mère française de Pimkie, avait fait 10,9 millions d’euros.
Pour Groupe Auchan c'était 727 millions d’euros.

13:18 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mulliez, fortune, grève |  Facebook | | | |

29/04/2009

Salariés d’Auchan mobilisés le 1er Mai !

Après les 29 janvier et 19 mars, le 1er Mai doit être un nouveau temps fort de mobilisation pour obtenir de nouvelles avancées concrètes pour les salariés.


Dans le contexte de crise économique actuelle, la Fête du travail prend cette année une dimension inédite !

 

Manifestation Régionale le 1er Mai à 10h30
Porte de Paris à LILLE



Salariés d’Auchan vous êtes directement concernés


La baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation massive du chômage (240 000 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis le début de l’année !) impacteront forcément la consommation donc vos primes, l’intéressement, la participation, les augmentations de salaires…

Alors vous aussi participez aux manifestations, pour l'emploi, la revalorisation des salaires, des retraites, des minima sociaux...

SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX LE 1er MAI !

Plus d’infos dans le tract national  + la déclaration des organisations syndicales régionales, à diffuser largement.

12/03/2009

Salariés d'Auchan, mobilisés le 19 mars !

La mobilisation du 29 janvier a commencé à porter ses fruits. La journée d’action du 19 mars doit être l’occasion de maintenir la pression pour prolonger les avancées du sommet social et rappeler le patronat à ses responsabilités.
 

Manifestation Régionale
le 19 mars à Lille à 14h30

Boulevard de la Liberté 

Salariés d’Auchan vous êtes directement concernés.
La baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation massive du chômage (90 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier !) impacteront forcément la consommation donc nos primes, l’intéressement, la participation, les augmentations de salaires…

Alors vous aussi participez aux manifestations, pour l'emploi, la revalorisation des salaires, des retraites, des minima sociaux...  
SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX LE 19 MARS !

Plus d’infos dans le tract national  + le tract régional,
à diffuser largement.

31/01/2009

Journée d’actions du 29 à Auchan et à Lille

A Auchan, CFDT, CGT et FO partagent les mêmes revendications sur l'emploi, les salaires et les conditions de travail.

Voir les photos


Une délégation d’une soixantaine de salariés de l’entreprise c’est réuni jeudi 29 au matin devant la Centrale d’Auchan rue de la recherche à Villeneuve d’Ascq.
L'évolution des conditions de travail, les salaires et l'emploi sont au coeur des revendications.

Nous avons réclamé à la direction « une augmentation significative des salaires », soulignant que « l'augmentation du SMIG de 0,9 % au 1er juillet 2008 n'a pas été répercutée sur toute la grille ».

Nous avons également demandé « de vraies garanties dans l'accord emploi Auchan », indiquant que l'entreprise « a plus de projets qui impacteront les emplois que pour augmenter les salaires ».

Guy Laplatine, délégué CFDT, a souligné les grosses inquiétudes : "Auchan essaye de gratter de plus en plus de gains de productivité, et nous nous battons beaucoup sur la question des caisses automatiques. Nous voulons obtenir l'engagement de la direction qu'il n'y aura pas de plan de licenciement lié aux nouvelles technologies".
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Le pouvoir d'achat est aussi en tête des préoccupations : "les prix dans la grande distribution ont augmenté de 5% en juillet, août et septembre, et c'est le premier lieu de consommation des salariés d'Auchan". De plus, une part importante de la rémunération (jusqu'à 20%) des salariés d'Auchan dépend d'un intéressement, lié aux bénéfices du magasin où ils travaillent. Avec la crise, "on craint que cette variable s'effondre". Enfin, Guy Laplatine a soulevé la question des rythmes de travail, avec la question de l'ouverture dominicale. "Nous devons déjà travailler deux jours fériés de plus cette année, à Pâques et à la Pentecôte." Les trois syndicats pointent du doigt le travail du dimanche : « Pour devoir gagner sa vie dignement, pas de salariés corvéables sept jours sur sept toute l'année ! »

En parallèle de cette action sur la Centrale, des mouvements ont eu lieu sur plusieurs magasins.
Les participants ont rejoint les cortéges pour la grande manifestation de l’après midi.

A Lille 35 000 manifestants, le message fort de la CFDT "Mobilisés pour une relance sociale".

"Il y a longtemps qu'on n'avait pas vu une telle manif à Lille" était la phrase qui revenait sur toutes les lèvres... faisant écho aux déclarations de François Chérèque dans l'après-midi : "Ce sont les plus grosses manifs de ces 20 dernières années". D'autant plus que le matin ce sont près de 20000 manifestants qui ont arpenté les rues de Valenciennes, Cambrai, Boulogne (près de 9000), Dunkerque (6000), Arras ( 4000), Hazebrouck, et même Armentières, Caudry, Gondecourt... En tout donc 50000 ch'ti dans la rue.
Nous attendons maintenant des engagements claires.

26/01/2009

Journée d'action du 29 janvier à Auchan

Grande manifestation régionale à Lille l'après-midi Départ 14h30 - Boulevard Louis XIV.

Manifestations locales le matin pour amplifier la mobilisation.

A Auchan, les organisations CFDT, CGT, FO mèneront une action intersyndicale autour des thèmes :

Salaire et pouvoir d’achat :

Dans un contexte de crise économique, Auchan continue de progresser en France et à l’étranger, ce dont les salariés ne peuvent que se féliciter.

Mais sur les salaires, l’intégration d’une prime en 2007 a faussé la réalité en dopant artificiellement la grille salaire sans donner réellement de gain de pouvoir d’achat.

L’augmentation du SMIC de +0.9% au 1er juillet 2008, n’a pas été répercuté sur toute la grille, les prix ont explosé mais pas les salaires. Il faut aussi relancer l’économie par le pouvoir d’achat en augmentant significativement  les salaires.

Emploi :

Auchan a plus de projet qui impacteront nos emplois que pour augmenter les salaires.

Nous revendiquons des vraies garanties dans l’accord emploi Auchan notamment par rapport aux nouvelles technologies et ses projets associés : caisses automatiques, puces électroniques, voice-speaking, projet efficacité opérationnelle

La dérégulation du  temps de travail :

Pour devoir gagner dignement sa vie, pas de salariés corvéables 7 jour sur 7 toute l’année, halte à la course aux ouvertures des dimanches et des jours fériés.  

Un rassemblement sera organisé sur la Centrale Auchan à Villeneuve d’Ascq  le 29/01 matin avec un point d’orgue à 11H30.

Sur tous les sites l’intersyndicale appelle les salariés à agir avec leurs élus et à rejoindre les manifestations.

Selon un sondage du Parisien – Aujourd’hui en France, 69% des Français déclarent «soutenir» ou «avoir de la sympathie» pour cette journée d’action. Nous attendons une forte mobilisation.

Voir également le tract confédéral CFDT

04/11/2008

Que faites-vous le 11 novembre jour férié perdu ?

Aux présents ce jour là :
Pour vous exprimer face à l’intransigeance de la direction et à son refus de laisser quand même le choix aux salariés de poser un CP ou un RTT sur cette journée, nous vous proposons de faire symboliquement et malgré tout dans l'humour : 

11 minutes d’arrêt de travail

à 11h11 le 11/11

 

Aucune perte de salaire ne pourra vous être appliquée

 


Nous vous invitons, si vous le souhaitez, à l’une ou plusieurs de ces démarches :

- Faire connaitre cet appel du "11" ;

- Ecrire « -11 » sur cette journée dans la zone commentaire de TTsurf ;

 

- Sortir du bureau ou même du bâtiment pendant ces 11 minutes ;

 

- Nous envoyer un email pour nous signaler votre participation ;

 

- Télécharger le logo ci-contre, et l’afficher pendant ces 11 minutes ;

- Participer au sondage et à la pétition en ligne ;

- Et selon votre imagination...
 


Pour plus de détails contactez-nous
cfdt.auchan.cadres@free.fr

 


11 novembre 2008, la DRH s'entête !

 

26/05/2008

Faire respecter les salariés ayant exercé leur droit de grève

Notre convention collective complétée par les accords Auchan prévoit la prise en charge des 3 jours de carence en cas d’arrêts maladie lorsque le salarié n’a eu aucune absence au cours des 12 derniers mois.

Côté magasin 
Des salariés en arrêt maladie se sont vu refuser le versement de ce complément au motif qu’ils avaient participé, ne serait-ce qu’une heure et même moins, aux derniers mouvements de grève…

La direction ne voulant rien entendre, la CFDT a dû saisir l’inspection du travail.
Celle-ci a adressé un courrier à la direction pour lui rappeler que les absences pour grève ne font pas parti des éléments excluant le versement de cette indemnité.

L’inspection du travail a rappelé à la direction, les articles de loi prohibant toute mesure discriminatoire à l’encontre d’un salarié ayant exercé son droit de grève, ainsi qu’une délibération de la HALDE sur le même sujet.

Les salariés concernés pourront donc percevoir le complément de salaire dû.



La CFDT, c’est faire.

24/03/2008

Grève des salariés de la grande distribution ce week-end de Pâques


Depuis la mobilisation du 1er février, certaines enseignes avaient accordé des hausses de salaires. D'autres non. C'est pourquoi la CGT et la CFDT ont lancé un nouvel appel à la grève ce week-end pascal.

Quelques résultats suite au  1er Février

«  Nous avons bien fait », estimait vendredi Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT chez Auchan.
«  Nous avons obtenu de vrais résultats sur certaines enseignes. » Carrefour a proposé mercredi une augmentation générale de + 3,2 %. Chez Casino 3,1 %. Et des accords salariaux devraient être prochainement signés chez Atac, Lidl, Match...

Du côté d'Auchan, les négociations annuelles seront organisées la semaine prochaine.
La CFDT et la CGT ont donc à nouveau lancé un appel à la mobilisation ce week-end de Pâques. Les actions ont commencé vendredi pour protester contre les bas salaires, et se poursuivront tout le week-end pascal.
Les syndicats estiment en effet que les résultats des négociations à la branche sont insuffisants. Des pétitions, des distributions de tracts et même des débrayages sont donc organisés jusque ce lundi pour peser sur les négociations d'entreprise.

Malgré tout, pour Jean-Louis Bienvenu, de la fédération services de la CFDT , «  l'ampleur de la grève ne sera pas la même que celle que l'on a pu connaître le 1er février ». Même si certains magasins sont entrés dans le mouvement samedi alors qu'ils ne l'étaient pas en février, ont indiqué CFDT et CGT, 2e et 3e syndicats du secteur.

Si les grévistes pointent aussi les conditions de travail et les temps partiels imposés, l'enjeu est d'abord salarial. A Saint-Nazaire le tract distribué aux chalands s'avère démonstratif. Au verso, la copie de la fiche de paie d'une salariée à temps plein, avec 30 ans d'ancienneté. Salaire net : 1 023,11 €. Florian Alexandre, délégué syndical CFDT d'Auchan Trignac, explique : « Le 31 janvier, FO, la CFTC et la CGC ont signé un accord avec la Fédération du commerce et de la distribution. Selon cet accord, la grille garde un niveau de salaire inférieur au Smic. C'est inacceptable ! » D'autant qu'avec la probable augmentation automatique du salaire minimum au 1er mai, compte tenu de l'inflation, « trois autres niveaux passeront en dessous du Smic. »

« C'est courageux de manifester, estime Laurent Pierre, délégué CGT du Géant. Les salariés subissent des pressions. Les caissières ont été appelées une par une par la direction. On leur explique que c'est un gros samedi, avec un important chiffre d'affaires en jeu. Forcément, les gens hésitent. »

Autre enjeu : le temps partiel imposé

Moins visible mais tout aussi précarisant, facteur d’inégalité entre sexes au travail, le temps partiel imposé pourrait se voir remis en cause devant les tribunaux. «Il n’y a pas de discriminations directes envers les femmes dans notre branche, analyse Jérôme Bédier de la FCD , Mais il peut exister de manière indirecte, à cause des temps partiels, des inégalités, reconnaît-il,  Nous y veillons : une négociation de branche sur la parité est prévue.» Selon l’Insee, le sous-emploi, effet du temps partiel, touchait 1,4 million de salariés fin 2007.

La durée moyenne effective de travail des salariés à temps partiel est de 27h.
Un salarié sur trois ne connaît pas son planning au moins deux semaines à l'avance.
(Sources Fédération du commerce et de la distribution, 2007).

À titre indicatif, 8 % seulement des salariés sont agents de maîtrise et 8 % sont des cadres.

16/02/2008

Au magasin Carrefour de Marseille, la grève sur les salaires dure toujours

C'est un cas unique en France. L'hypermarché Carrefour du centre commercial Grand Littoral à Marseille, le plus grand de la cité phocéenne, est toujours en grève depuis la journée nationale d'action dans la grande distribution du 1er février. Les revendications portent entre autres sur les salaires. Les discussions avec la direction sont dans l'impasse.

Les salariés en grève, caissières mais aussi employés de rayon et manutentionnaires, réclament une revalorisation de leurs salaires, qui est actuellement à "950 euros ou moins mensuels".

Le personnel de Carrefour Grand Littoral veut que ses conditions de travail et de salaire rejoignent celles des autres magasins Carrefour, alors que la direction invoque le fait que ce magasin était, il y a quelques années, un magasin Continent, pour leur imposer des conditions inférieures.
Beaucoup ont un sentiment d’injustice. «Ce magasin a ouvert en 1996 sous enseigne Continent, avant de passer chez Carrefour en 2000», rappelle Jean-Claude, militant CGT. Or, seuls les employés Carrefour embauchés avant 1998 touchent une prime d’ancienneté ; ceux de Continent n’en n’ont pas.
Selon le délégué CFDT, cette prime peut aller jusqu’à 400 euros par mois.

Après avoir réclamés une prime exceptionnelle, les salariés sont prêts à accepter une augmentation des tickets restaurant et d'autres points de revalorisation. "On ne demande pas la lune, on veut au moins que le ticket restaurant qu'on nous donne pour déjeuner passe de 3,05 à 4,50 euros. C'est abordable non ?".

"Avec 3 euros, on n'a pas assez pour s'acheter un sandwich à la pause. Cela m'étonnerait que mon directeur mange pour 3 euros à midi", explique une caissière, qui perçoit 840 euros par mois pour 30 heures de travail par semaine. Ils ont bloqué lundi, avec des chariots vides, les entrées du parking du centre commercial, sous l'oeil compréhensif des clients.

Les clients présents disent "comprendre les grévistes". "Je suis solidaire. Ma fille gagne 1.000 euros par mois, je sais combien c'est difficile de s'en sortir", commente un client venu faire ses courses à pied.

Carrefour a assigné les représentants des grévistes au tribunal pour "entrave au travail", et a demandé l'expulsion des salariés présents aux entrées du centre commercial sous peine d'astreintes.
Rappelant que Carrefour a été débouté d'une même demande en début de semaine dernière, l'avocat des délégués CFDT, Me Dany Cohen, a demandé aux juges la nomination d'un "facilitateur" afin que salariés et direction "puissent sortir de ce conflit de manière honorable".

Carrefour Grand Littoral emploie 571 salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel de 140 millions d'euros.

"On en a marre d'être les Rmistes de la grande distribution", commente un des quelque vingt salariés venu soutenir ses représentants. "Vivre avec 800 € par mois, ce n'est plus possible, on pète les plombs" lâche une caissière. "Loyers trop hauts, salaires trop bas, on ne s'en sort pas !", renchérit une autre.

Les sections CFDT d'Auchan sont solidaires des salariés grévistes du Carrefour de Marseille. Ce n'est pas facile d'oser faire grève dans ce secteur et de perdre des journées de travail quand on a des salaires aussi bas.
Une souscription a été ouverte.

06/02/2008

Pour la première fois dans la grande distribution, plusieurs syndicats font front commun.

Jamais, jusqu’à ce 1er février, les syndicats du commerce n’étaient parvenus à s’entendre pour construire main dans la main une action commune dans le secteur.
C’est désormais chose faite.

Après trois ans de travail de rapprochement, les trois syndicats de la grande distribution – CFDT, CGT et FO - ont appelé les 635 000 salariés à une journée nationale de grève contre la précarité dans toutes les enseignes.

"80 % des hypermarchés ont été touchés dans toute la France, entre 65 % et 70 % des supermarchés et 50 % dans la logistique", a déclaré Aline Levron, secrétaire nationale du pôle commerce à la CFDT Services.
Le mouvement s'est souvent décliné en débrayages de plusieurs heures, ponctués de distributions de tracts, de rassemblements et de manifestations.

Chez Auchan, nous avons eu des débrayages ponctuels, affirme Jean-André Laffitte, directeur des ressources humaines, le mouvement a touché 1 800 personnes sur 50 000 salariés et 60 sites (logistique et hypermarchés confondus) sur 150."

Le patronat de la branche, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a fait état d'un taux de grévistes de 4,5%, mais avec 40% des 1.400 hypermarchés touchés, et 8,5% de l'ensemble des 11.000 magasins. Le fonctionnement d'une vingtaine a été bloqué.
"C'est la première fois qu'il y a une manifestation de cette ampleur", a quand même fini par reconnaitre le président de la FCD, Jérôme Bédier.

Même s’il s’est agi de débrayages d’une à deux heures, cette grève est doublement historique. Car comme l’a noté le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, "Il est difficile de s'arrêter de travailler quand on a la pression du chef (…) et perdre de l'argent pose de graves problèmes lorsqu'on est imposé en dessous du SMIC".

La pression patronale est forte dans ce secteur où les syndicats ont été souvent pourchassés et ne sont implantés qu’avec peine.

La grande distribution "cumule tous les problèmes" que l'on peut rencontrer lorsqu'on est salarié, a estimé François Chérèque, venu apporter son soutien aux salariés d'un magasin parisien. Dans la grande distribution, "en premier lieu, on a un problème de pouvoir d'achat, il s'agit de très bas salaires alors que la moitié des salariés sont à temps partiel", a expliqué à l'AFP François Chérèque devant l’enseigne de distribution. "Ensuite, il faut noter que les conditions de travail sont très difficiles, avec des pressions très fortes de la part des employeurs", a-t-il ajouté soulignant "que l'on commençait à avoir des problèmes d'emploi dans ce secteur avec la mécanisation des caisses".

La grande distribution n'est pas vraiment une habituée des mouvements sociaux. Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT chez Auchan, le reconnaît : «  On ne fait pas ça brutalement. On n'est pas des grands grévistes. À Boulogne, nous avons utilisé le temps de pause, pendant une demi-heure, pour nous réunir au même moment. C'est surtout le moyen de nous exprimer. »

Mais le premier motif de grogne, ce sont les salaires. Des magasins ont d'ailleurs été verbalisés "pour infraction à la réglementation relative au smic". Plusieurs procédures devant les prud'hommes ont même été engagées, notamment à l'encontre d'Auchan. D'autres enseignes seraient visées, précise Jean-Louis Bienvenu, secrétaire fédéral à la CFDT Services.

Au menu des revendications, forcément, la liste se fait longue. Un écrasement des salaires au niveau SMIC, près de 40 % de temps partiel imposé, un temps de travail annualisé, qui réduit la possibilité de réaliser des heures supplémentaires majorées, des horaires éclatés jusqu’à tard le soir et le week-end, des postes parmi les plus exposés aux troubles musculo-squelettiques, un sous-effectif chronique, des exigences de rentabilité qui, liées à la faible présence syndicale, poussent les directions à utiliser des moyens de pression plus ou moins légaux…


Il fallait beaucoup de courage pour quitter sa caisse et aller tracter à l’entrée du magasin «La direction a essayé de nous intimider, ils vont noter les noms…» a souligné une salariée.

"C'est la troisième année consécutive sans augmentation de salaire sur la branche", se désole Aline Levron, secrétaire national en charge du commerce à la CFDT.

Le rapport de branche de 2006 révèle que 37% des employés sont à temps partiel, ce taux montant à 70% dans le hard discount. Ces salariés précaires sont des femmes majoritairement. "Quand vous faites 22 heures à temps partiel, vous vous situez au niveau du seuil de pauvreté. Dans cette situation, difficile de boucler les fins de mois, d'autant plus quand vous êtes une familles monoparentale...", explique Aline Levron.

Les syndicats réclament aussi l'ouverture de négociation pour anticiper les suppressions d'emplois liés au développement des nouvelles technologies. "Toute la chaîne va être touchée, explique la syndicaliste de la CFDT. Demain, par exemple, les caisses seront automatiques. Le client passera son caddie sous un tunnel, les produits équipés de puce et le ticket de caisse sortira tout seul... Que vont devenir les caissières ?" Elles sont 200.000, soit 50% des postes de la grande distribution." Et d'expliquer que la question de la reconversion doit se poser maintenant.