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07/01/2010
Levée de grève à Pimkie Diramode : un premier accord a été trouvé

Un accord a été trouvé sur les mesures d’accompagnement mais le nombre de licenciements visé par les Mulliez est toujours trop élevé, surtout au vu des nombreuses suppressions d’emploi déjà réalisées (453 depuis 2001) alors que l’entreprise est largement bénéficiaire…
Cela faisait 18 jours que les employés de Pimkie à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain, visés par un plan de licenciement, étaient en grève (essentiellement des femmes, elles ont passé leurs fêtes sous des tentes en se chauffant avec des caisses de bois).
La direction de Pimkie justifiait ces suppressions de postes simplement par « l'érosion de ses bénéfices ». Argument plus que contestable (voir détails en fin d’article).
La négociation fut longue...
C’est sous la pression des pouvoirs (et de l’opinion) publics que la direction a accepté de revenir à la table des négociations.
Elle a débuté mardi en début d’après midi pour se terminer mercredi à 3h du matin.
Depuis le début la direction a démontré sont peu d’ouverture. La proposition initiale de Pimkie proposait une indemnité de 10.000 euros, plus 550 euros par année d'ancienneté.
Finalement la direction a accepté la nouvelle contre-proposition de l'intersyndicale CFDT-FO.
Un compromis a été trouvé sur plusieurs points :
- Prime supra légale : 20 000 € + 1 000 € (nets de CSG et CRDS) par année d’ancienneté et sans plafond maximum ;
- Congé de reclassement : 6 mois pour les -50 ans et 8 mois pour les + 50 ans ;
- 10 000 € d'aide aux créateurs d'entreprise ;
- Formation : budget de 4 000 € par salarié, dépassement éventuel sous réserve de l’avis de la Commission de suivi ;
- Jours de grève : 12 jours de janvier répartis en 4 jours de Congés Payés, 4 retenus mais compensés par le versement de l'intéressement de janvier...
Ces propositions ont été approuvées par les salariés en grève lors de l’AG qui a suivi : 76 POUR (70%), 35 CONTRE (23%) et 8 Abstention (7%)
De nombreux points restent encore à négocier
Les négociations reprendront les 12, 13 et 14 janvier pour finaliser le PSE, notamment par rapport au nombre de licenciement (190 initialement, 175 désormais).
Ce PSE est-il justifié ?
C'est là-dessus que continuent à plancher les délégués syndicaux avec l'aide des experts économiques.
Les profits passent avant les salariés, et le terme responsabilité sociale ne fait partie du vocabulaire qu’en apparence.
La seule perte enregistrée par Diramode sur les 10 derniers exercices a eu lieu en 2004/05 ; toutes les autres années sont bénéficiaires. Alors que l'effectif diminue année après année : 453 emplois en moins entre 2001 et 2008…
A lire aussi :
- Le taux de profit Pimkie
- La liste des bénéfices des entreprises du groupe mulliez en 2008 : le groupe Mulliez avait fait 1,6 milliards d’euros.
Diramode, la société mère française de Pimkie, avait fait 10,9 millions d’euros.
Pour Groupe Auchan c'était 727 millions d’euros.
13:18 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mulliez, fortune, grève |
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06/01/2010
Questions CFDT en réunion DP du 11/12/09

CFDT : L'an dernier, suite à des proratisations de RVI par rapport au congé maternité, nous avions réagi en rappelant la loi de 2006 sur l'égalité sans que rien ne soit fait pour régler les situations constatées. Il y a 2 semaines, lors de la dernière réunion de négociation sur l'égalité professionnelle, la DRH France nous a répondu qu'il n'y avait plus de proratisation de la RVI sur ce critère depuis 2 ans à Auchan.
Qu'elle est la procédure pour régulariser les femmes qui ont vu leur RVI proratisée suite à leur congé maternité ?
DRH : La non proratisation des rvi des salariées en congé maternité a été mise en place dans le cadre du dossier Révisions de salaires 2009 et les modalités s’appliquent donc pour la rvi 2009 (à commencer par l’acompte versé en août dernier).
Commentaire CFDT : Nous sommes satisfait de cette avancée pour les RVI de 2009 (versée en février 2010) mais la loi date de 2006, Auchan doit la respecter dès promulgation. Nous réclamons la restitution rétroactive de ces sommes aux salariées concernées.
CFDT : Des managers peuvent-ils fixer la prise de jours RTT (ex : 1/mois) contre toute autre proposition des salariés compatible avec la bonne organisation du service ?
DRH : L’encadrement est responsable de son organisation personnelle et de son temps de travail, dans le respect du cadre de gestion du temps de travail et des modes de fonctionnement défini par le responsable pour son service. Le manager peut demander une bonne répartition des jours de repos au titre de la RTT tout au long de l’année pour éviter que ces jours soient pris dans des périodes incompatibles avec l’activité ou de façon massive en fin d’année par exemple.
Commentaire CFDT : En séance la réponse était plus précise : « Ce sont des recommandations, pas des règles à imposer ».
CFDT : Un salarié pose régulièrement des RTT pour un suivi de son enfant à l'hôpital en journée. C'est un traitement récurrent qui nécessite de longues heures en journée et la présence du parent. Il existe dans la convention collective des "jours enfant hospitalisé" distincts des "jours enfant malade" et cumulables avec ceux-ci. Est-il possible de mettre ces journées passées sur le compteur de "jours enfant hospitalisé" ?
DRH : Avec information à son responsable et justification par un certificat médical, le collaborateur peut se rapprocher du service du personnel pour que les informations sur ses absences soient justement qualifiées.
11:28 Publié dans Délégués du personnel (DP) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rvi, femmes, égalité, rtt, absences, congés |
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