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25/03/2014

Les preuves de l'existence du Groupe Mulliez

GroupeMulliez.jpg

Dans le cadre de l'action juridique pour faire reconnaître l’existence du Groupe Mulliez, le greffe du tribunal vient de contraindre les sociétés "faîtières" de la famille Mulliez à publier leurs comptes.

Ils ont visiblement beaucoup à cacher vu les montages complexes et l’énergie qu’ils mettent à nier une évidence (en premier lieu au détriment des salariés) : Le Groupe Mulliez existe !

Benoit Boussemart, économiste et spécialiste des Mulliez, en fait la démonstration :

Le groupe Mulliez – Les preuves.

1. L’organigramme du groupe Mulliez.

Le contrôle du groupe Mulliez passe par 5 sociétés : les Sociétés en Commandite par Actions (SCA) « Acanthe », « Cimofat » et « Valorest », la société civile « Soderec » et la société anonyme néerlandaise (NV) Claris. Les 3 SCA contrôlent une 4ème SCA « Valma ». Ce qui donne l’organigramme suivant :

OrgaGroupeMulliez.JPG

Les 4 SCA contrôlent l’essentiel du groupe Mulliez (en valeur, ce contrôle représente 93% du total du groupe), via les surholdings. Nous renvoyons à notre ouvrage pour le détail de ces surholdings, qui détiennent les participations dans les holdings intermédiaires, jusqu’aux sociétés opérationnelles.

Par exemple, « Suraumarché » contrôle à 100% la société « Aumarché », cette dernière contrôlant 62,16% de « Groupe Auchan » et 12,39% de « Samauchan ».

Samauchan est également détenu à 5,08% par « Fipar », filiale à 100% du surholding « Surfipar » ; le solde du contrôle de « Samauchan » est assuré par « Claris NV », via sa principale filiale, la société luxembourgeoise « Austell Financière ». Or « Samauchan » contrôle environ 7% de « Groupe Auchan » ; il faut ajouter 8,22% de « Groupe Auchan » détenu par « Soparfil », société filiale à 100% de « Sursoparfil ».

Au total le contrôle des 3 SCA et de « Claris NV » via les surholdings et « Austell Financière » est de 79%. Les salariés détiennent quant à eux environ 11% de « Groupe Auchan », et Gérard Mulliez 10% en propre, via son holding personnel Ausspar.

Le schéma est le même pour les principales composantes du groupe. Avec une remarque fondamentale : les données reprises dans les SCA ne concernent que la partie détenue par le groupe Mulliez, hors éléments liés aux salariés et aux autres membres de la famille à titre personnel.

La valorisation des SCA « Acanthe », « Cimofat » et « Valorest », de la SC « Soderec » et de la NV « Claris » sont donc la partie exclusive du patrimoine commun Mulliez, hors ce qui est détenu par les salariés. Il faudra donc, pour estimer le patrimoine complet de la famille Mulliez, ajouter les parties personnelles des fondateurs (voir notre ouvrage cité). 

Taux de détention par les SCA des filiales de contrôle du groupe Mulliez

mulliez

2. Quelques sociétés mieux explicitées. Le cas de Happychic.

Dans la demande de reconnaissance du groupe Mulliez, une avocate a qualifié comme suit nos travaux : « l’ouvrage d’un dénommé Monsieur BOUSSEMART, ouvrage sans aucun caractère scientifique … éminemment subjectif et partial, et à ce titre évidemment insusceptible de constituer une (sic) quelconque élément de preuve des allégations des requérants ».

Afin de répondre de manière scientifique à une avocate dont l’analyse financière semble très approximative (mais qu’il nous faut remercier, puisque son « argumentation » nous a permis de faire intervenir le greffe, avec à la clé la publication des comptes), un peu d’histoire est indispensable. Car la famille Mulliez a une pratique courante afin de brouiller les pistes de ses sociétés : changer de noms des sociétés au fur et à mesure des apports d’un holding vers un autre.

Preuve n° 1. Rapport du Commissaire aux apports sur la valeur de l’apport en nature de titres de la société civile « Horatio » à la constitution de la société « GH SAS », en date du 5 décembre 2008 (rapport publié au greffe ; je tiens à disposition de l’avocate ce document, comme les autres données du greffe ci-après).

Que dit ce rapport ? Que la SC « Soderec » fait apport à la société « GH » de titres « Horatio », cette société Horatio détenant en portefeuille financier 92,47% de la société « Jules ». La société « GH » émet donc en contrepartie de cet apport 542 070 titres « GH », ces titres devenant la propriété de la SC Soderec. Ainsi, la SC Soderec contrôle à pratiquement 100% la société « GH ».

Preuve n°2. Soderec apporte ensuite les titres de « GH » à une nouvelle société « Texo », et reçoit en échange 100% du capital de « Texo ». Cette opération a lieu le 16 décembre 2008, et le premier exercice de « Texo » va couvrir l’année 2008 à fin janvier 2010. La SC Soderec détient donc 100% de « Texo ». Et le 13 octobre 2009, « GH » change de nom pour devenir « Happychic ». Par suite, « Texo » contrôle désormais 100% de Happychic. Pour l’instant, Happychic a un capital de 542 070 titres.

Preuve n° 3. Le 17 décembre 2009, Happychic procède à une augmentation de capital  en numéraire réalisée par la société « Holmet », équivalente à 142 565 actions nouvelles. « Holmet » est une société créée en juillet 2009, et fin décembre 2009 détient donc 20,74% du capital de « Happychic » suite aux apports ci-dessus. En conséquence, Texo ne détient plus que 79,26% du capital de Happychic. Il faut en outre noter que les apports initiaux pour créer Holmet ont été faits par Acanthe, Valma et Cimoflu (Cimoflu qui va ensuite fusionner avec « Valma »). Nous sommes donc d’un côté avec les SCA du groupe Mulliez pour Holmet, et de l’autre avec la SC Soderec du groupe Mulliez pour Texo. Mais la totalité des titres Happychic est bien détenue par le groupe Mulliez.

Preuve n° 4. Après diverses opérations sur le capital de Happychic, « Holmet » fin 2012 détient 16,38% de « Happychic » et 66,57% de « Soparhappychic » ; et « Texo » détient 73,38% de « Happychic » et 11,04% de « Soparhappychic » ; en sachant que « Soparhappychic » (qui gère la détention des titres « Happychic » pour les salariés méritants) détient des titres « Happychic ». Le capital de « Texo » n’a pas bougé depuis sa création (il est de 271 035 K€) ; et le capital de Holmet n’a pratiquement pas bougé depuis sa création (il est de 36 050 K€ à la création en 2009, ajusté rapidement à 36 020 K€). Sauf à être de totale mauvaise foi, de 2009 à 2012 le groupe Mulliez contrôle donc la presque totalité (sauf partie détenue par les salariés indirectement) des titres « Happychic », et donc les sociétés Jules International et Brice International.

Ces deux sociétés vont ensuite fusionner le 6 mai 2011 avec leurs sociétés françaises d’origine, respectivement « Jules » et « Brice ». Preuve n° 5. Fin décembre 2011, les comptes publiés par « Happychic » montrent que cette société contrôle 100% de « Jules », de « Brice », de « Happychic Services » et de « Happychic Logistique ». Les comptes 2012 de « Happychic » n’ont pas été publiés, et pas davantage ceux de « Jules » et de « Brice ». Nous comptons bien évidemment sur l’avocate pour faire publier ces comptes 2012.

3. Le cas de HTM Groupe avec les SCA et la SC Soderec.

La SC Soderec détient non seulement des titres « Happychic », mais également des titres « Bolem » ; ces titres ont été acquis par apports de titres Boulanger à la société « Holem » par la SC « Soderec » le 24 octobre 2001. La société « Holem » deviendra ensuite la société « Bolem ». Lors de l’apport, la SC « Soderec » a reçu 3 117 446 titres « Bolem » ; elle ne participe pas ensuite à l’évolution du capital de « Bolem ». Ce dernier est composé actuellement de 10 811 012 titres. Ce qui signifie que la SC « Soderec » contrôle environ 28,85% du capital de « Bolem ». Le solde du capital de « Bolem » est contrôlé à 71,15% par le surholding « Surbolem », lui-même détenu par les SCA du groupe Mulliez (voir tableau ci-dessus).

4. L’évaluation financière du groupe Mulliez.

Avec la publication des comptes des SCA Acanthe, Cimofat et Valorest, de Claris NV et les publications sur le capital de la SC Soderec, il est possible de valider nos évaluations de la fortune du groupe Mulliez, et plus largement du patrimoine familial Mulliez.

Nous disposons en effet du nombre de titres de chaque société, et de la valeur unitaire des titres, via les publications de certaines sociétés civiles de la famille. Ces sociétés civiles ne reprennent plus depuis fin 2009 que les titres des 5 sociétés en question.

Nous confirmons à début 2014 la valorisation du patrimoine familial Mulliez à un peu plus de 26 milliards d’euros.

Nous pouvons prouver cette somme, chiffres à l’appui pour chaque composante. N’en déplaise à « Challenges », magazine qui valorisait en juillet 2013 le groupe familial à 19 milliards d’euros. Une petite « erreur » de 30% environ, par rapport à notre estimation à la même époque de 24,55 milliards d’euros. Que nous maintenons.

B. Boussemart
Economiste
Maître de conférence à l’université Paris-X Nanterre,
Expert chez Syndex
Auteur de plusieurs ouvrages, entre autres : La richesse des Mulliez, Le groupe Mulliez
http://richessem.eklablog.com

03/08/2010

Auchan injecte des centaines de millions d'euros dans des filiales en Belgique

Pied fiscalAuchan se porte très bien. Le groupe a réalisé une série d'augmentations de capital en Belgique, en injectant des fonds par centaines de millions d'euros dans des filiales.

On apprend par le site du journal lecho.be qu’Auchan Coordination Services, filiale de type holding du groupe Auchan, a vu son capital augmenté de 2,6 milliards d’euros à 3,475 milliards par la création de 260.000 actions, libérées à concurrence de 1,8 milliard.

Pour Benoit Boussemart expert en économie et auteur du livre « La richesse des Mulliez », il s’agit là de fuite fiscale utilisant des intérêts fictifs. Des millions d’euros s’envolent ainsi dans des paradis fiscaux creusant un peu plus nos déficits publics.

Notons au passage que le magasine Challenges a fait quelques erreurs dans son dernier palmarès des grandes fortunes. Mulliez est toujours 1er fortune de France.

Et pendant ce temps là les salariés sont de moins en moins bien payés !

07/01/2010

Levée de grève à Pimkie Diramode : un premier accord a été trouvé

Photo VDN Patrick James

Un accord a été trouvé sur les mesures d’accompagnement mais le nombre de licenciements visé par les Mulliez est toujours trop élevé, surtout au vu des nombreuses suppressions d’emploi déjà réalisées (453 depuis 2001) alors que l’entreprise est largement bénéficiaire…

Cela faisait 18 jours que les employés de Pimkie à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain, visés par un plan de licenciement, étaient en grève (essentiellement des femmes, elles ont passé leurs fêtes sous des tentes en se chauffant avec des caisses de bois).

La direction de Pimkie justifiait ces suppressions de postes simplement par « l'érosion de ses bénéfices ». Argument plus que contestable (voir détails en fin d’article).

La négociation fut longue...
C’est sous la pression des pouvoirs (et de l’opinion) publics que la direction a accepté de revenir à la table des négociations.
Elle a débuté mardi en début d’après midi pour se terminer mercredi à 3h du matin.
Depuis le début la direction a démontré sont peu d’ouverture. La proposition initiale de Pimkie proposait une indemnité de 10.000 euros, plus 550 euros par année d'ancienneté.

Finalement la direction a accepté la nouvelle contre-proposition de l'intersyndicale CFDT-FO.
Un compromis a été trouvé sur plusieurs points :
- Prime supra légale : 20 000 € + 1 000 € (nets de CSG et CRDS) par année d’ancienneté et sans plafond maximum ;
- Congé de reclassement : 6 mois pour les -50 ans et 8 mois pour les + 50  ans ;
- 10 000 € d'aide aux créateurs d'entreprise ;
- Formation : budget de 4 000 € par salarié, dépassement éventuel sous réserve de l’avis de la Commission de suivi ;
- Jours de grève : 12 jours de janvier répartis en 4 jours de Congés Payés, 4 retenus mais compensés par le versement de l'intéressement de janvier...

Ces propositions ont été approuvées par les salariés en grève lors de l’AG qui a suivi : 76 POUR (70%), 35 CONTRE (23%) et 8 Abstention (7%)

De nombreux points restent encore à négocier
Les négociations reprendront les 12, 13 et 14 janvier pour finaliser le PSE, notamment par rapport au nombre de licenciement (190 initialement, 175 désormais).

Ce PSE est-il justifié ?
C'est là-dessus que continuent à plancher les délégués syndicaux avec l'aide des experts économiques.
Comme le montrent les informations financières publiées ici, ces licenciements n’ont aucun objet, pas plus économique que financier. Il s’agit bien de faire de plus en plus de « fric » au détriment de l’homme !
Les profits passent avant les salariés, et le terme responsabilité sociale ne fait partie du vocabulaire qu’en apparence.
La seule perte enregistrée par Diramode sur les 10 derniers exercices a eu lieu en 2004/05 ; toutes les autres années sont bénéficiaires. 214 millions d’euros ont été ponctionné par la famille Mulliez sur la société Diramode. Alors que l'effectif diminue année après année : 453 emplois en moins entre 2001 et 2008…

A lire aussi :
- Le taux de profit Pimkie
- La liste des bénéfices des entreprises du groupe mulliez en 2008 : le groupe Mulliez avait fait 1,6 milliards d’euros.
Diramode, la société mère française de Pimkie, avait fait 10,9 millions d’euros.
Pour Groupe Auchan c'était 727 millions d’euros.

13:18 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mulliez, fortune, grève |  Facebook | | | |

24/10/2009

Nouveau : La richesse des Mulliez Le Blog !

Benoit Boussemart, l’auteur du livre « La richesse des Mulliez » qui connait un certain succès, vient d’ouvrir, pour le 1er anniversaire du livre, un blog prolongeant l’ouvrage : http://richessem.eklablog.com.

Ce blog est également accessible depuis le site : http://larichessedesmulliez.com.

 

L’auteur se donne pour objectif d’informer, mais aussi de compléter les annonces et corriger au besoin les erreurs qui seraient présentes sur un autre blog concernant la famille Mulliez tenu par un journaliste qu’il estime « trop versé dans les aspects people » et comme étant un relai des communications émanant des Mulliez eux-mêmes !

 

Cet économiste et Maitre de conférence insiste sur le fait qu’il n’a aucun lien avec les membres de l’AFM (association familiale Mulliez) et qu’il travaille juste à partir des bilans et des comptes qu’il récupère notamment dans les greffes des différents tribunaux d’Europe.

 

Espérons que ce nouveau blog soit aussi intéressant et informatif que le livre. A suivre donc.

Nos articles précédents sur le sujet :
Les Mulliez échouent à faire interdire un livre sur leur immense richesse
Livre : « La richesse des Mulliez »
La Richesse des Mulliez : interview audio

Article sur le journal Alternatives Economiques :

http://www.alternatives-economiques.fr/la-richesse-des-mu...

24/12/2008

La Richesse des Mulliez : interview audio

Extraits de l'interview sur radio Campus de Benoit Boussemart auteur du livre "La Richesse des Mulliez".

- Officiellement il n'y a pas de Groupe Mulliez, mais...
StructureGroupeMulliez.mp3 
(C'est la société Aumarché, holding intermédiaire de l'AFM, qui contrôle principalement le Groupe Auchan)


- La famille Mulliez et le catholicisme appliqué dans le Groupe :
ReligionMulliez.mp3


- Réaction des Mulliez à l'annonce de la sortie du livre :
ReactionMulliez.mp3


- La famille Mulliez en Belgique et les impôts :
BelgiqueMulliezImpots.mp3 


Voir notre article précédent Livre : La richesse des Mulliez

23/10/2008

Livre : « La richesse des Mulliez »

« La richesse des Mulliez », Benoit Boussemart, Editions Estaimpuis.

http://larichessedesmulliez.com

 

Le livre que la famille Mulliez a échoué à faire interdire (voir notre article), est maintenant disponible sur Internet.

 

Le site web est ouvert depuis quelques jours, et le ton est donné :

« Vous avez dans cet ouvrage des idées, des notions qui peuvent paraître difficiles à comprendre ; ce n’est qu’une apparence. Le « dire d’expert », notamment en économie, est l’arbre fictif qui cache la forêt de l’exploitation des salariés.

Les mécanismes de l’économie sont en fait très simples.

Ce que le patron ne paie pas en salaires, il le met dans sa poche.»

 

Benoît BOUSSEMART l’auteur de ce livre (docteur d’Etat ès sciences économiques, Maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre) souligne que depuis 30 ans la fortune des Mulliez double environ tous les 5 ans.

Ce spécialiste de la galaxie Mulliez met en évidence le contenu financier et les discours de la première fortune professionnelle de France (et 9e mondiale).

 

Le travail des salariés a enrichi la famille Mulliez encore plus qu’on ne le croit. Et pendant ce temps la direction d’Auchan pointe du doigt le coût soit disant « pénalisant » des salariés d’Auchan France

 

La DRH Auchan confond plusieurs choses et en profite pour ne pas respecter les salariés. Elle pense par exemple que le principe d’individualisation des salaires permet d'enfreindre le principe d’égalité salariale à situation identique…

 

Auchan est aussi en infraction en payant de nombreux cadres en dessous du minimum mensuel garanti par la convention collective (jusqu'à -300€ mensuel).

 

Nous gardons également en mémoire le tour de passe-passe sur le temps de pause qui a permis à Auchan de payer pendant plusieurs années des employés en dessous du SMIC (voir l’explication détaillée d’un inspecteur du travail). A savoir que cela peut se reproduire puisque la DRH a refusé de séparer le temps de pause du calcul de l’assiette du SMIC, ce qui est également illégale…

 
Elle pretexte et profite de la journée de solidarité pour obliger les salariés à travailler un jour férié sans rémunération en leur faisant perdre la majoration et la récupération, alors que la loi réclame 7h pas plus, au titre de cette journée dites de « solidarité »…


Faire du chiffre d’affaire et de la marge, d’accord. Mais pas question de fermer les yeux sur des pratiques salariales irrespectueuses et illégales, surtout quand on travaille dans le fleuron des entreprises de la plus importante fortune de France.  

 

Voir également l’article de Capital 

22:28 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mulliez, fortune, livres |  Facebook | | | |

04/10/2008

Les Mulliez échouent à faire interdire un livre sur leur immense richesse

La famille Mulliez cherchait une nouvelle foi à empêcher la sortie d’un livre. Elle vient d’être déboutée par le juge des référés du tribunal de grande instance de Douai.


« La Richesse des Mulliez », aux éditions Estaimpuis (dont le magazine Capital de septembre a publié des extraits) détaille l’immensité de la fortune du clan (25 milliards d’euros en 2008) et explique comment elle a pratiquement doublé tous les cinq ans depuis trente ans, pour devenir la 1er fortune de France et la 9e fortune mondiale.


Ce livre de 500 pages est rédigé par Benoît Boussemart, économiste, maître de conférence à l’université Paris-X Nanterre, également Expert chez Syndex et déjà auteur entre autres du « Dossier Agache-Willot – Un capitalisme à contre-courant ».


Dans ce nouvel ouvrage Benoît Boussemart épluche notamment les bilans déposés par les enseignes Mulliez. De quoi en faire un outil indispensable pour les représentants du personnel et pour tous les salariés-actionnaires de ces enseignes.

09/09/2008

Journée dite de solidarité à Auchan

Suite à l’action inter-syndicale, de nombreux salariés ont exprimé leur désaccord sur la manière dont la direction entend organiser la journée de « solidarité » à Auchan.

 

La pétition a rencontré un vif succès. Plus de 15000 signatures ont été recueillis, dont près de 500 en Centrale.

Suite à cela la direction générale a proposé une rencontre le 22 septembre en Centrale, au cours de laquelle sera évoquer les questions suivantes :
- L’organisation des jours fériés
- L’organisation de la journée de solidarité

 

La 1er fortune de France doit quand même pouvoir se passer de faire travailler ses salariés gratuitement !

Et comme le disait récemment Lionel Stoleru, ancien ministre :

«  La famille Mulliez a traversé la frontière belge depuis longtemps, pour s’installer à cent mètres en Belgique. Ils ne paient pratiquement plus d’impôts en France »

Solidarité… 


N’hésitez pas à nous remonter toutes vous remarques et interrogations pour cette réunion.


Pour rappel, les modalités d'accomplissement de la journée de solidarité sont fixées par accord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, par accord de branche.

A défaut d'accord collectif, les modalités sont définies par l'employeur après consultation du CE.

 

Les salariés d’Auchan travaillent normalement sous forme de volontariat les jours fériés avec une majoration de salaire. Les modalités fixées par la direction suppriment ces deux mesures.

La CFDT a décidé d'interpeller les députés.

Ils ont admis que cette application n'était pas la bonne, qu'un vide juridique sert d'aubaine à des employeurs qui produisent à moindre frais ce jour-là.

Les députés s'engagent (questions écrites au ministre, travail sur un éventuel amendement...).

 

Si vous perdez une majoration ou un avantage autre que les 7 heures dues, contactez la CFDT. Nous recherchons des exemples dans toutes les branches d'activités.


Voir notre article avec sondage en ligne 

29/08/2008

Rémunération : Baisse de l’acompte RVI

Le niveau d’acompte RVI du 1er trimestre, versé sur la paye du mois d’août, est passé de 30 à 25%.

Cette mesure est présentée comme une mesure de prudence vis-à-vis des résultats 2008.

 

On peut biensur se demander en quoi -5% sur l’acompte de la RVI de quelques milliers de cadres, peut bien avoir comme effet sur les résultats 2008 ?


Ce qui est curieux c’est que cette disposition présentée comme « lucide, responsable, impliqué », n’a pas été annoncée comme elle aurait mérité de l’être !


La seule note officielle était confidentielle et à ne surtout pas diffuser !

Seul les chefs de services l’avait, mais pas la majorité des salariés pourtant concernés. 

Aucune information n’a été donnée au CE ou aux représentants du personnel…

 

Il en a résulté un niveau d’information inégal et incomplet, surtout en plein mois d’août, alors que cette décision date de ... début juillet.

 

Plusieurs salariés viennent de la découvrir sur la paie, fin aout.

 

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de note RH ?

Fait exprès ? Maladresse ? Oubli ?...

 

 

La sonnette d’alarme est tirée sur les difficultés économiques... Normal.

Il faut bien sûr prendre des mesures pour réagir... Toujours normal. 

 

On sait qu’à Auchan le collège encadrement représente 25% des frais de personnel pour environ 12% de l’effectif.

 

On avait vu dans la presse, lors de la publication des résultats 2007, que l'érosion du cash flow avait été annoncée comme dû à une conjonction de facteurs au niveau France dont la hausse des frais de Personnel !


La direction répète régulièrement que les deux tiers des coûts de fonctionnement sont constitués par les frais de Personnel…

 

La DRH a rappelé qu’en cas de grosses difficultés, la variable pouvait aussi complètement disparaitre !

 

Espérons donc qu’on en reste là. Car comment cela serait-il perçu par les salariés de la première fortune de France qui elle a augmenté de 110% sur ces 3 dernières années ?

Lire notre article :

Les résultats d’Auchan sont-ils vraiment pénalisés par la France et les frais de personnel ?!

14/07/2008

Première fortune de France

Il y a quelques années le géant américain Wal-Mart avait proposé 100 milliards de francs pour racheter Auchan. Gérard Mulliez avait alors dit à ses associés : « si on vaut 100 milliards de francs aujourd'hui, dans sept ans on vaudra le double, alors on va attendre. »

Avec une fortune estimée à 21 milliards d'euros, La famille Mulliez bénéficie de la progression de 30%, à près d'un milliard d'euros, du résultat global d'Auchan, la principale marque de son « groupe ».

« Groupe » entre guillemets car le groupe Mulliez n’existe pas à proprement parler. La famille évite de se constituer en groupe, et aucune consolidation de chiffre d’affaires et de bénéfices n’est faite à ce niveau. Cela permet aussi d’éviter la consolidation de revendications syndicales.

L’ensemble familial est néanmoins estimé à près de 60 milliards de chiffre d’affaires.

Avec maintenant 21 milliards € en 2008, l’augmentation de la fortune des Mulliez a donc été de 110% en 3 ans.
Ils ne sont d’ailleurs pas très contents de se retrouver en tête de ce classement.
La famille Mulliez n’aime pas faire parler d’elle, et n’aime pas trop le fisc non plus.

Les Mulliez s’étaient déjà quelque peu fâchés avec Jacques Chirac, qui avait toujours refusé de revenir sur l'ISF. La famille a d’ailleurs déménagé à Néchin en Belgique où la rue Reine Astrid a même été rebaptisée la rue Mulliez à cause du nombre de maisons qu’elle a fait aménager ou construire là près de la frontière à deux pas du siège.

En tous cas nous espérerons que ce nouveau bond de fortune permettra aussi de développer l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés du groupe et des français en général.