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28/08/2026
Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 24 et 25/06/2026

Orientations stratégiques (filtrées)
CFDT : Nous avons une déclaration en préambule :
« Nous avons pris connaissance de la stratégie et l'avons lue avec attention. Celle-ci est orientée uniquement sur la politique commerciale. De manière générale, il manque :
- les financements, les ROI et les plans de mise en œuvre de tous ces projets
- la description de la déclinaison de cette stratégie dans les différentes directions des Services Support
- la description de l’impact de la migration Microsoft dans le plan Google → Microsoft
- la description de la stratégie internationale des directions des Services Support
- la stratégie autour de la marque Auchan en tant que franchise
Nous souhaitons qu’au fur et à mesure de cette présentation des éléments de coûts soient précisés, ainsi que les données qui ont permis de définir les objectifs affichés, cela nous permettra d’évaluer s’ils sont atteignables, enfin comment ces orientations seront déclinées dans les différentes directions d’ARSSUP. »
CFDT : Sur la rénovation des magasins, nous revenons sur les coûts, délais, qualité. On presse sur les coûts et les délais. Forcément, il y a un des pieds du triptyque qui risque de casser : c’est la qualité. Qu’est-ce qui nous assure que ce ne sera pas complètement détérioré dans deux ans ?
Directrice Change & Nouveaux Métiers : Sur Bouliac, nous ne sommes pas sur les mêmes matériaux. C’est vraiment une révolution. Le terrazzo, nous n’avons jamais vu cela dans les magasins. Nous avons vérifié la robustesse de ce sol. Ça va complètement changer. C’est pris en compte dans le projet. Ce qui me plait aussi, c’est la conception du mobilier avec un design ergonomique. Clémence s’assure que ce n’est pas trop bas, qu’il n’y a pas trop de profondeur. Je n’ai jamais vu cela. Il y a bien qualité, coût, délai.
CFDT : Tout ce que nous allons mettre en place semble bien mais il y a des à côté fondamentaux. On évoquait les ruptures, le balisage. Ce sont des exemples parmi d’autres. Les équipes support informatique doivent travailler sur d’autres sujets. Nous risquons de ne pas avoir le temps de tout faire bien. Si nous voulons déployer ce genre de nouveau concept, il faut tout voir. Il faut assurer la qualité.
DRH : On se doit de tout faire bien, surtout dans le contexte actuel de l’entreprise où nous sommes en mode survie. Il y a peut-être des problèmes de bande passante mais il va y a avoir des choix, des priorisations et aussi des renoncements. Par rapport à des choix qui sont des choix d’avenir pour l’entreprise et de survie, nous devons réussir.
CFDT : On ne demande pas mieux que de réussir mais nous devons avoir les moyens de réussir.
DRH : Dans la priorisation, il faudra faire des renoncements et mettre les ressources aux bons endroits.
CFDT : Vous avez très peu parlé de votre direction (RH).
DRH : Je sais que c’est un changement par rapport à ce qui était fait sur ARI. Sur les orientations stratégiques sur ARI, chaque direction venait parler de sa direction et de ce qu’elle va faire dans sa direction. Sur les orientations stratégiques que nous faisons en France, nous venons parler de tous les projets qui vont nous animer. C’est une autre façon de faire.
CFDT : Il nous manque les coûts des travaux et de la transformation. Quels seront les profils dont nous aurons besoin demain dans les services support ? Quelle sera l’organisation des services support de demain ?
DRH : Aujourd’hui, la structure des services support n’est pas en train d’évoluer.
CFDT : Le rapport d’expertise réalisé sur l’exploitation concernant le projet de franchise ITM a évoqué deux gros points : la complexité et l’inadaptation des outils informatiques. Avoir un outil qui s’interconnecte, ce n’est pas ajouter mais faciliter.
DRH : C’est effectivement une couche supplémentaire qui permet de se connecter à nos outils et de faciliter la vie du collaborateur.
CFDT : Est-ce que la DSI est aligné avec cette vision ?
DRH : Oui, car à partir du moment où il y a des tests dans l’entreprise, les métiers concernés sont obligatoirement impliqués et informés. C’est pour cela qu’Anne a parlé de la DSI. On ne peut pas dire que nous avons des outils obsolètes et en même temps, dire encore un outil quand on essaye de mettre une couche supplémentaire pour faciliter la vie du collaborateur et faire en sorte de travailler l’obsolescence.
CFDT : Vous dites qu’il est nécessaire d’avoir un projet de relation avec le client qui soit incarné par les collaborateurs en magasin. Nous rappelons que le PSE a détruit beaucoup de postes d’animateur relation client.
Directrice Marketing : Aujourd’hui, nous avons des collaborateurs en magasin et des centres de relation client qui sont complètement dépassés par des demandes clients mais qui sont des demandes qui ne sont pas de l’ordre des services ou de l’accompagnement mais de l’ordre de l’information. Nous avons 5 M de français qui essaient de nous contacter tous les ans et à 70 % sur de l’information. Pas sur du service, de la relation. Il faut traiter l’information mais il faut trouver les outils pour l’automatiser. A date, nous avons des centres de relation client externes et qui gèrent toute cette information. A côté de cela, pour les collaborateurs en magasin, nous avons 3 M de clients qui nous appellent tous les ans au téléphone. En magasin, il y a 1 M de décrochés. 1 sur 3. Pas parce que le collaborateur ne veut pas répondre mais parce qu’il a autre chose à faire. Nous sommes en train de construire et de remettre en place un programme d’accompagnement du client pour chaque collaborateur métier du magasin. A côté de cela, des outils pour gérer tout ce qui est de l’ordre de l’information.
CFDT : Lors de la présentation de la stratégie l’an dernier, il y avait l’axe fidélisation, l’omnicanalité et d’éviter les chevauchements entre les offres nationales, régionales, locales. Où en sommes-nous ?
Directeur Marketing : Ça avance très bien. C’est la suite de ce que nous avons évoqué. Nous ne sommes plus silotés. On travaille offre, exploitation et marketing ensemble et nous avons un seul plan. Ce plan adresse un tronc commun, des aspérités propres aux magasins et adresse une régionalisation.
CFDT : La direction marketing a aussi un mandat international. Comment ça se décline ?
Directeur Marketing : Le sujet de l’international vaut pour le marketing. Le sujet que nous adressons à l’international est la marque car il est important de respecter une identité. A ce titre, on travaille pour les pays au packaging des produits de la marque Auchan, à l’identité de marque et à des kits de communication sur la marque Auchan pour les pays. Il y a un deuxième sujet régalien sur le référentiel client. Chacun fait son programme relationnel mais quand il y a des éléments communs sur lesquels il faut faire attention dans la relation que nous avons avec le client, c’est nous qui sommes pilotes et nous échangeons des bonnes pratiques. Nous amorçons un troisième point sur le retail média. Nous travaillons avec Valiuz sur ce sujet et l’Espagne et le Portugal commencent aussi à s’y mettre. Nous faisons des échanges de bonnes pratiques. Dès que nous pouvons faire ensemble pour massifier et que ça coûte moins cher ou dès que c’est un sujet de marque, on le fait. Nous avons une réunion par mois avec les directions marketing pour échanger.
CFDT : Nous avons abandonné l’idée de faire croiser les communs en termes de travail d’un référentiel client, le travail de la construction d’une offre, le travail d’une fidélisation avec un outil qui peut nous faire des économies d’échelles sur les licences, les infrastructures ?
Directeur Marketing : Pas complètement. Vincent travaille sur un gros sujet de massification autour des produits Auchan. Là, il y a un intérêt de massifier pour avoir des meilleures conditions.
CFDT : Côté métier marketing, il n’y a pas d’objectif de massification des outils informatiques ?
Directeur Marketing : Non.
CFDT : Les pays vont reprendre leur autonomie ?
Directeur Marketing : Ils l’ont en IT sous réserve de la sécurité, de la marque, du client.
CFDT : Il va donc y avoir potentiellement des impacts sur les activités de quelques personnes au sein de l’IT concernant le marketing et le suivi des outils.
DRH : Nous n’avons pas la compétence ni l’expertise IT pour être capables de répondre à cela.
CFDT : C’est donc un point à prendre.
Le budget posé intègre des éléments qui vont bouger en cours d’année. Quelles sont les marges de manœuvre s’il y a des variations ?
Directrice Plan et Investissements : Il va falloir trouver des optimisations. Des travaux sont en cours, notamment pour sécuriser notre capacité à aller chercher notre positionnement prix. Des travaux sont donc menés auprès de l’ensemble des équipes pour se payer le positionnement prix si nous n’avons pas l’ensemble des éléments décidés afin de savoir où se trouvent les leviers d’action. Sur des frais, de la marge, du chiffre, sur l’ensemble des lignes où se trouvent des éléments qui sont là pour sécuriser nos travaux et nos actions. Il ne faut surtout pas lâcher sur le prix.
Focus IA
CFDT : Sur l’IA, 9 ETP dédiés avec un plan de marge à 20 ETP à horizon 2028. Demain il y aura donc plus de monde pour créer ?
DRH : Pas seulement créer. Le premier niveau est d’utiliser des prompts pour des demandes particulières, spécifiques mais il est aussi possible de créer des assistants. Je me suis créé un assistant pour m’aider à rédiger les courriers. Nous travaillons sur un assistant pour nous aider dans la rédaction des définitions de fonction. Cela nous permet de passer plus de temps sur des choses qui ont de la valeur ajoutée comme les pesées de poste, le fait de rapprocher 2 métiers et voir s’il y a des différences pour n’en faire qu’un seul. L’IA nous aide pour cela et, au quotidien, c’est facilitant.
CFDT : Le fait de rapprocher 2 métiers pour n’en faire qu’un, c’est quelque chose dont nous devons connaitre les impacts pour les salariés.
DRH : Quand je dis rapprocher 2 métiers, il faut avoir en tête que nous avons plus de 800 métiers chez Auchan, ce qui est anormal. Cela arrive souvent que 2 métiers soient très proches. Au lieu d’avoir 2 fiches, il n’en faut qu’une. Ce sont des choses en cours. Nous ne l’avons pas encore travaillé avec l’IA mais c’est possible et cela apporterait un gain de temps, pour être sur des sujets à plus forte valeur ajoutée.
CFDT : Cela pouvait permettre à des personnes nouvelles sur un domaine, d’appréhender un outil. Cela permettait de découvrir le produit, de les former.
DRH : Cela les formait à l’utilisation d’un outil. Si l’IA utilise l’outil pour toi et toi tu peux utiliser les résultats de l’outil, quel est l’intérêt de passer du temps à découvrir l’outil ? Nos process doivent évoluer et il faut se calquer dessus. C’est une évolution des pratiques. Notre métier demain ne sera plus le même qu’à l’heure actuelle. Il va falloir s’adapter, dans les process d’onboarding, d’apprentissage, de formation. Si nous continuons de faire comme avant, nous allons rapidement être dépassé. C’est pour cela que j’ai commencé en évoquant la formation, la sensibilisation et en disant que nous allons continuer d’accentuer la formation afin de permettre à chacun de pratiquer.
CFDT : Sur cet onboarding qui va changer demain, comment allons-nous faire ? Nous allons shunter l’onboarding ?
DRH : Nous allons faire différemment et l’adapter aux besoins du moment. Quand nous sommes passés du papier/crayon au PC, nous n’avons pas shunté l’onboarding mais nous l’avons fait différemment. Nous allons faire pareil et nous adapter.
Les outils d’IA, les assistants virtuels, accélèrent les processus (exemples : diagnostics ou prévisions). L’intérêt est aussi décisionnel avec l’analyse de données massives fournit des insights précis pour optimiser les stratégies. De nouveaux emplois sont liés à l’IA qui crée des opportunités de développement d’algorithme, de gestion des données, d’éthique. Enfin, l’intérêt est aussi pour le service client, notamment avec les chatbots qui améliorent l’expérience client par des réponses rapides. L’intérêt est aussi de gagner du temps et de l’efficacité en se concentrant sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme l’automatisation de tâches chronophages. Cela permet aussi de booster la créativité, en renforçant le professionnalisme au quotidien avec comme exemple de proposer des pistes pour résoudre des problèmes.
CFDT : Il y a l’aspect écologique qui n’est pas neutre. Est-ce que l’IA est intéressante d’un point de vue écologique pour une entreprise comme Auchan qui est responsable ?
DRH : L’IA Auchan n’est pas connectée à internet. Quand l’IA répond, c’est sur les bases de données Auchan. Le fait de la connecter à internet dépense beaucoup plus d’énergie et le coût sur l’environnement est beaucoup plus important. En cas de besoin de données actualisées et en lien avec internet, il est possible de cocher la case autorisant de faire des recherches en ligne. C’est le premier élément sur lequel on peut jouer en termes d’impact environnemental.
Comme tout sujet, cela va se réguler au fur et à mesure. A un moment donné, il y aura un cadre. Nous essayons de nous en fixer un et nous allons en fixer un car nous avons travaillé sur une charte IA. Pour autant, même sans charte, il est déjà possible d’adopter des principes et une utilisation responsable. Sur l’IA d’Auchan, il est possible de sélectionner de se connecter ou non à internet.
CFDT : Le plan de formation est-il obligatoire ? Des formations sont-elles obligatoires pour forcer cette sensibilisation qui semble vraiment nécessaire ?
DRH : Pas encore mais nous travaillons sur le sujet pour avoir l’IA en prioritaire l’an prochain sur la formation. Cette année, la première étape est la sensibilisation. Il y a eu quelques résistances à certains endroits. Sur certaines conférences, il y a eu beaucoup de critiques qui sont suscitées par de l’inquiétude notamment. Il y a un vrai besoin de travailler le sujet.
CFDT : Le relai managérial sera important sur le fait de rassurer. Il faut commencer à travailler les nouvelles manières de travailler.
DRH : Cela va faire partie du tout. Ce n’est pas que de la formation pour l’utilisation mais bien un tout. Cela ne suffira pas que de faire de la formation. Je pense qu’il faudrait des référents IA dans les équipes. Nous y réfléchissons.
CFDT : Dans les présentations, les objectifs de l’IA sont très précis. Il faudrait peut-être le faire à 2 vitesses.
DRH : Nous sommes sur le grand chapeau de la politique de l’IA dans l’entreprise. Des équipes sont plus avancées que d’autres car il y a des endroits où il y a plus d’affinités ou de besoins. Le juridique avec son assistant IA s’est précipité dans le sujet car il y a vu un réel intérêt en termes de gain de temps dans leur quotidien. Aujourd’hui, ils sont très avancés par rapport à d’autres équipes. Cette année, l’objectif était de faire comprendre au CODEL, l’intérêt et les enjeux à porter et, pour ceux qui n’auraient pas été curieux ou sensibilisés, de prendre conscience de ce que cela pouvait leur apporter dans leur périmètre, dans leur quotidien et celui de leurs équipes. S’ils en avaient conscience, se dire qu’il fallait s’y intéresser pour ne pas se laisser distancer. Le second objectif était de dédramatiser et donner les premières clés d’utilisation, ce que nous avons fait avec les ateliers métiers. L’année prochaine, il va falloir faire plus de maillage, aller plus loin dans les formations et peut-être se faire accompagner. Il faut plonger dans le sujet.
CFDT : Nous vous rejoignons sur l’esprit critique qui est fondamental. Il est vrai qu’il faut y aller mais le cadrage sera très important. Le positionnement managérial n’a pas encore été très clair. Des salariés ont des craintes.
DRH : Il faut que les collaborateurs y voient leur intérêt. Ils le verront au fur et à mesure de l’utilisation. Il y a de l’appropriation, de la sensibilisation mais aussi de l’utilisation. Il faut commencer par de l’utilisation basique.
DRH : Le CSE est-il prêt à rendre un avis ?
Le CSE décide de recourir à une expertise afin d’éclairer les représentants du personnel sur :
- L’adéquation entre les nouveaux volumes d’activité et les effectifs maintenus en centrale
- L’impact réel des nouveaux outils technologiques sur les conditions de travail et la santé mentale des collaborateurs
- Les mesures d’accompagnement et de formation nécessaires face à la transformation, disparition de certains métiers
Tout ce qui concerne la stratégie internationale est manquant.
DRH : Si nous faisons une expertise, c’est sur les orientations stratégiques. Pour les volumes d’activité et les impacts, il n’y aura rien. De même pour la disparition de certains métiers. Nous ne donnerons rien à l’expert sur ces sujets. Le seul outil que nous présentons est l’IA. Sur l’IA, nous avons dit qu’à date, les impacts n’étaient pas calculés, il n’y en a pas. A l’expert nous lui dirons qu’il n y’a pas d’impact.
Concernant le recours à l’expertise, les membres émettent un avis favorable à l’unanimité des présents et représentés avec 23 voix pour.
Situation économique et financière de l’UES ARSSUP
CFDT : Quel est le statut pour les questions supplémentaires qui ont pu être posées entre temps ?
DRH : Je vais regarder sur ce que nous pouvons répondre mais nous avions acté en séance les éléments manquants pour rendre un avis. Je vais aller sur ce sujet et si j’ai d’autres réponses sur les questions. La CFDT a réalisé une liste de questions complémentaires pour les situations économiques. Je vais y regarder. Je pense qu’il est possible d’apporter des éléments de réponse mais pas sur tout car certains éléments n’ont rien à voir avec la situation économique. Idéalement nous reportons le point au 17 juillet. Cela dépasse un peu le délai, mais comme il manque des éléments, nous le prenons de notre fait.
Questions diverses :
Evaluation de la tenue de fonction lors des entretiens annuels
CFDT : Concernant les repositionnements d’entretien d’activité au-dessus des attentes, passés à conformes aux attentes, pouvez-vous nous dire combien de salariés ont été concernés, combien ont accepté de resigner et combien ont refusé et quelle est la suite pour ceux qui ont refusé ?
DRH : Il n’est pas possible d’isoler les personnes concernées afin de répondre précisément à la question. Pour autant et de façon plus générale, à l’issue de la période d’entretien annuel, nous avons 2,3 % des collaborateur en-dessous des attentes, 69 % conformes et 22 % au-dessus. Pour les collaborateurs qui auraient refusé de signer leur entretien, un courrier leur a été envoyé à domicile afin de leur faire parvenir leur entretien. Des entretiens ont effectivement été rouverts. Le sens managérial aurait dû être donné. J’ai encore fait un rappel hier car un collaborateur m’a sollicité. J’ai remis son manager face à ses responsabilités. Des entretiens ont été rouverts car les consignes données par le directeur du périmètre n’ont pas été appliquées et n’ont pas été respectées. Il y a eu un cadrage donné dans chaque direction par le patron sur ce qui est attendu. Il a été reprécisé ce qu’est un collaborateur au-dessus des attentes, conforme et en-dessous. Si un manager ne tient pas compte des consignes de son patron et positionne son collaborateur en dessous quand il devrait être conforme ou au-dessus quand ça devrait être conforme, le manager doit assumer ses responsabilités. Ce n’est pas une consigne des RH. Ce sont simplement les patrons des périmètres concernés qui, en fin de campagne, en faisant le bilan des entretiens d’activité, ce sont étonnés du nombre de collaborateurs au-dessus des attentes et, en vérifiant avec leurs équipes, ils se sont aperçus que les consignes n’avaient pas été respectées et ont joué leur rôle de patron.
CFDT : Il n’est pas possible de savoir exactement combien sont passés de « au-dessus » à « conforme » ?
DRH : Non car en faisant l’extraction en fin de campagne, nous avons le nombre de conforme, au-dessus et en dessous mais nous n’avons pas le nombre de modifications.
CFDT : C’est une information que pourraient donner les managers.
DRH : Vous pouvez aller voir chaque manager et le leur demander. Je ne fais pas de pointage manuel. Il n’y aucune valeur ajoutée à cela.
CFDT : Serait-il possible de nous partager les critères permettant de cadrer conforme/non conforme ?
DRH : Nous pouvons vous les partager. Il y a une définition. Il y a l’exigence du patron dans son périmètre. Je sais que dans mon périmètre, il n’y a pas de positionnement avant que le manager l’ait vu en préalable avec moi car je considère que mon travail de directeur sur mon périmètre est de veiller à l’équité sur l’ensemble dudit périmètre et qu’il n’y ait pas une exigence managériale d’un côté et qu’il n’y en ait pas de l’autre côté. Le niveau d’exigence de chacun, je ne l’ai pas. Pour autant, il y a des définitions que nous pouvons vous communiquer.
Fiches de poste
CFDT : Est-ce que la revue des fiches de fonction est terminée ? Si non, à quelle date est-elle prévue ? Par exemple, il y a toujours des salariés dev ops, chef de projet, chef de projet transverse pour qui les fiches n’existent plus dans la boxe.
DRH : Nous avons plus de 800 fiches de poste en centrale avec environ 650 métiers actifs, c’est-à-dire avec un collaborateur en poste sur le métier. La mise à jour de ces jobdesc est un travail continu. Par ailleurs, notez que la fiche de poste n’est qu’une indication des missions attendues et qu’elle n’a pas valeur contractuelle. La diffusion de la fiche de poste sur la boxe n’est donc pas un pré requis pour exercer son métier. Nous sommes à l’étude sur une solution avec l’IT permettant de fiabiliser les modifications et une mise à jour de ces fiches de poste sur la boxe. Enfin, nous collaborateurs sont majoritairement agent de maîtrise ou cadre. La fiche de poste est aujourd’hui trop détaillée. Nous sommes en réflexion pour les retravailler, sur la base des activités principales afin de faciliter notamment une mise à jour régulière tout en garantissant les prérequis nécessaires pour la pesée.
CFDT : Combien de salariés ont-ils une fonction ne correspondant pas à leur intitulé officiel de leur poste par entité ?
DRH : Un travail a été engagé au sein des différentes directions pour s’assurer que chaque collaborateur soit sur le bon intitulé. Au regard du nombre de métiers et de collaborateurs, c’est un travail qui prend du temps et qui est en évolution constante. Parfois les collaborateurs ne sont pas sur la bonne fonction et ne le seront pas car ils refusent de signer l’avenant avec le changement d’intitulé. Je n’ai pas le nombre exact mais nous sommes en train de travailler ce point.
Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angélique Vanessa
16:23 Publié dans ARSSUP, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orientations stratégiques, intelligence artificielle, situation économique et financière, évaluation professionnelle, fonctions |
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04/08/2026
Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 16/06/2026
Consultation du Comité Social et Economique (CSE) sur le projet de partenariat entre Auchan et ITM au sujet des supermarchés
CFDT : Pouvons-nous avoir une restitution de l’expertise votée par l’exploitation ?
DRH : La restitution est en cours au CCSE exploitation.
CFDT : Vous n’avez pas d’information ? Il faudrait avoir un retour de ce que dit l’expert. Ça concerne l’ensemble du projet. Il serait intéressant d’avoir ces informations.
DRH : A date, je ne peux pas vous faire de synthèse. L’expertise est un projet. Elle devient définitive qu’après la réunion du CCSE d’exploitation. Le document ne nous appartient pas. Pour rappel, il y a eu deux expertises. Une sur l’exploitation Auchan et une sur les ex-Casino avec deux experts différents. Nous ne pouvons donc pas vous les restituer tant qu’ils ne sont pas validés mais nous avons les éléments que nous pourrons vous partager dans un second temps si vous le souhaitez.
Pour la CFDT : Quel intérêt de vous fournir un avis sur ce projet qui est déjà en cours de mise en œuvre ? Quel intérêt de discuter des impacts et des mesures de conduite de changement ? Vos services RH ont été mis devant le fait accompli, comme nous.
Alors, un redressement ou un démantèlement programmé ?
Depuis des mois, vous nous promettez le redressement. La réalité chiffrée par l’expert est toute autre.
La situation d’Auchan Retail France reste grandement préoccupante avec 2,7 milliards d’euros de pertes cumulées entre 2020 et 2025. Malgré les sacrifices des salariés, les parts de marché s’érodent et la dynamique commerciale reste en panne.
La CFDT reste sur 3 dérives majeures de ce projet :
- Le piège de la perte de puissance. Auchan souffre de la perte de compétitivité historique.
- Le fiasco stratégique de l’intégration de Casino.
- Un dialogue social déloyal et opaque.
Les élus CFDT du CSE ARSSUP ont pris connaissance de ce projet de partenariat conclu entre Auchan Retail France et ITM Entreprise. Ce projet constitue l’une des restructurations les plus importantes jamais engagées par Auchan France. Derrière les termes de partenariat ou de transformation, il s’agit en réalité d’un démantèlement de la branche super et d’un transfert massif de l’activité et des salariés vers un système de franchise et d’exploitants indépendants.
Cependant, la CFDT refuse que les salariés deviennent les variables d’ajustement des choix stratégiques dont ils ne sont pas responsables.
En conséquence, au regard des nombreuses incertitudes qui subsistent et l’insuffisance de garanties sociales apportées, les élus CFDT au CSE ARSSUP émettent un avis défavorable.
L’ensemble des élus du CSE, tous syndicats confondus, émettent un avis défavorable à l’unanimité des présents et représentés, avec 26 voix contre.
Information concernant le rattachement de l’équipe PÔLE SUPPORT ET SOLUTION ACHATS dans la Direction actuelle ACHATS INDIRECTS vers la Direction CONTRÔLE DE GESTION CORPORATE au sein de la Direction FONCTIONS SUPPORTS
CFDT : Va-t-il y avoir des modifications de conditions de travail et de charge de travail pour les salariés concernés ?
DRH : Aucune modification. C’est juste un changement de rattachement managérial, changement de périmètre. Il n’y a aucune conséquence pour les collaborateurs, que ce soit en conditions de travail, en contenu de travail ou en charge de travail. C’est juste un changement de rattachement hiérarchique.
CFDT : Ce n’est pas très clair. L’ensemble de la DAI change de rattachement ou juste un service ?
DRH : C’est le pôle de Fabrice. Il était un N-1 de Frédéric. Il a une équipe. Le changement de rattachement concerne Fabrice et son équipe qui seront rattachés à Emilie.
CFDT : Il n’y a pas de renforcement sur la partie financière qui doit être mené sur ces personnes ?
DRH : Leurs métiers ne changent pas. C’est juste une visibilité 360.
Directrice CDG Corporate : Avant, la DAI n’avait pas la visibilité. C’est la montée en compétences que nous allons pouvoir leur donner avec une vision plus financière. Il n’y a pas d’impact sur la charge. Ça ne change pas leur métier.
CFDT : Je suppose que nous aurons le document.
DRH : Je vais vous le partager.
Jours de fractionnement
CFDT : Apparemment la direction aurait renoncé à la signature du document sur les jours de fractionnement.
DRH : Il n’y a pas de renoncement à la signature de ce document. En revanche, nous nous sommes réalignés sur le discours. Le fractionnement est possible. Si ce choix vient du collaborateur, il doit renoncer à ses jours de fractionnement. S’il ne renonce pas à ses jours de fractionnement, la direction viendra imposer les 24 jours sur la période du 1er mai au 31 octobre. Si l’équipe est dans l’impossibilité de permettre au collaborateur de prendre ses 24 jours, dans ce cas, le collaborateur bénéficiera de ses jours de fractionnement.
CFDT : Quel est le sens de faire signer un document en anticipation ?
DRH : Ce n’est pas en anticipation.
CFDT : On demande à certains de le signer alors qu’ils n’ont pas posé de congés et donc pas fractionné. On le fait signer en amont.
DRH : C’est daté sur la période. S’il n’a pas posé de congés, je vais m’inquiéter car nous avons 12 jours consécutifs à prendre obligatoirement. Le sens a été donné aux managers lors des webinaires sur le temps de travail. Quand c’était nécessaire, nous avons fait des réunions d’équipes.
CFDT : Il y a des gens qui ne fractionnent pas et à qui on a fait signer le document.
DRH : C’est peut-être une erreur du manager. C’est complexe. Ce sera plus simple dans l’outil l’année prochaine.
Télétravail
CFDT : Dans certaines équipes, une communication a été faite de restreindre systématiquement à deux jours de TTV. Est-ce une décision locale ?
DRH : Ce n’est pas local mais une demande de la direction de ne plus accorder le 3e jour qui n’était pas systématique mais à la main du manager. On souhaite recréer le lien et que les équipes reviennent sur site.
CFDT : Cela change les dispositions de l’accord.
DRH : Non car le 3e jour était à la main du manager.
CFDT : Là, il est fermé complètement. Ce n’est pas le sens de l’accord.
DRH : Sauf raison médicale où nous restons sur 3 jours. L’accord prévoyait que le 3e jour était à la main du manager. Le but est de recréer du lien au sein des équipes. 3 jours de TTV ne le permettent pas. Nous avions aussi des problématiques car le 3e jour était systématiquement autorisé dans certaines équipes et refusé dans d’autres.
Consultation sur la situation économique et financière de l’UES ARSSUP
CFDT : Pouvez-vous préciser ce qu’est Monicole ?
Manager Comptabilité Générale : C’est une des filiales d’Auchan Retail, qui regroupe notamment Patinvest. C’est une des filiales d’ARI qui regroupe des sociétés luxembourgeoises.
CFDT : Elle est au-dessus ou en-dessous d’ARI ?
Dir CDG Corporate : Si nous avons des titres de participation de Monicole c’est qu’ARI est au-dessus logiquement.
CFDT : Je viens de retrouver un organigramme indiquant que Monicole détenait 100 % de Patinvest et 100% de Barolux. Barolux détenait 100% d’Auchan Luxembourg et 44.82% d’Auchan Italie.
DRH : L’Italie est fermée.
CFDT : Il ne resterait plus qu’Auchan Luxembourg sauf si cela a bougé car c’est un document datant d’une dizaine d’années.
Manager Comptabilité Générale : Les équipes juridiques pourront vous fournir un organigramme beaucoup plus détaillé car, à mon avis, il y a beaucoup plus de petites structures. Selon les informations dont je dispose, Monicole détient 100 % des titres de participation de tous les Valauchan internationaux par exemple, via sa filiale Sopaner. Monicole détient également les titres de l’Ukraine via sa filiale Kagardreft. Il est aussi question de la société Barolux qui regroupe les sociétés du Luxembourg, Auchan Retail Luxembourg et Auchan International Luxembourg. Soldanelle était la filiale qui détenait l’Italie à l’époque, avant sa vente. Monicole détient également une majorité de la participation d’Auchan Roumanie.
CFDT : Pouvez-vous donner des précisions sur la provision des actions gratuites ? Ce sont 15,3 M€ d’actions gratuites provisionnées ? Qui récupère ces actions gratuites ?
Dir CDG Corporate : Nous n’avons pas toutes les réponses aux questions. Ce sont des plans de rémunération qui sont provisionnés pour les pays au sein d’ARI.
CFDT : Pour les pays ?
Dir CDG Corporate : Elles sont refacturées.
DRH : Un plan d’action gratuit est un plan attribué par le comité de rémunération qui est une émanation du conseil d’administration et a vocation, sous condition de performance, à rémunérer des collaborateurs clés, experts, potentiels dirigeants, dirigeants ou détenant une expertise rare au sein de l’ensemble de l’entreprise, que ce soit en France ou dans les pays. C’est discrétionnaire de l’actionnaire.
CFDT : Comme c’est sous réserve de performance, ça ne doit pas se produire beaucoup.
DRH : Il y a des attributions tous les ans. C’est dans les dispositifs du conseil d’administration. Effectivement, les derniers plans n’ont pas été rétributeurs.
CFDT : Un bilan est réalisé ? Avons-nous une vision ?
DRH : Vous, non. Le comité de rémunération du conseil d’administration, oui.
CFDT : Au sujet des sources et montants des dividendes remontés au sein de chaque filiale. Est-il possible d’avoir des précisions sur le montant et la source de redevance de marque ?
La source et le montant des prestations de service ?
Nous souhaiterions avoir beaucoup plus de précisions sur qui possède la dette, est-ce ARI ou ses filiales ?
Qui finance la dette ?
DRH : Nous allons regarder. Nous n’avons pas les éléments car nous avons libéré nos interlocutrices.
CFDT : Dans la partie OIA, il est noté « analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires ». A la fin il est noté « le partenariat noué avec Intermarché monte en puissance. En conclusion, à moyen terme, les leviers de croissance que représentent l’alimentaire et les partenariats devraient compenser l’érosion du non-alimentaire ». Cela ressemble plus à un vœu pieu qu’à une analyse objective. Avez-vous des éléments chiffrés qui permettent de le mesurer ?
DRH : Nous allons prendre vos questions. Les interlocuteurs sont partis.
Nous reportons la consultation au CSE du 24.
Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angélique Vanessa
17:44 Publié dans ARSSUP, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : situation économique et financière, consultations, orientations stratégiques, ari, restructuration, réorganisation, stock-options, congés, temps de travail, télétravail |
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