28/08/2026
Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 24 et 25/06/2026

Orientations stratégiques (filtrées)
CFDT : Nous avons une déclaration en préambule :
« Nous avons pris connaissance de la stratégie et l'avons lue avec attention. Celle-ci est orientée uniquement sur la politique commerciale. De manière générale, il manque :
- les financements, les ROI et les plans de mise en œuvre de tous ces projets
- la description de la déclinaison de cette stratégie dans les différentes directions des Services Support
- la description de l’impact de la migration Microsoft dans le plan Google → Microsoft
- la description de la stratégie internationale des directions des Services Support
- la stratégie autour de la marque Auchan en tant que franchise
Nous souhaitons qu’au fur et à mesure de cette présentation des éléments de coûts soient précisés, ainsi que les données qui ont permis de définir les objectifs affichés, cela nous permettra d’évaluer s’ils sont atteignables, enfin comment ces orientations seront déclinées dans les différentes directions d’ARSSUP. »
CFDT : Sur la rénovation des magasins, nous revenons sur les coûts, délais, qualité. On presse sur les coûts et les délais. Forcément, il y a un des pieds du triptyque qui risque de casser : c’est la qualité. Qu’est-ce qui nous assure que ce ne sera pas complètement détérioré dans deux ans ?
Directrice Change & Nouveaux Métiers : Sur Bouliac, nous ne sommes pas sur les mêmes matériaux. C’est vraiment une révolution. Le terrazzo, nous n’avons jamais vu cela dans les magasins. Nous avons vérifié la robustesse de ce sol. Ça va complètement changer. C’est pris en compte dans le projet. Ce qui me plait aussi, c’est la conception du mobilier avec un design ergonomique. Clémence s’assure que ce n’est pas trop bas, qu’il n’y a pas trop de profondeur. Je n’ai jamais vu cela. Il y a bien qualité, coût, délai.
CFDT : Tout ce que nous allons mettre en place semble bien mais il y a des à côté fondamentaux. On évoquait les ruptures, le balisage. Ce sont des exemples parmi d’autres. Les équipes support informatique doivent travailler sur d’autres sujets. Nous risquons de ne pas avoir le temps de tout faire bien. Si nous voulons déployer ce genre de nouveau concept, il faut tout voir. Il faut assurer la qualité.
DRH : On se doit de tout faire bien, surtout dans le contexte actuel de l’entreprise où nous sommes en mode survie. Il y a peut-être des problèmes de bande passante mais il va y a avoir des choix, des priorisations et aussi des renoncements. Par rapport à des choix qui sont des choix d’avenir pour l’entreprise et de survie, nous devons réussir.
CFDT : On ne demande pas mieux que de réussir mais nous devons avoir les moyens de réussir.
DRH : Dans la priorisation, il faudra faire des renoncements et mettre les ressources aux bons endroits.
CFDT : Vous avez très peu parlé de votre direction (RH).
DRH : Je sais que c’est un changement par rapport à ce qui était fait sur ARI. Sur les orientations stratégiques sur ARI, chaque direction venait parler de sa direction et de ce qu’elle va faire dans sa direction. Sur les orientations stratégiques que nous faisons en France, nous venons parler de tous les projets qui vont nous animer. C’est une autre façon de faire.
CFDT : Il nous manque les coûts des travaux et de la transformation. Quels seront les profils dont nous aurons besoin demain dans les services support ? Quelle sera l’organisation des services support de demain ?
DRH : Aujourd’hui, la structure des services support n’est pas en train d’évoluer.
CFDT : Le rapport d’expertise réalisé sur l’exploitation concernant le projet de franchise ITM a évoqué deux gros points : la complexité et l’inadaptation des outils informatiques. Avoir un outil qui s’interconnecte, ce n’est pas ajouter mais faciliter.
DRH : C’est effectivement une couche supplémentaire qui permet de se connecter à nos outils et de faciliter la vie du collaborateur.
CFDT : Est-ce que la DSI est aligné avec cette vision ?
DRH : Oui, car à partir du moment où il y a des tests dans l’entreprise, les métiers concernés sont obligatoirement impliqués et informés. C’est pour cela qu’Anne a parlé de la DSI. On ne peut pas dire que nous avons des outils obsolètes et en même temps, dire encore un outil quand on essaye de mettre une couche supplémentaire pour faciliter la vie du collaborateur et faire en sorte de travailler l’obsolescence.
CFDT : Vous dites qu’il est nécessaire d’avoir un projet de relation avec le client qui soit incarné par les collaborateurs en magasin. Nous rappelons que le PSE a détruit beaucoup de postes d’animateur relation client.
Directrice Marketing : Aujourd’hui, nous avons des collaborateurs en magasin et des centres de relation client qui sont complètement dépassés par des demandes clients mais qui sont des demandes qui ne sont pas de l’ordre des services ou de l’accompagnement mais de l’ordre de l’information. Nous avons 5 M de français qui essaient de nous contacter tous les ans et à 70 % sur de l’information. Pas sur du service, de la relation. Il faut traiter l’information mais il faut trouver les outils pour l’automatiser. A date, nous avons des centres de relation client externes et qui gèrent toute cette information. A côté de cela, pour les collaborateurs en magasin, nous avons 3 M de clients qui nous appellent tous les ans au téléphone. En magasin, il y a 1 M de décrochés. 1 sur 3. Pas parce que le collaborateur ne veut pas répondre mais parce qu’il a autre chose à faire. Nous sommes en train de construire et de remettre en place un programme d’accompagnement du client pour chaque collaborateur métier du magasin. A côté de cela, des outils pour gérer tout ce qui est de l’ordre de l’information.
CFDT : Lors de la présentation de la stratégie l’an dernier, il y avait l’axe fidélisation, l’omnicanalité et d’éviter les chevauchements entre les offres nationales, régionales, locales. Où en sommes-nous ?
Directeur Marketing : Ça avance très bien. C’est la suite de ce que nous avons évoqué. Nous ne sommes plus silotés. On travaille offre, exploitation et marketing ensemble et nous avons un seul plan. Ce plan adresse un tronc commun, des aspérités propres aux magasins et adresse une régionalisation.
CFDT : La direction marketing a aussi un mandat international. Comment ça se décline ?
Directeur Marketing : Le sujet de l’international vaut pour le marketing. Le sujet que nous adressons à l’international est la marque car il est important de respecter une identité. A ce titre, on travaille pour les pays au packaging des produits de la marque Auchan, à l’identité de marque et à des kits de communication sur la marque Auchan pour les pays. Il y a un deuxième sujet régalien sur le référentiel client. Chacun fait son programme relationnel mais quand il y a des éléments communs sur lesquels il faut faire attention dans la relation que nous avons avec le client, c’est nous qui sommes pilotes et nous échangeons des bonnes pratiques. Nous amorçons un troisième point sur le retail média. Nous travaillons avec Valiuz sur ce sujet et l’Espagne et le Portugal commencent aussi à s’y mettre. Nous faisons des échanges de bonnes pratiques. Dès que nous pouvons faire ensemble pour massifier et que ça coûte moins cher ou dès que c’est un sujet de marque, on le fait. Nous avons une réunion par mois avec les directions marketing pour échanger.
CFDT : Nous avons abandonné l’idée de faire croiser les communs en termes de travail d’un référentiel client, le travail de la construction d’une offre, le travail d’une fidélisation avec un outil qui peut nous faire des économies d’échelles sur les licences, les infrastructures ?
Directeur Marketing : Pas complètement. Vincent travaille sur un gros sujet de massification autour des produits Auchan. Là, il y a un intérêt de massifier pour avoir des meilleures conditions.
CFDT : Côté métier marketing, il n’y a pas d’objectif de massification des outils informatiques ?
Directeur Marketing : Non.
CFDT : Les pays vont reprendre leur autonomie ?
Directeur Marketing : Ils l’ont en IT sous réserve de la sécurité, de la marque, du client.
CFDT : Il va donc y avoir potentiellement des impacts sur les activités de quelques personnes au sein de l’IT concernant le marketing et le suivi des outils.
DRH : Nous n’avons pas la compétence ni l’expertise IT pour être capables de répondre à cela.
CFDT : C’est donc un point à prendre.
Le budget posé intègre des éléments qui vont bouger en cours d’année. Quelles sont les marges de manœuvre s’il y a des variations ?
Directrice Plan et Investissements : Il va falloir trouver des optimisations. Des travaux sont en cours, notamment pour sécuriser notre capacité à aller chercher notre positionnement prix. Des travaux sont donc menés auprès de l’ensemble des équipes pour se payer le positionnement prix si nous n’avons pas l’ensemble des éléments décidés afin de savoir où se trouvent les leviers d’action. Sur des frais, de la marge, du chiffre, sur l’ensemble des lignes où se trouvent des éléments qui sont là pour sécuriser nos travaux et nos actions. Il ne faut surtout pas lâcher sur le prix.
Focus IA
CFDT : Sur l’IA, 9 ETP dédiés avec un plan de marge à 20 ETP à horizon 2028. Demain il y aura donc plus de monde pour créer ?
DRH : Pas seulement créer. Le premier niveau est d’utiliser des prompts pour des demandes particulières, spécifiques mais il est aussi possible de créer des assistants. Je me suis créé un assistant pour m’aider à rédiger les courriers. Nous travaillons sur un assistant pour nous aider dans la rédaction des définitions de fonction. Cela nous permet de passer plus de temps sur des choses qui ont de la valeur ajoutée comme les pesées de poste, le fait de rapprocher 2 métiers et voir s’il y a des différences pour n’en faire qu’un seul. L’IA nous aide pour cela et, au quotidien, c’est facilitant.
CFDT : Le fait de rapprocher 2 métiers pour n’en faire qu’un, c’est quelque chose dont nous devons connaitre les impacts pour les salariés.
DRH : Quand je dis rapprocher 2 métiers, il faut avoir en tête que nous avons plus de 800 métiers chez Auchan, ce qui est anormal. Cela arrive souvent que 2 métiers soient très proches. Au lieu d’avoir 2 fiches, il n’en faut qu’une. Ce sont des choses en cours. Nous ne l’avons pas encore travaillé avec l’IA mais c’est possible et cela apporterait un gain de temps, pour être sur des sujets à plus forte valeur ajoutée.
CFDT : Cela pouvait permettre à des personnes nouvelles sur un domaine, d’appréhender un outil. Cela permettait de découvrir le produit, de les former.
DRH : Cela les formait à l’utilisation d’un outil. Si l’IA utilise l’outil pour toi et toi tu peux utiliser les résultats de l’outil, quel est l’intérêt de passer du temps à découvrir l’outil ? Nos process doivent évoluer et il faut se calquer dessus. C’est une évolution des pratiques. Notre métier demain ne sera plus le même qu’à l’heure actuelle. Il va falloir s’adapter, dans les process d’onboarding, d’apprentissage, de formation. Si nous continuons de faire comme avant, nous allons rapidement être dépassé. C’est pour cela que j’ai commencé en évoquant la formation, la sensibilisation et en disant que nous allons continuer d’accentuer la formation afin de permettre à chacun de pratiquer.
CFDT : Sur cet onboarding qui va changer demain, comment allons-nous faire ? Nous allons shunter l’onboarding ?
DRH : Nous allons faire différemment et l’adapter aux besoins du moment. Quand nous sommes passés du papier/crayon au PC, nous n’avons pas shunté l’onboarding mais nous l’avons fait différemment. Nous allons faire pareil et nous adapter.
Les outils d’IA, les assistants virtuels, accélèrent les processus (exemples : diagnostics ou prévisions). L’intérêt est aussi décisionnel avec l’analyse de données massives fournit des insights précis pour optimiser les stratégies. De nouveaux emplois sont liés à l’IA qui crée des opportunités de développement d’algorithme, de gestion des données, d’éthique. Enfin, l’intérêt est aussi pour le service client, notamment avec les chatbots qui améliorent l’expérience client par des réponses rapides. L’intérêt est aussi de gagner du temps et de l’efficacité en se concentrant sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme l’automatisation de tâches chronophages. Cela permet aussi de booster la créativité, en renforçant le professionnalisme au quotidien avec comme exemple de proposer des pistes pour résoudre des problèmes.
CFDT : Il y a l’aspect écologique qui n’est pas neutre. Est-ce que l’IA est intéressante d’un point de vue écologique pour une entreprise comme Auchan qui est responsable ?
DRH : L’IA Auchan n’est pas connectée à internet. Quand l’IA répond, c’est sur les bases de données Auchan. Le fait de la connecter à internet dépense beaucoup plus d’énergie et le coût sur l’environnement est beaucoup plus important. En cas de besoin de données actualisées et en lien avec internet, il est possible de cocher la case autorisant de faire des recherches en ligne. C’est le premier élément sur lequel on peut jouer en termes d’impact environnemental.
Comme tout sujet, cela va se réguler au fur et à mesure. A un moment donné, il y aura un cadre. Nous essayons de nous en fixer un et nous allons en fixer un car nous avons travaillé sur une charte IA. Pour autant, même sans charte, il est déjà possible d’adopter des principes et une utilisation responsable. Sur l’IA d’Auchan, il est possible de sélectionner de se connecter ou non à internet.
CFDT : Le plan de formation est-il obligatoire ? Des formations sont-elles obligatoires pour forcer cette sensibilisation qui semble vraiment nécessaire ?
DRH : Pas encore mais nous travaillons sur le sujet pour avoir l’IA en prioritaire l’an prochain sur la formation. Cette année, la première étape est la sensibilisation. Il y a eu quelques résistances à certains endroits. Sur certaines conférences, il y a eu beaucoup de critiques qui sont suscitées par de l’inquiétude notamment. Il y a un vrai besoin de travailler le sujet.
CFDT : Le relai managérial sera important sur le fait de rassurer. Il faut commencer à travailler les nouvelles manières de travailler.
DRH : Cela va faire partie du tout. Ce n’est pas que de la formation pour l’utilisation mais bien un tout. Cela ne suffira pas que de faire de la formation. Je pense qu’il faudrait des référents IA dans les équipes. Nous y réfléchissons.
CFDT : Dans les présentations, les objectifs de l’IA sont très précis. Il faudrait peut-être le faire à 2 vitesses.
DRH : Nous sommes sur le grand chapeau de la politique de l’IA dans l’entreprise. Des équipes sont plus avancées que d’autres car il y a des endroits où il y a plus d’affinités ou de besoins. Le juridique avec son assistant IA s’est précipité dans le sujet car il y a vu un réel intérêt en termes de gain de temps dans leur quotidien. Aujourd’hui, ils sont très avancés par rapport à d’autres équipes. Cette année, l’objectif était de faire comprendre au CODEL, l’intérêt et les enjeux à porter et, pour ceux qui n’auraient pas été curieux ou sensibilisés, de prendre conscience de ce que cela pouvait leur apporter dans leur périmètre, dans leur quotidien et celui de leurs équipes. S’ils en avaient conscience, se dire qu’il fallait s’y intéresser pour ne pas se laisser distancer. Le second objectif était de dédramatiser et donner les premières clés d’utilisation, ce que nous avons fait avec les ateliers métiers. L’année prochaine, il va falloir faire plus de maillage, aller plus loin dans les formations et peut-être se faire accompagner. Il faut plonger dans le sujet.
CFDT : Nous vous rejoignons sur l’esprit critique qui est fondamental. Il est vrai qu’il faut y aller mais le cadrage sera très important. Le positionnement managérial n’a pas encore été très clair. Des salariés ont des craintes.
DRH : Il faut que les collaborateurs y voient leur intérêt. Ils le verront au fur et à mesure de l’utilisation. Il y a de l’appropriation, de la sensibilisation mais aussi de l’utilisation. Il faut commencer par de l’utilisation basique.
DRH : Le CSE est-il prêt à rendre un avis ?
Le CSE décide de recourir à une expertise afin d’éclairer les représentants du personnel sur :
- L’adéquation entre les nouveaux volumes d’activité et les effectifs maintenus en centrale
- L’impact réel des nouveaux outils technologiques sur les conditions de travail et la santé mentale des collaborateurs
- Les mesures d’accompagnement et de formation nécessaires face à la transformation, disparition de certains métiers
Tout ce qui concerne la stratégie internationale est manquant.
DRH : Si nous faisons une expertise, c’est sur les orientations stratégiques. Pour les volumes d’activité et les impacts, il n’y aura rien. De même pour la disparition de certains métiers. Nous ne donnerons rien à l’expert sur ces sujets. Le seul outil que nous présentons est l’IA. Sur l’IA, nous avons dit qu’à date, les impacts n’étaient pas calculés, il n’y en a pas. A l’expert nous lui dirons qu’il n y’a pas d’impact.
Concernant le recours à l’expertise, les membres émettent un avis favorable à l’unanimité des présents et représentés avec 23 voix pour.
Situation économique et financière de l’UES ARSSUP
CFDT : Quel est le statut pour les questions supplémentaires qui ont pu être posées entre temps ?
DRH : Je vais regarder sur ce que nous pouvons répondre mais nous avions acté en séance les éléments manquants pour rendre un avis. Je vais aller sur ce sujet et si j’ai d’autres réponses sur les questions. La CFDT a réalisé une liste de questions complémentaires pour les situations économiques. Je vais y regarder. Je pense qu’il est possible d’apporter des éléments de réponse mais pas sur tout car certains éléments n’ont rien à voir avec la situation économique. Idéalement nous reportons le point au 17 juillet. Cela dépasse un peu le délai, mais comme il manque des éléments, nous le prenons de notre fait.
Questions diverses :
Evaluation de la tenue de fonction lors des entretiens annuels
CFDT : Concernant les repositionnements d’entretien d’activité au-dessus des attentes, passés à conformes aux attentes, pouvez-vous nous dire combien de salariés ont été concernés, combien ont accepté de resigner et combien ont refusé et quelle est la suite pour ceux qui ont refusé ?
DRH : Il n’est pas possible d’isoler les personnes concernées afin de répondre précisément à la question. Pour autant et de façon plus générale, à l’issue de la période d’entretien annuel, nous avons 2,3 % des collaborateur en-dessous des attentes, 69 % conformes et 22 % au-dessus. Pour les collaborateurs qui auraient refusé de signer leur entretien, un courrier leur a été envoyé à domicile afin de leur faire parvenir leur entretien. Des entretiens ont effectivement été rouverts. Le sens managérial aurait dû être donné. J’ai encore fait un rappel hier car un collaborateur m’a sollicité. J’ai remis son manager face à ses responsabilités. Des entretiens ont été rouverts car les consignes données par le directeur du périmètre n’ont pas été appliquées et n’ont pas été respectées. Il y a eu un cadrage donné dans chaque direction par le patron sur ce qui est attendu. Il a été reprécisé ce qu’est un collaborateur au-dessus des attentes, conforme et en-dessous. Si un manager ne tient pas compte des consignes de son patron et positionne son collaborateur en dessous quand il devrait être conforme ou au-dessus quand ça devrait être conforme, le manager doit assumer ses responsabilités. Ce n’est pas une consigne des RH. Ce sont simplement les patrons des périmètres concernés qui, en fin de campagne, en faisant le bilan des entretiens d’activité, ce sont étonnés du nombre de collaborateurs au-dessus des attentes et, en vérifiant avec leurs équipes, ils se sont aperçus que les consignes n’avaient pas été respectées et ont joué leur rôle de patron.
CFDT : Il n’est pas possible de savoir exactement combien sont passés de « au-dessus » à « conforme » ?
DRH : Non car en faisant l’extraction en fin de campagne, nous avons le nombre de conforme, au-dessus et en dessous mais nous n’avons pas le nombre de modifications.
CFDT : C’est une information que pourraient donner les managers.
DRH : Vous pouvez aller voir chaque manager et le leur demander. Je ne fais pas de pointage manuel. Il n’y aucune valeur ajoutée à cela.
CFDT : Serait-il possible de nous partager les critères permettant de cadrer conforme/non conforme ?
DRH : Nous pouvons vous les partager. Il y a une définition. Il y a l’exigence du patron dans son périmètre. Je sais que dans mon périmètre, il n’y a pas de positionnement avant que le manager l’ait vu en préalable avec moi car je considère que mon travail de directeur sur mon périmètre est de veiller à l’équité sur l’ensemble dudit périmètre et qu’il n’y ait pas une exigence managériale d’un côté et qu’il n’y en ait pas de l’autre côté. Le niveau d’exigence de chacun, je ne l’ai pas. Pour autant, il y a des définitions que nous pouvons vous communiquer.
Fiches de poste
CFDT : Est-ce que la revue des fiches de fonction est terminée ? Si non, à quelle date est-elle prévue ? Par exemple, il y a toujours des salariés dev ops, chef de projet, chef de projet transverse pour qui les fiches n’existent plus dans la boxe.
DRH : Nous avons plus de 800 fiches de poste en centrale avec environ 650 métiers actifs, c’est-à-dire avec un collaborateur en poste sur le métier. La mise à jour de ces jobdesc est un travail continu. Par ailleurs, notez que la fiche de poste n’est qu’une indication des missions attendues et qu’elle n’a pas valeur contractuelle. La diffusion de la fiche de poste sur la boxe n’est donc pas un pré requis pour exercer son métier. Nous sommes à l’étude sur une solution avec l’IT permettant de fiabiliser les modifications et une mise à jour de ces fiches de poste sur la boxe. Enfin, nous collaborateurs sont majoritairement agent de maîtrise ou cadre. La fiche de poste est aujourd’hui trop détaillée. Nous sommes en réflexion pour les retravailler, sur la base des activités principales afin de faciliter notamment une mise à jour régulière tout en garantissant les prérequis nécessaires pour la pesée.
CFDT : Combien de salariés ont-ils une fonction ne correspondant pas à leur intitulé officiel de leur poste par entité ?
DRH : Un travail a été engagé au sein des différentes directions pour s’assurer que chaque collaborateur soit sur le bon intitulé. Au regard du nombre de métiers et de collaborateurs, c’est un travail qui prend du temps et qui est en évolution constante. Parfois les collaborateurs ne sont pas sur la bonne fonction et ne le seront pas car ils refusent de signer l’avenant avec le changement d’intitulé. Je n’ai pas le nombre exact mais nous sommes en train de travailler ce point.
Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angélique Vanessa
16:23 Publié dans ARSSUP, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orientations stratégiques, intelligence artificielle, situation économique et financière, évaluation professionnelle, fonctions |
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07/05/2026
Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 19/03/2026

Intelligence Artificielle
CFDT : Concernant l’IA, il y a une obligation légale dès qu’il y a l’introduction d’une nouvelle technologie, de consulter le CSE. Nous savons que de l’IA a déjà été introduite dans nos outils et il n’y a jamais eu de consultation du CSE.
DRH : Il y en a eu dès qu’il y a un outil spécifique où le collaborateur a l’obligation de passer via cet outil. Nous avons présenté l’outil Pao qui utilise l’IA. La politique de l’entreprise est de dire que nous avons mis à disposition les outils aux collaborateurs, sans obligation d’utilisation. Il est possible d’utiliser l’IA Auchan dans son travail mais ce n’est pas une obligation. Ce n’est donc pas un outil imposé aux collaborateurs. C’est pour cette raison que nous n’avons pas consulté. Il n’y avait pas de politique sur l’IA au moment de cette installation. Là, il y a une orientation, une politique qui va être posée et qui sera présentée afin de savoir comment nous voulons utiliser l’IA dans l’entreprise. A date, il n’y a pas d’obligation d’utiliser l’outil de l’IA pour pouvoir travailler. C’est simplement un service mis à disposition, d’où le fait qu’il n’y ait pas eu de consultation sur le sujet.
CFDT : Je pense quand même que quelques outils avec l’IA n’ont pas été présentés.
DRH : Non, sur ARSSUP, ils ont tous été présentés.
CFDT : Ou alors sans préciser qu’il y avait de l’IA derrière. Je n’ai pas souvenir que nous ayons eu des consultations. Une fois, il y a eu un outil et il n’était pas précisé qu’il y avait de l’IA.
DRH : Si car nous avions dit qu’il y avait une prédiction.
CFDT : Nous l’avions supposé mais ce n’était pas clair et ce n’était pas précisé dans la présentation.
DRH : Dès qu’il y a une prédiction, c’est de l’IA qui est utilisée. Nous avons bien présenté l’outil et fait en consultation. Si d’autres outils ont été intégrés et que les managers ne nous l’ont pas précisé, nous regarderons. J’irais voir pourquoi l’outil a été mis en place et s’il fallait avoir une consultation. Il peut y avoir des oublis mais les managers sont au courant qu’ils sont censés venir présenter en CSE lorsque c’est un nouvel outil.
CFDT : Nous avons retrouvé un article du Directeur des affaires sociales ARF de 2024 : « Nous avons recours à l’IA depuis un moment déjà. Nos outils de paie sont nourris en données pour générer des bulletins de salaire. Par exemple, nous avons utilisé l’IA pour évaluer, planifier le nombre d’heures d’activité des employés, etc. »
DRH : Chez nous, nous n’avons pas pour les employés. Il n’y a pas d’évolution d’outil sur les bulletins de salaire en 2024.
Manager paie : Non, la seule chose étant que la couleur a changé en 2024 et que nous avons ajouté les CP qui ne se trouvaient plus sur l’ancien format.
CFDT : Dans ces outils il n’y a pas d’IA ? C’est pourtant ce que dit Mahdi dans son article en 2024 :
https://www.decideurs-rh.com/dialogue-social/59073-mahdi-...
ont-conscience-que-la-cle-de-l-employabilite-est-de-maitr...
Manager paie : Non car nous commençons seulement à intégrer l’IA pour cette paie. Les prompts ne sont pas bons et les calculs sont mauvais. L’outil calcule beaucoup les paies en automatique. Il y avait encore beaucoup de manuel côté supermarché. L’IA arrive progressivement mais ce n’est pas sur le bulletin de paie en lui-même mais plutôt pour du contrôle de cotisation pour être sûr que les bonnes cotisations sont déclarées à l’URSSAF.
CFDT : Tu dis que cela arrive progressivement.
Manager paie : Oui car cela va nous aider à faire le contrôle.
CFDT : Ce n’est pas normal que ça arrive progressivement car cela doit d’abord passer par la consultation du CSE.
Manager paie : Non car ce n’est pas un outil. Nous allons nous servir de l’IA Auchan pour voir si l’outil calcule correctement par rapport à nos règles de calcul en paie. Ce n’est pas intégré dans HR.
DRH : Des informations et des formations ont été faites auprès des collaborateurs pour savoir comment utiliser l’IA Auchan et à quoi cela peut servir dans les métiers, notamment pour automatiser certaines tâches ou pour faire des contrôles. C’est le collaborateur qui, de lui-même va utiliser l’IA et il n’y a pas d’obligation de le faire. C’est toute la différence entre un outil comme PAO où nous avons fait une présentation et l’utilisation individuelle de l’IA pour une aide dans le travail. Ce n’est pas généralisé ni automatique. Chaque collaborateur regarde ce qu’il peut faire de l’IA. C’est pour cela qu’il y a une information auprès des collaborateurs sur ce qu’est l’IA et qu’il y a eu la possibilité de s’inscrire sur des sessions pour savoir comment utiliser l’IA Auchan et ce qu’il pourrait apporter.
Egalité Femme/Homme
CFDT : Est-ce qu'il y a une enveloppe qui a été définie pour permettre le rattrapage du salaire des femmes cette année, notamment sur ARI, où il y a des écarts de plus de 5 % ? Quel est le montant de cette enveloppe ? Quel est le mode opératoire pour permettre aux managers qui détectent des écarts, de vous les remonter ? Est-ce que ce rattrapage est bien indépendant de l'augmentation annuelle en cours de négociation ?
DRH : Une enveloppe est dédiée à réduire ces écarts. Cette enveloppe ne dépend pas des NAO et est à la discrétion de la direction.
CFDT : Si je suis manager, comment je fais remonter l’information ?
DRH : Via le RH.
CFDT : Ce n’est pas que sur ARI.
DRH : Non, ARSSUP. Le travail a déjà été fait sur ARS-ARA. Sur ARI, on constate des écarts donc oui, il y aura une enveloppe. Si on constate d’autres écarts, nous irons piocher dans l’enveloppe qui est ARSSUP. Il y a un focus sur ARI et OIA.
Il y a tout le contexte de la fonction qu’il faut prendre en compte. Nous n’allons pas aligner tout le monde sur le même salaire.
CFDT : Une harmonisation des fonctions a été faite. Nous avons l’impression que c’était une harmonisation vers le bas.
DRH : La grille n’a pas été forcément alignée vers le bas. Nous avons repesé les postes. Peut-être que le niveau de responsabilité sur le poste a évolué. Plus il y a de strates hiérarchiques au-dessus de la fonction et plus la responsabilité est diluée et moins la pesée est forte.
CFDT : Quand il y a une pesée de poste sur un nouveau poste, les managers sont consultés sur cette pesée ?
DRH : Oui. Un manager représentant la fonction.
CFDT : Quelle que soit le niveau du manager par rapport aux personnes ? Ce n’est pas forcément le N+1 ?
DRH : Un N+1 ou N+2. En ce moment, il y a des webinars sur la rémunération à destination des managers d’au moins 2 collaborateurs non alternants pour réaligner l’ensemble des managers ARS ARI ARA OIA sur tout ce qui est notion de rémunération, de grade, de pesée de poste, de RVE.
CFDT : Est-ce qu’à la fin des 4 webinars les managers auront enfin pour chaque collaborateur, les grilles, les grades, les niveaux avant la RVE ?
DRH : Nous ne faisons pas de cas par cas. Ce sont des webinars avec 150 managers par session. L’objectif est de resensibiliser les managers sur la politique de manière générale en étant détaillé sur le fonctionnement des mécaniques. Sur le sujet des grades, niveaux, enjeux RVE, les RHH ont normalement donné toutes les informations aux patrons.
CFDT : Mais pas à chaque manager. Quand vous dites patrons, ce sont les patrons de services. Il faut attendre que ça redescende.
DRH : Exactement.
CFDT : Aujourd’hui, nos retours sont que les gens ne sont toujours pas au courant.
DRH : Ça redescend peut-être mal. Normalement, les managers ont les infos.
CFDT : Ils ne savent pas si leur RVE est intégrée ou pas, ils ne savent pas le nouveau montant de la RVE ni leur grade… Le grade sera intégré dans le BSI ?
DRH : Pour le grade, les managers l’ont normalement. Avant, le manager devait demander au RHH. Là, il a été décidé de le donner directement au manager. Sauf erreur de ma part, le manager aura, pour la prochaine campagne de réévaluation, le grade, le mini, la médiane, le maxi. Dans un second temps, chaque collaborateur pourra aller sur Mesh pour regarder pour sa fonction, son grade, son niveau, son mini, sa médiane, son maxi. Ce sera avant la fin de l’année. Je n’ai plus la période en tête. Ce n’est pas dans le BSI.
CFDT : Pour la RVE, les salariés auront l’information quand ?
DRH : La consigne a été de donner les objectifs pour le 15 mars. Au plus tard pour le 31 mars, les collaborateurs connaissent leurs objectifs et l’enjeu qui va avec.
CFDT : Pour être manager, nous n’avons pas du tout d’information à date. Nous arrivons à fin mars et si je n’ai pas ça, je n’attaque pas les RVE. Clairement, mon équipe n’aura pas ses objectifs RVE pour fin mars.
DRH : Nous remontons le sujet.
Nouvelles fiches de poste
CFDT : Info croisée (pour l'instant) avec un seul Responsable de Service, sur le périmètre IT :
- il a juste été informé du Drive où étaient ces nouvelles fiches
- n'a pas eu d'explication sur la disparition de "Chef de projet / Chef de projet transverse", ni sur le retour de "Responsable d'Applications et Services" à "Responsable d'Applications"
Il est nécessaire de présenter :
- ces changements, la transition envisagée au niveau des salariés concernés
- la transition dans le fonctionnement global avec ces nouveaux postes
Est-ce que les Responsables de Services vont bien avoir ces explications pour les redescendre à leurs équipes ? À quelle échéance ?
DRH : Le Drive Box RH est en cours de mise à jour avec les fiches de poste validées. Pour le Responsable d'Applications et Services et le Responsable d'Applications, les pesées ont été refaites récemment et sont identiques. Cela devient donc une fiche unique de Responsable d'Applications. Les fiches de poste Chef de projet et Chef de projet transverse existent bien et vont être prochainement publiées. Enfin, étant donné qu'il n'y a pas eu de modifications pour les personnes concernées, il n'y a pas eu de redescente précise.
Auchan "Top Employer" vs résultats BES
CFDT : Pour la troisième année consécutive, le cabinet "Top Employer Institute" a certifié Auchan de "Top Employer France" (engagement durable à offrir à nos collaborateurs un environnement de travail stimulant, inclusif et porteur de sens). Pourtant en parallèle, quand on interroge directement les salariés via les BES : les résultats se dégradent continuellement d'année en année. Où est la cohérence entre ces 2 états des lieux ? Quelle est votre explication ?
DRH : Top Employer vient certifier les process mis en place dans l’entreprise. Nos process sont bien Top Employer. Ils auditent sur nos process et non sur l’ambiance de travail au sein d’Auchan. Nos process sont bien certifiés.
Origine des œufs
CFDT : Auchan vend encore des œufs de poule élevés en cage, malgré son engagement. Nous sommes les avant derniers du classement avec 96% des magasins Auchan testés qui vendent des œufs issus de poules en cage

En 2024, Auchan avait publié ses engagement bien-être animal, et il était précisé que 100% des œufs coquilles vendus par Auchan étaient sourcés hors-cage.
https://auchan-agit.fr/uploads/media/66f6895eca336_politi...
Ce retour en arrière, ne va pas dans le sens des engagements de la société, et dans le sens de l'image d'Auchan pour les clients. Ceci alors qu'Auchan avait appelé l'Europe à interdire les œufs en cage.
https://www.agrociwf.fr/actualites/les-entreprises-demand...
Où est la cohérence ?
DRH : Dans le cadre de la pénurie d'œufs nous avons commercialisé des œufs de poule élevées en cage afin de répondre aux demandes client. Néanmoins, nous respectons nos engagements sur les MDD. A savoir que l'ensemble des œufs commercialisés sont des œufs français. Engagement sur l'origine France.
CFDT : La pénurie ne touche pas Intermarché qui est à 47 % contre 96 % pour Auchan ?
DRH : Si, il y a eu une pénurie d’œufs. Eux ont réussi à faire autrement.
CFDT : Nous sommes toujours dans les derniers…
Manager paie : Intermarché passe directement par les producteurs locaux autours d’eux.
CFDT : Ils essaient au moins de respecter leurs engagements. On se retrouve avant derniers du classement. Si on refait la même photo après la pénurie, nous ne devrions plus avoir ce problème ?
DRH : Normalement non.
Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angélique Vanessa
16:11 Publié dans ARSSUP, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : intelligence artificielle, égalité, femmes, salaires, rve, fonctions, rse, baromètre d'engagement et satisfaction |
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03/09/2024
Questions CFDT au CSE Auchan ARS/ARA du 25/07/2024

Diversification fermetures
CFDT : Sur les Auchan Piétons, nous sommes toujours sur une philosophie de fermeture ?
DRH : Oui car ce n’est pas rentable. Nous sommes plus dans une philosophie de développer les relais chez les commerçants. A ma connaissance, il n’y aura plus d’ouverture de piéton.
CFDT : Il a été dit qu’un seul Deliveroo fonctionne et que les autres sont fermés.
DRH : J’avais en tête qu’au moins un avait fermé mais c’est peut-être plus. Ils sont dans les Auchan piéton et si ce n’est pas rentable, cela fait partie du plan d’arrêter.
Réduction de surface magasin
CFDT : Comment ont été déterminés les 4 modèles de sites pour ces réductions de surface ?
DRH : Ils ont été déterminés pour pouvoir avoir la rentabilité cible des 9 à 10 K€ par m². Cela a été fait entre le commerce et le contrôle de gestion. Pour savoir quoi mettre pour que ce soit rentable.
La modélisation est en cours avec la modélisation et l’identification des surfaces non commerciales, des sites plateforme de leur zone de vie, de l’intégration des drives dans les réserves et d’adresser le modèle de l’hyper de 5 000 m² qui doit encore être travaillé. Il convient aussi de travailler une vision de site avec Nhood sur chaque magasin car que faire de ces surfaces ? Parfois, nous allons pouvoir intégrer un drive mais à certains endroits, ce ne sera pas possible ou ça ne suffira pas. Il faudra alors commercialiser ces surfaces d’où le travail avec Nhood.
CFDT : Le CA va forcément baisser.
DRH : Pas obligatoirement. Il n’y a pas que le paramètre de baisse de surface. Il y a celui du prix aussi.
CFDT : Il y aura un effet mécanique. L’équivalent de 18 hypers vont être supprimés en termes de mètres carrés. Avez-vous une estimation de l’impact sur le CA et quelle est la compensation pour retrouver l’équivalent ou plus ?
DRH : Je ne l’ai pas. N’oublions pas qu’il va y avoir un pilote au plus tard au premier trimestre 2025. C’est là que les réglages vont se faire. Il y a aussi la baisse de prix. Il faut mettre en œuvre et tester pour caler le bon modèle.
CFDT : Si nous pouvions avoir des éléments de projection, ce serait bien.
DRH : Nous prenons le point.
CFDT : Il est contre intuitif de se dire que l’équivalent de 18 hypers disparaîtrait sans avoir d’impact sur l’emploi.
DRH : Il y a tout un volant d’heures supplémentaires qui est le premier volet. Il y en a un autre sur les intérims et CDD avant qu’il y ait des impacts sur les emplois CDI. Nous avons un turn over important sur l’exploitation.
CFDT : Il n’y aurait pas de licenciement mais il y aurait quand même un impact sur l’emploi. Des postes disparaîtraient quand même.
DRH : Nous pouvons le voir comme cela mais en faisant plus de chiffre, il y a aussi un impact sur l’emploi car nous allons chercher plus de monde. La structure magasin est évolutive à la hausse ou à la baisse selon le CA du magasin.
Projet « task mining qualité »
CFDT : Y a-t-il de l’Intelligence Artificielle derrière ?
Chef de projet : Oui justement pour tout ce qui est adresse mail, matricule, nom, prénom. C’est l’IA qui identifie ces éléments pour les flouter automatiquement. L’outil est fait pour être le plus simple possible pour les data analystes et être très anonyme. UiPath dispose de la certification DPF. C’est comme la RGPD en France.
CFDT : Avons-nous déjà une idée de ce que cela représente en termes de charges qui devraient baisser pour les personnes concernées car elles vont être délestées de toutes ces actions.
Chef de projet : Matthieu et ses équipes ont travaillé pour identifier 20 process d’automatisation. Pour le moment, nous n’en n’avons travaillé qu’un qui permettrait d’améliorer leur confort de travail. Il est question de 10 minutes tous les lundis par responsable qualité. L’idée de ce test est de permettre à la qualité de faire plus son travail de fond plutôt que des audits assez simples à valider et qui n’apportent pas forcément d’amélioration dans le travail de la qualité.
CFDT : Pour les RH, il n’y a pas d’impact sur l’emploi ?
DRH : A date, non. Cela doit faire plus d’un an qu’ils utilisent l’outil.
RVE
CFDT : Concernant les RVE et l’acompte d’août, des managers ont demandé s’il était possible que ce ne soit pas 25 % d’acompte mais moins. Qu’en est-il ?
DRH : C’est maximum 25 % mais, comme d’habitude, le manager doit évaluer la performance du collaborateur. Il est possible de verser moins d’acompte en fonction de l’atteinte des objectifs.
CFDT : Dans le document Excel, ce n’est pas indiqué ainsi. Il est noté 25 % d’acompte.
DRH : En fonction de l’absence des collaborateurs, du temps partiel ou si le collaborateur n’est pas à l’attendu des objectifs fixés, il y a une proratisation.
Je n’ai pas encore entendu d’agitation sur les acomptes. La consigne a été donnée comme l’année dernière et d’avant. Si le collaborateur n’est pas au rendez-vous, il n’aura pas 25 %. J’ai déjà vu lors du contrôle, des acomptes qui ne sont pas à 25.
CFDT : Il n’y aurait donc pas de différence avec les années précédentes ?
DRH : Non, je ne vois pas pourquoi. La même consigne a été donnée.
Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues Anne-Sophie Thierry Fabien
17:20 Publié dans ARS-ARA, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réorganisation, restructuration, emploi, intelligence artificielle, rve, chiffre d affaires |
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