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28/08/2026

Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 24 et 25/06/2026

CFDT_CSE.png

Orientations stratégiques (filtrées) 

CFDT : Nous avons une déclaration en préambule : 

« Nous avons pris connaissance de la stratégie et l'avons lue avec attention. Celle-ci est orientée uniquement sur la politique commerciale. De manière générale, il manque :

  • les financements, les ROI et les plans de mise en œuvre de tous ces projets
  • la description de la déclinaison de cette stratégie dans les différentes directions des Services Support
  • la description de l’impact de la migration Microsoft dans le plan Google → Microsoft
  • la description de la stratégie internationale des directions des Services Support
  • la stratégie autour de la marque Auchan en tant que franchise

Nous souhaitons qu’au fur et à mesure de cette présentation des éléments de coûts soient précisés, ainsi que les données qui ont permis de définir les objectifs affichés, cela nous permettra d’évaluer s’ils sont atteignables, enfin comment ces orientations seront déclinées dans les différentes directions d’ARSSUP. » 

CFDT : Sur la rénovation des magasins, nous revenons sur les coûts, délais, qualité. On presse sur les coûts et les délais. Forcément, il y a un des pieds du triptyque qui risque de casser : c’est la qualité. Qu’est-ce qui nous assure que ce ne sera pas complètement détérioré dans deux ans ?  

Directrice Change & Nouveaux Métiers : Sur Bouliac, nous ne sommes pas sur les mêmes matériaux. C’est vraiment une révolution. Le terrazzo, nous n’avons jamais vu cela dans les magasins. Nous avons vérifié la robustesse de ce sol. Ça va complètement changer. C’est pris en compte dans le projet. Ce qui me plait aussi, c’est la conception du mobilier avec un design ergonomique. Clémence s’assure que ce n’est pas trop bas, qu’il n’y a pas trop de profondeur. Je n’ai jamais vu cela. Il y a bien qualité, coût, délai.  

CFDT : Tout ce que nous allons mettre en place semble bien mais il y a des à côté fondamentaux. On évoquait les ruptures, le balisage. Ce sont des exemples parmi d’autres. Les équipes support informatique doivent travailler sur d’autres sujets. Nous risquons de ne pas avoir le temps de tout faire bien. Si nous voulons déployer ce genre de nouveau concept, il faut tout voir. Il faut assurer la qualité. 

DRH : On se doit de tout faire bien, surtout dans le contexte actuel de l’entreprise où nous sommes en mode survie. Il y a peut-être des problèmes de bande passante mais il va y a avoir des choix, des priorisations et aussi des renoncements. Par rapport à des choix qui sont des choix d’avenir pour l’entreprise et de survie, nous devons réussir.  

CFDT : On ne demande pas mieux que de réussir mais nous devons avoir les moyens de réussir.  

DRH : Dans la priorisation, il faudra faire des renoncements et mettre les ressources aux bons endroits.  

CFDT : Vous avez très peu parlé de votre direction (RH).  

DRH : Je sais que c’est un changement par rapport à ce qui était fait sur ARI. Sur les orientations stratégiques sur ARI, chaque direction venait parler de sa direction et de ce qu’elle va faire dans sa direction. Sur les orientations stratégiques que nous faisons en France, nous venons parler de tous les projets qui vont nous animer. C’est une autre façon de faire.  

CFDT : Il nous manque les coûts des travaux et de la transformation. Quels seront les profils dont nous aurons besoin demain dans les services support ? Quelle sera l’organisation des services support de demain ? 

DRH : Aujourd’hui, la structure des services support n’est pas en train d’évoluer.  

CFDT : Le rapport d’expertise réalisé sur l’exploitation concernant le projet de franchise ITM a évoqué deux gros points : la complexité et l’inadaptation des outils informatiques. Avoir un outil qui s’interconnecte, ce n’est pas ajouter mais faciliter.  

DRH : C’est effectivement une couche supplémentaire qui permet de se connecter à nos outils et de faciliter la vie du collaborateur.  

CFDT : Est-ce que la DSI est aligné avec cette vision ? 

DRH : Oui, car à partir du moment où il y a des tests dans l’entreprise, les métiers concernés sont obligatoirement impliqués et informés. C’est pour cela qu’Anne a parlé de la DSI. On ne peut pas dire que nous avons des outils obsolètes et en même temps, dire encore un outil quand on essaye de mettre une couche supplémentaire pour faciliter la vie du collaborateur et faire en sorte de travailler l’obsolescence. 

CFDT : Vous dites qu’il est nécessaire d’avoir un projet de relation avec le client qui soit incarné par les collaborateurs en magasin. Nous rappelons que le PSE a détruit beaucoup de postes d’animateur relation client.  

Directrice Marketing : Aujourd’hui, nous avons des collaborateurs en magasin et des centres de relation client qui sont complètement dépassés par des demandes clients mais qui sont des demandes qui ne sont pas de l’ordre des services ou de l’accompagnement mais de l’ordre de l’information. Nous avons 5 M de français qui essaient de nous contacter tous les ans et à 70 % sur de l’information. Pas sur du service, de la relation. Il faut traiter l’information mais il faut trouver les outils pour l’automatiser. A date, nous avons des centres de relation client externes et qui gèrent toute cette information. A côté de cela, pour les collaborateurs en magasin, nous avons 3 M de clients qui nous appellent tous les ans au téléphone. En magasin, il y a 1 M de décrochés. 1 sur 3. Pas parce que le collaborateur ne veut pas répondre mais parce qu’il a autre chose à faire. Nous sommes en train de construire et de remettre en place un programme d’accompagnement du client pour chaque collaborateur métier du magasin. A côté de cela, des outils pour gérer tout ce qui est de l’ordre de l’information.  

CFDT : Lors de la présentation de la stratégie l’an dernier, il y avait l’axe fidélisation, l’omnicanalité et d’éviter les chevauchements entre les offres nationales, régionales, locales. Où en sommes-nous ?  

Directeur Marketing : Ça avance très bien. C’est la suite de ce que nous avons évoqué. Nous ne sommes plus silotés. On travaille offre, exploitation et marketing ensemble et nous avons un seul plan. Ce plan adresse un tronc commun, des aspérités propres aux magasins et adresse une régionalisation. 

CFDT : La direction marketing a aussi un mandat international. Comment ça se décline  

Directeur Marketing : Le sujet de l’international vaut pour le marketing. Le sujet que nous adressons à l’international est la marque car il est important de respecter une identité. A ce titre, on travaille pour les pays au packaging des produits de la marque Auchan, à l’identité de marque et à des kits de communication sur la marque Auchan pour les pays. Il y a un deuxième sujet régalien sur le référentiel client. Chacun fait son programme relationnel mais quand il y a des éléments communs sur lesquels il faut faire attention dans la relation que nous avons avec le client, c’est nous qui sommes pilotes et nous échangeons des bonnes pratiques. Nous amorçons un troisième point sur le retail média. Nous travaillons avec Valiuz sur ce sujet et l’Espagne et le Portugal commencent aussi à s’y mettre. Nous faisons des échanges de bonnes pratiques. Dès que nous pouvons faire ensemble pour massifier et que ça coûte moins cher ou dès que c’est un sujet de marque, on le fait. Nous avons une réunion par mois avec les directions marketing pour échanger.  

CFDT : Nous avons abandonné l’idée de faire croiser les communs en termes de travail d’un référentiel client, le travail de la construction d’une offre, le travail d’une fidélisation avec un outil qui peut nous faire des économies d’échelles sur les licences, les infrastructures ?  

Directeur Marketing : Pas complètement. Vincent travaille sur un gros sujet de massification autour des produits Auchan. Là, il y a un intérêt de massifier pour avoir des meilleures conditions. 

CFDT : Côté métier marketing, il n’y a pas d’objectif de massification des outils informatiques ? 

Directeur Marketing : Non.  

CFDT : Les pays vont reprendre leur autonomie ? 

Directeur Marketing : Ils l’ont en IT sous réserve de la sécurité, de la marque, du client.  

CFDT : Il va donc y avoir potentiellement des impacts sur les activités de quelques personnes au sein de l’IT concernant le marketing et le suivi des outils.  

DRH : Nous n’avons pas la compétence ni l’expertise IT pour être capables de répondre à cela.  

CFDT : C’est donc un point à prendre.
Le budget posé intègre des éléments qui vont bouger en cours d’année. Quelles sont les marges de manœuvre s’il y a des variations ? 

Directrice Plan et Investissements : Il va falloir trouver des optimisations. Des travaux sont en cours, notamment pour sécuriser notre capacité à aller chercher notre positionnement prix. Des travaux sont donc menés auprès de l’ensemble des équipes pour se payer le positionnement prix si nous n’avons pas l’ensemble des éléments décidés afin de savoir où se trouvent les leviers d’action. Sur des frais, de la marge, du chiffre, sur l’ensemble des lignes où se trouvent des éléments qui sont là pour sécuriser nos travaux et nos actions. Il ne faut surtout pas lâcher sur le prix.  

Focus IA 

CFDT : Sur l’IA,  9 ETP dédiés avec un plan de marge à 20 ETP à horizon 2028. Demain il y aura donc plus de monde pour créer ? 

DRH : Pas seulement créer. Le premier niveau est d’utiliser des prompts pour des demandes particulières, spécifiques mais il est aussi possible de créer des assistants. Je me suis créé un assistant pour m’aider à rédiger les courriers. Nous travaillons sur un assistant pour nous aider dans la rédaction des définitions de fonction. Cela nous permet de passer plus de temps sur des choses qui ont de la valeur ajoutée comme les pesées de poste, le fait de rapprocher 2 métiers et voir s’il y a des différences pour n’en faire qu’un seul. L’IA nous aide pour cela et, au quotidien, c’est facilitant.  

CFDT : Le fait de rapprocher 2 métiers pour n’en faire qu’un, c’est quelque chose dont nous devons connaitre les impacts pour les salariés.  

DRH : Quand je dis rapprocher 2 métiers, il faut avoir en tête que nous avons plus de 800 métiers chez Auchan, ce qui est anormal. Cela arrive souvent que 2 métiers soient très proches. Au lieu d’avoir 2 fiches, il n’en faut qu’une. Ce sont des choses en cours. Nous ne l’avons pas encore travaillé avec l’IA mais c’est possible et cela apporterait un gain de temps, pour être sur des sujets à plus forte valeur ajoutée.  

CFDT : Cela pouvait permettre à des personnes nouvelles sur un domaine, d’appréhender un outil. Cela permettait de découvrir le produit, de les former. 

DRH : Cela les formait à l’utilisation d’un outil. Si l’IA utilise l’outil pour toi et toi tu peux utiliser les résultats de l’outil, quel est l’intérêt de passer du temps à découvrir l’outil ? Nos process doivent évoluer et il faut se calquer dessus. C’est une évolution des pratiques. Notre métier demain ne sera plus le même qu’à l’heure actuelle. Il va falloir s’adapter, dans les process d’onboarding, d’apprentissage, de formation. Si nous continuons de faire comme avant, nous allons rapidement être dépassé. C’est pour cela que j’ai commencé en évoquant la formation, la sensibilisation et en disant que nous allons continuer d’accentuer la formation afin de permettre à chacun de pratiquer. 

CFDT : Sur cet onboarding qui va changer demain, comment allons-nous faire ? Nous allons shunter l’onboarding ? 

DRH : Nous allons faire différemment et l’adapter aux besoins du moment. Quand nous sommes passés du papier/crayon au PC, nous n’avons pas shunté l’onboarding mais nous l’avons fait différemment. Nous allons faire pareil et nous adapter. 
Les outils d’IA, les assistants virtuels, accélèrent les processus (exemples : diagnostics ou prévisions). L’intérêt est aussi décisionnel avec l’analyse de données massives fournit des insights précis pour optimiser les stratégies. De nouveaux emplois sont liés à l’IA qui crée des opportunités de développement d’algorithme, de gestion des données, d’éthique. Enfin, l’intérêt est aussi pour le service client, notamment avec les chatbots qui améliorent l’expérience client par des réponses rapides. L’intérêt est aussi de gagner du temps et de l’efficacité en se concentrant sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme l’automatisation de tâches chronophages. Cela permet aussi de booster la créativité, en renforçant le professionnalisme au quotidien avec comme exemple de proposer des pistes pour résoudre des problèmes.  

CFDT : Il y a l’aspect écologique qui n’est pas neutre. Est-ce que l’IA est intéressante d’un point de vue écologique pour une entreprise comme Auchan qui est responsable ?  

DRH : L’IA Auchan n’est pas connectée à internet. Quand l’IA répond, c’est sur les bases de données Auchan. Le fait de la connecter à internet dépense beaucoup plus d’énergie et le coût sur l’environnement est beaucoup plus important. En cas de besoin de données actualisées et en lien avec internet, il est possible de cocher la case autorisant de faire des recherches en ligne. C’est le premier élément sur lequel on peut jouer en termes d’impact environnemental. 
Comme tout sujet, cela va se réguler au fur et à mesure. A un moment donné, il y aura un cadre. Nous essayons de nous en fixer un et nous allons en fixer un car nous avons travaillé sur une charte IA. Pour autant, même sans charte, il est déjà possible d’adopter des principes et une utilisation responsable. Sur l’IA d’Auchan, il est possible de sélectionner de se connecter ou non à internet.  

CFDT : Le plan de formation est-il obligatoire ? Des formations sont-elles obligatoires pour forcer cette sensibilisation qui semble vraiment nécessaire ?  

DRH : Pas encore mais nous travaillons sur le sujet pour avoir l’IA en prioritaire l’an prochain sur la formation. Cette année, la première étape est la sensibilisation. Il y a eu quelques résistances à certains endroits. Sur certaines conférences, il y a eu beaucoup de critiques qui sont suscitées par de l’inquiétude notamment. Il y a un vrai besoin de travailler le sujet.  

CFDT : Le relai managérial sera important sur le fait de rassurer. Il faut commencer à travailler les nouvelles manières de travailler 

DRH : Cela va faire partie du tout. Ce n’est pas que de la formation pour l’utilisation mais bien un tout. Cela ne suffira pas que de faire de la formation. Je pense qu’il faudrait des référents IA dans les équipes. Nous y réfléchissons.  

CFDT : Dans les présentations, les objectifs de l’IA sont très précis. Il faudrait peut-être le faire à 2 vitesses. 

DRH : Nous sommes sur le grand chapeau de la politique de l’IA dans l’entreprise. Des équipes sont plus avancées que d’autres car il y a des endroits où il y a plus d’affinités ou de besoins. Le juridique avec son assistant IA s’est précipité dans le sujet car il y a vu un réel intérêt en termes de gain de temps dans leur quotidien. Aujourd’hui, ils sont très avancés par rapport à d’autres équipes. Cette année, l’objectif était de faire comprendre au CODEL, l’intérêt et les enjeux à porter et, pour ceux qui n’auraient pas été curieux ou sensibilisés, de prendre conscience de ce que cela pouvait leur apporter dans leur périmètre, dans leur quotidien et celui de leurs équipes. S’ils en avaient conscience, se dire qu’il fallait s’y intéresser pour ne pas se laisser distancer. Le second objectif était de dédramatiser et donner les premières clés d’utilisation, ce que nous avons fait avec les ateliers métiers. L’année prochaine, il va falloir faire plus de maillage, aller plus loin dans les formations et peut-être se faire accompagner. Il faut plonger dans le sujet.  

CFDT : Nous vous rejoignons sur l’esprit critique qui est fondamental. Il est vrai qu’il faut y aller mais le cadrage sera très important. Le positionnement managérial n’a pas encore été très clair. Des salariés ont des craintes.  

DRH : Il faut que les collaborateurs y voient leur intérêt. Ils le verront au fur et à mesure de l’utilisation. Il y a de l’appropriation, de la sensibilisation mais aussi de l’utilisation. Il faut commencer par de l’utilisation basique.  

DRH : Le CSE est-il prêt à rendre un avis ? 

Le CSE décide de recourir à une expertise afin d’éclairer les représentants du personnel sur :

  • L’adéquation entre les nouveaux volumes d’activité et les effectifs maintenus en centrale
  • L’impact réel des nouveaux outils technologiques sur les conditions de travail et la santé mentale des collaborateurs
  • Les mesures d’accompagnement et de formation nécessaires face à la transformation, disparition de certains métiers

Tout ce qui concerne la stratégie internationale est manquant.  

DRH : Si nous faisons une expertise, c’est sur les orientations stratégiques. Pour les volumes d’activité et les impacts, il n’y aura rien. De même pour la disparition de certains métiers. Nous ne donnerons rien à l’expert sur ces sujets. Le seul outil que nous présentons est l’IA. Sur l’IA, nous avons dit qu’à date, les impacts n’étaient pas calculés, il n’y en a pas. A l’expert nous lui dirons qu’il n y’a pas d’impact. 

Concernant le recours à l’expertise, les membres émettent un avis favorable à l’unanimité des présents et représentés avec 23 voix pour.
 

Situation économique et financière de l’UES ARSSUP 

CFDT : Quel est le statut pour les questions supplémentaires qui ont pu être posées entre temps ?  

DRH : Je vais regarder sur ce que nous pouvons répondre mais nous avions acté en séance les éléments manquants pour rendre un avis. Je vais aller sur ce sujet et si j’ai d’autres réponses sur les questions. La CFDT a réalisé une liste de questions complémentaires pour les situations économiques. Je vais y regarder. Je pense qu’il est possible d’apporter des éléments de réponse mais pas sur tout car certains éléments n’ont rien à voir avec la situation économique. Idéalement nous reportons le point au 17 juillet. Cela dépasse un peu le délai, mais comme il manque des éléments, nous le prenons de notre fait.
 

Questions diverses :

Evaluation de la tenue de fonction lors des entretiens annuels

CFDT : Concernant les repositionnements d’entretien d’activité au-dessus des attentes, passés à conformes aux attentes, pouvez-vous nous dire combien de salariés ont été concernés, combien ont accepté de resigner et combien ont refusé et quelle est la suite pour ceux qui ont refusé ? 

DRH : Il n’est pas possible d’isoler les personnes concernées afin de répondre précisément à la question. Pour autant et de façon plus générale, à l’issue de la période d’entretien annuel, nous avons 2,3 % des collaborateur en-dessous des attentes, 69 % conformes et 22 % au-dessus. Pour les collaborateurs qui auraient refusé de signer leur entretien, un courrier leur a été envoyé à domicile afin de leur faire parvenir leur entretien. Des entretiens ont effectivement été rouverts. Le sens managérial aurait dû être donné. J’ai encore fait un rappel hier car un collaborateur m’a sollicité. J’ai remis son manager face à ses responsabilités. Des entretiens ont été rouverts car les consignes données par le directeur du périmètre n’ont pas été appliquées et n’ont pas été respectées. Il y a eu un cadrage donné dans chaque direction par le patron sur ce qui est attendu. Il a été reprécisé ce qu’est un collaborateur au-dessus des attentes, conforme et en-dessous. Si un manager ne tient pas compte des consignes de son patron et positionne son collaborateur en dessous quand il devrait être conforme ou au-dessus quand ça devrait être conforme, le manager doit assumer ses responsabilités. Ce n’est pas une consigne des RH. Ce sont simplement les patrons des périmètres concernés qui, en fin de campagne, en faisant le bilan des entretiens d’activité, ce sont étonnés du nombre de collaborateurs au-dessus des attentes et, en vérifiant avec leurs équipes, ils se sont aperçus que les consignes n’avaient pas été respectées et ont joué leur rôle de patron. 

CFDT : Il n’est pas possible de savoir exactement combien sont passés de « au-dessus » à « conforme » ? 

DRH : Non car en faisant l’extraction en fin de campagne, nous avons le nombre de conforme, au-dessus et en dessous mais nous n’avons pas le nombre de modifications.  

CFDT : C’est une information que pourraient donner les managers.  

DRH : Vous pouvez aller voir chaque manager et le leur demander. Je ne fais pas de pointage manuel. Il n’y aucune valeur ajoutée à cela.  

CFDT : Serait-il possible de nous partager les critères permettant de cadrer conforme/non conforme ?  

DRH : Nous pouvons vous les partager. Il y a une définition. Il y a l’exigence du patron dans son périmètre. Je sais que dans mon périmètre, il n’y a pas de positionnement avant que le manager l’ait vu en préalable avec moi car je considère que mon travail de directeur sur mon périmètre est de veiller à l’équité sur l’ensemble dudit périmètre et qu’il n’y ait pas une exigence managériale d’un côté et qu’il n’y en ait pas de l’autre côté. Le niveau d’exigence de chacun, je ne l’ai pas. Pour autant, il y a des définitions que nous pouvons vous communiquer.
 

Fiches de poste

CFDT : Est-ce que la revue des fiches de fonction est terminée ? Si non, à quelle date est-elle prévue ? Par exemple, il y a toujours des salariés dev ops, chef de projet, chef de projet transverse pour qui les fiches n’existent plus dans la boxe.

DRH : Nous avons plus de 800 fiches de poste en centrale avec environ 650 métiers actifs, c’est-à-dire avec un collaborateur en poste sur le métier. La mise à jour de ces jobdesc est un travail continu. Par ailleurs, notez que la fiche de poste n’est qu’une indication des missions attendues et qu’elle n’a pas valeur contractuelle. La diffusion de la fiche de poste sur la boxe n’est donc pas un pré requis pour exercer son métier. Nous sommes à l’étude sur une solution avec l’IT permettant de fiabiliser les modifications et une mise à jour de ces fiches de poste sur la boxe. Enfin, nous collaborateurs sont majoritairement agent de maîtrise ou cadre. La fiche de poste est aujourd’hui trop détaillée. Nous sommes en réflexion pour les retravailler, sur la base des activités principales afin de faciliter notamment une mise à jour régulière tout en garantissant les prérequis nécessaires pour la pesée. 

CFDT : Combien de salariés ont-ils une fonction ne correspondant pas à leur intitulé officiel de leur poste par entité ? 

DRH : Un travail a été engagé au sein des différentes directions pour s’assurer que chaque collaborateur soit sur le bon intitulé. Au regard du nombre de métiers et de collaborateurs, c’est un travail qui prend du temps et qui est en évolution constante. Parfois les collaborateurs ne sont pas sur la bonne fonction et ne le seront pas car ils refusent de signer l’avenant avec le changement d’intitulé. Je n’ai pas le nombre exact mais nous sommes en train de travailler ce point. 

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe     Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angelique Vanessa
Christophe  Stéphanie   Denis       Peggy      Fabien     Karine     Hugues  Angélique  Vanessa

28/07/2026

Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 21/05/2026

CFDT_CSE.pngMigration Google vers Microsoft365

CFDT : Quelle est l’opportunité d’avoir ce projet actuellement en même temps que de nombreux autres urgents ? Est-ce pour être plus compatible avec Intermarché ? 

DRH : Non cela n’a aucun lien. Il n’y aucune stratégie. C’est un choix purement économique. Dès la première année, il y a un retour sur investissement. Vous avez tous conscience du niveau de résultat de l’entreprise. Aujourd’hui, nous nous devons d’explorer toutes les pistes d’optimisation et d’économie possibles. S’en est une de façon très claire. C’est un enjeu de plusieurs millions. C’est aussi pour cette raison que nous sommes sur un timing aussi serré. Pour la précédente migration, certains l’ont vécu, le timing était plus long. Nous avons pris plus de temps. Le niveau des résultats économiques et les enjeux sont tels que nous nous devons de réaliser cette migration cette année. Il a toujours été clairement affirmé que le projet Intermarché est bien un projet pour retrouver du résultat et pour que nos supers retrouvent du résultat afin de pouvoir nous reconcentrer sur nos hypers. Il n’y a rien d’autre derrière ce projet.
Aujourd’hui nous sommes dans une situation où nous nous devons de prendre tout moyen toute solution, toute piste d’économie pour retrouver des résultats.
Il n’y a pas de débat, il faut le réussir. En aucun cas il n’y aura de décalage. Il sera question d’un effort de guerre. Tous les moyens seront pris et tout le monde devra se mobiliser pour réussir ce projet car c’est un projet stratégique économiquement parlant. 

CFDT : C’est un changement de technologie, nous nous attendions à avoir une consultation. Il est aussi question d’IA. La consultation sur l’IA n’est toujours pas faite. Nous sommes aussi étonnés de l’absence de partage sur la partie économique. J’entends que ce ne soit pas partageable à tous. Nous sommes au sein d’une instance où des informations peuvent être confidentielles et omises dans le compte rendu. C’est une demande. La CFDT souhaite avoir beaucoup plus d’informations sur la partie économique. La consultation permettait aussi d’avoir un regard critique, un challenge beaucoup plus avancé sur la partie conduite de changement. La charge de travail de chacun va exploser sur des périodes commerciales critiques. 

DRH : Sur la partie consultation, nous nous sommes renseignés. Nous sommes bien sur une simple information car ce n’est pas un nouvel outil qui est intégré. Sur l’IA, il n’y a pas de nouveauté. Je rappelle qu’il y aura un point sur les orientations stratégiques.
Sur la partie économique, la direction a fait le choix de ne pas communiquer sur le coût global du projet ni sur son retour sur investissement. Vous avez eu les éléments, je vous les ai donnés. C’est un enjeu de plusieurs millions. Il n’y aura pas d’autres éléments portés à votre connaissance.

Responsable du projet : Par rapport au projet, il a été mené pour des raisons de sécurité. Vous avez beaucoup entendu parler des vulnérabilités l’an dernier. Nous avons beaucoup de vulnérabilités notamment sur la partie Excel. Cela fait partie des doubles coûts. Je suis étonnée que vous n’ayez pas ce rapport. Par rapport aux vulnérabilités et à Excel, nous avons fait le choix de revoir la stratégie.
 

CFDT : Concernant les vulnérabilités, toute la partie sécurité, il va falloir revoir tous les process. Il ne sert à rien d’avoir un outil top si derrière tous les usages de chacun ne sont pas remis en question. 

DRH : Nous clôturons le sujet. Nous faisons le questionnaire et nous remettrons un point à l’ordre du jour à l’issue de la phase de pilotage pour être plus précis.
 

Présentation économique 

CFDT : Sur la future consultation économique, nous entendons votre position sur la non-présentation des chiffres ou des résultats des branches d’ARI. Cela étant, nous serons encore plus exigeants sur la présentation des éléments financiers, à la fois sur l’OIA et sur ARI, notamment le niveau d’endettement, quelles sont les natures des résultats, quelles sont les natures des dépenses, etc. 

DRH : Nous respecterons le cadre légal.
 

Astreinte 

CFDT : Quelle est la liste des métiers qui ont le caractère obligatoire pour l’astreinte sur notre périmètre ? 

DRH : Tous ceux de la sécurité. En technique, nous avons l’IT. Sur le volontaire, on retrouve plutôt des métiers en DRH. Nous n’avons pas de liste définie. Sur le volontariat sur ARSSUP, nous allons surtout fonctionner sur les temporaires. L’astreinte peut-être continue comme en IT et dans ce cas, nous serons sur de l’obligatoire. Par contre, je peux avoir du temporaire. Par exemple, un déploiement de projet où je mets une astreinte le temps du déploiement. Il n’y a pas de liste mais je peux vous dire que celles qui existaient déjà seront de l’obligatoire. Ensuite, ce sera du cas par cas. Ce sera réintroduit dans le contrat de travail des collaborateurs. Si vous l’avez sur votre fiche de poste, il faut partir du principe qu’elle sera obligatoire.
La différence entre l’obligatoire et le volontaire est sur la façon de sortir du régime. Si demain j’engage un collaborateur en IT où il y a forcément de l’astreinte, je vais l’introduire dans le contrat en disant qu’il ne peut pas le refuser. Si je suis en paye qui n’est pas sous un format astreinte et qu’il y a le déploiement d’un outil sur juin et qu’on sait qu’il y aura des appels de magasins les samedis et dimanches, je décide de mettre de l’astreinte pour le déploiement de cet outil, là nous serons sur du volontariat et du temporaire.
 

Transparence des salaires et informations de grade, médiane, grille

CFDT : Après les décalages antérieurs, vous évoquiez précédemment une mise à disposition pour fin juin 2026.
Est-ce que tout va bien à date pour respecter ce nouveau créneau ?
Notamment pour les outils SmartRemu / Mesh (entre autres; y en a t-il d'autres ?).
Qu’était-il prévu en termes de présentation/formation aux managers ?
Le prévu a-t-il bien était réalisé ? Car tous les managers ne sont pas au fait du sujet, ont parfois eu 1 webinaire initial il y a plusieurs mois et n'ont rien d'autre de planifié. 

DRH : Oui, tout va bien pour pouvoir respecter ce nouveau créneau. Oui, tout suit son cours. Non, il n’y en a pas d’autres. 

CFDT : Le sens de la dernière question est de savoir s’il y aura un accompagnement des managers. La question a été formulée car il y a eu un micro sondage auprès de quelques responsables de service pour leur demander s’ils avaient été à l’aise lorsqu’il a fallu présenter les grades et les enjeux de RVE. 75 % du temps les managers n’étaient pas à l’aise. 

DRH : Que signifie « pas à l’aise » ? En réalité, présenter les enjeux des RVE, il n’y a rien de plus simple. En fonction du grade tant, il y a tant de RVE. C’est tout. Après, il y a le fait de ne pas être à l’aise car le manager n’a jamais donné la grille de salaire, a évité le sujet, c’est un autre débat. Il n’y a rien de plus simple que de dire que la fourchette de salaire va de X à Y, que l’enjeu de RVE est Z % qui donne T en montant. Si le collaborateur est au-dessus du montant, son enjeu est gelé jusqu’à rattrapage. S’il est en dessous, son enjeu va augmenter.
J’ai voulu mettre cela en place pour qu’il n’y ait plus de manager qui évite le sujet. Cela m’agaçait d’entendre tous les ans qu’un collaborateur n’avait pas eu sa grille et que le manager indiquait ne pas l’avoir. 

CFDT : Cela va donc se mettre en place en 2 temps. 

DRH : Oui. L’ensemble des managers y ont déjà accès. Ils ont accès à SmartRemu via la plateforme Mesh. C’est le cas depuis avril.
Les webinaires ont été faits. Tous les managers ont été invités. S’ils ne se sont pas connectés, il en va de leur responsabilité. Ils ont été invités et relancés. Le support et les Q&A ont été diffusés à tous les managers ayant participé aux webinaires. D’autres webinaires auront lieu cet été. Le contenu est en cours de construction. Nous avons besoin de visibilité sur la transposition de la directive européenne, sur la transparence des salaires. Sur le sujet tout va bien.
 

Evaluation de la tenue de fonction lors des entretiens annuels

CFDT : Pourrait-on avoir les règles d'évaluation de la tenue de fonction des collaborateurs par les managers lors des entretiens annuels ?
Certains collaborateurs évalués "au-dessus des attentes" par leur manager ont vu leur tenue de fonction réévaluée à "conforme aux attentes".
Les raisons évoquées posent des questions : Trop de collaborateurs "au-dessus des attentes", la création d'un nouveau poste prévu finalement pas créé, ...
Y'a t-il des ratios ? Le manager direct ne devrait-il pas être seul décideur en fonction de critères de performance sur l'année écoulée ?
Pourrait-on uniformiser les méthodes d’évaluation ?
 

DRH : Il n’y a pas de ratios. Non le manager direct n’est pas le seul décideur. Les méthodes d’évaluation sont uniformisées.
En faisant la campagne d’entretien d’activité, il est évident, de mon point de vue, qu’il doit y avoir une équité dans l’évaluation et donc une transversalité. Au sein de chaque direction, nous calons l’attendu.
Par exemple, pour le marketing, normalement, lorsqu’il y a une campagne d’entretiens d’activité, très régulièrement, nous faisons des extractions pour voir le nombre de collaborateurs au-dessus des attentes, conformes, en dessous des attentes mais pas pour le remettre en cause mais pour suivre que les entretiens sont bien faits. Il faut se dire qu’il y a un calage dans le comité de direction pour être d’accord sur le fait qu’un collaborateur au-dessus des attentes doit avoir surperformé, etc. Ensuite, cela cascade et est plus ou moins bien appliqué. Dans mon périmètre, les managers même s’ils sont autonomes, ils me présentent ce qu’ils vont faire dans l’évaluation des collaborateurs, s’ils vont être au-dessus, en dessous ou conformes aux attentes. Mon rôle est d’assurer qu’il y ait une équité et une transversalité dans mon périmètre et que lorsque nous sommes au-dessus des attentes, nous soyons évalués de la même manière, qu’on soit dans mon périmètre RH ou dans mon périmètre rémunération ou quel que soit l’échelon dans les différents périmètres qui sont sous ma responsabilité. Là, en l’occurrence, cela n’a pas été fait. Chacun a interprété. Ensuite, je reçois des mails indiquant que ce sont les RH qui ont donné des consignes. Ce ne sont pas les RH qui ont indiqué qu’il fallait modifier les évaluations. Les RH ont rouvert les entretiens quand les patrons se sont aperçus que le cadrage donné à leurs équipes n’avait pas été respecté et que le courage managérial qui est un gros défaut chez Auchan n’avait pas été assumé. Des managers n’ont pas assumé le cadrage qui leur avait été donné par les patrons. Nous en sommes arrivés là. Dans mon périmètre, nous nous mettons d’accord en amont pour qu’il y ait une équité et une transversalité. Je ne découvre pas une fois les entretiens réalisés, qu’un collaborateur a été mis au-dessus, conforme ou en dessous. Ce n’est pas entendable. Il y a une coresponsabilité. Je m’en suis ouverte à qui de droit. Je leur ai dit une fois mais pas deux et qu’il fallait assumer avec leurs collaborateurs. 

CFDT : Toutes les grandes équipes sont mises à la même enseigne ? 

DRH : Oui. Le sujet a été posé en transversalité, dans un Codir par Isabelle.
Quand elle est arrivée, elle s’est étonnée du nombre de collaborateurs au-dessus des attentes. Il y en avait plus de 25 % en DSI. Ce ne sont pas des ratios habituels. Il n’y a pas 25 % de collaborateurs au-dessus des attentes dans les campagnes d’entretien d’activité précédentes, quelle que soit la direction.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe     Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angelique Vanessa
Christophe  Stéphanie   Denis       Peggy      Fabien     Karine     Hugues  Angélique  Vanessa

21/03/2025

Non-augmentation de salaire pour l’encadrement d'Auchan: La CFDT dépose un recours au tribunal judiciaire

TJ_salaires_encadrement.png

24/10/2024

Questions CFDT au CSE Auchan ARS/ARA du 26/09/2024 (spécial bilan salaires encadrement)

CFDT_CSE.jpgBilan de la campagne de rémunération 2023-2024

CFDT : Dans ces 50% de salariés de l’encadrement non-augmentés, des personnes tenaient donc leurs fonctions et n’ont pas été augmentées ?! 

DRH : Oui. 

CFDT : Habituellement, nous avions plutôt 1% de salariés qui avaient un PPA. A côté, il était possible d’avoir des salariés qui n’étaient pas augmentés pour diverses raisons (arrivée en cours d’année, longues absences, promotion en cours d’année, etc.). Cela correspondait, au total, PPA inclus, à 5%.
Donc actuellement, environ 45% de personnes tenant leurs fonctions ont eu 0 d’augmentation ?! 

DRH : Il faudrait regarder dans le pourcentage de personnes qui tenaient leurs fonctions, celles qui ont été augmentées ou non. La démonstration se tient car nous sommes sur de l’augmentation individuelle, là où précédemment cela s’appliquait à de l’augmentation générale. 

CFDT : Une augmentation générale concerne tout le monde. A partir du moment où des personnes avaient 0, il n’y avait pas d’augmentation générale. C’est pour cette raison que nous voyons bien la différence avec les employés. Il n’y a jamais eu d’augmentation générale chez les cadres. L’accord de 86 était un accord d’individualisation. Tous les mécanismes à l’intérieur étaient de l’individualisation. 

DRH : L’accord de 86 indiquait que nous avions l’obligation d’augmenter nos membres de l’encadrement de l’augmentation de N-1 des employés. Cette augmentation générale s’appliquait à tout l’encadrement, sauf aux collaborateurs avec un PPA. Lorsque nous avons changé notre politique de rémunération et avons dénoncé les articles dans le cadre des NAO, nous avons dit qu’il n’y avait plus d’augmentation générale de l’encadrement par rapport à l’année N-1. Je confirme que des salariés n’ont pas été revalorisés. Ils ont eu une augmentation individuelle à 0 % alors qu’ils sont aux attentes et non pas en dessous de ces dernières. Le nouvel accord prévoit une enveloppe d’augmentation des salaires de l’encadrement négociée chaque année. Seuls les salariés en dessous des attentes pourraient ne pas être revalorisés. Il s’agit de l’article 5.1. L’extrait de l’accord 5.1 concerne bien les augmentations générales et non l’augmentation individuelle. Cette année, dans le cadre des NAO, nous avons fait une augmentation générale de l’encadrement à 0. Nous n’avons pas été rechercher ceux qui étaient aux attentes ou en dessous. L’augmentation individuelle n’est pas tenue à ce système-là.  

CFDT : Cela me semble spécieux comme raisonnement dans la mesure où nous étions sur un accord d’individualisation des salaires de l’encadrement. A partir du moment où des collaborateurs ont 0, quelle que soit la raison, ce n’est pas une augmentation générale. Il n’y a jamais eu d’augmentation générale dans l’encadrement, à travers l’accord de 86.  

DRH : Si. Le titre de l’accord n’était-il pas bon mais dans l’articulation de l’accord et dans l’article écrit, il était bien question d’une augmentation générale de l’encadrement qui se basait sur l’augmentation des employés N-1 qui s’appliquait à l’ensemble de l’encadrement, sauf les collaborateurs se trouvant en dessous des attentes et qui avaient un PPA. Cette année et dans la dénonciation de l’accord, nous sommes bien venus préciser que s’il y avait augmentation générale de l’encadrement, nous poursuivons cette même logique. Cette année il n’y a pas d’augmentation générale de l’encadrement. Il y a uniquement une augmentation individuelle.  

CFDT : Pourquoi dites-vous toujours qu’il y a une dénonciation de l’accord ? Il n’y a pas eu de dénonciation de ce dernier. 

DRH : Non, seulement la suppression de certains articles de l’accord. 

CFDT : Il est question de la réécriture de certains articles. 

DRH : La réécriture permet de faire cette distinction. Il a été négocié « une enveloppe d’augmentation des salariés de l’encadrement sera négociée chaque année et seuls les salariés étant en dessous des attentes pourraient ne pas être valorisés ». Il s’agit de l’article 5.1 qui concerne les augmentations générales tandis que dans l’article 5.2, ce sont les augmentations individuelles qui sont visées. Dans ce dernier, il n’est pas indiqué que c’est lié à la tenue de fonction. Il est possible de ne pas mettre d’augmentation individuelle. Aux NAO qui arrivent, si une enveloppe d’augmentation générale pour l’encadrement est négociée, nous retomberons dans ce système où un collaborateur aux attentes a automatiquement l’augmentation générale.  

CFDT : L’augmentation individuelle est forcément liée à la tenue de fonction. Sinon, cela voudrait dire qu’en théorie, il serait possible d’avoir un collaborateur qui ne tient pas sa fonction et qui serait augmenté et qu’un collaborateur qui surperforme pourrait ne pas être augmenté. Il y a toujours une corrélation entre la qualité de tenue de fonction et l’augmentation.  

DRH : Il est possible de tenir son poste et ne pas être augmenté. Dans ce cas, l’Augmentation Individuelle vient regarder les surperformances. 

CFDT : Etant présent à la négociation, ce n’est pas du tout cela qui était vu à travers cet accord avec cette réécriture. Personne ne l’a compris ainsi.
Autre point, pourrait-il y avoir une problématique faisant que plus les salariés sont âgés,  moins ils ont d’augmentation, entraînant ainsi une sorte de discrimination liée à l’âge ? 

DRH : L’âge en soi n’est pas le bon critère pour vérifier qu’une augmentation individuelle a été attribuée car il est aussi question d’expérience. Il est possible d’être peu âgé et expérimenté comme très âgé et peu expérimenté dans son poste. Jusqu’à 60 ans, les pourcentages ne sont pas aux antipodes. J’ai donc envie de répondre non à cette question. Il n’y a pas d’écart important en termes de distributivité des augmentations individuelles entre les tranches d’âge moins de 35 ans, de 35 à moins de 45 ans, de 45 à moins de 60 ans. Effectivement, à partir de 60 ans, la sélectivité est plus forte. 
24 % des 60 à 65 ans ont eu une augmentation. 120 collaborateurs sont présents dans cette tranche d’âge. Les populations en dessous de cette tranche concentrent la plus grande population. Ainsi, entre 45 et 60 ans, il y a 1053 collaborateurs. 46 % de ces 1053 personnes ont eu une augmentation. Sur les 65 ans et plus, il est question de 6 collaborateurs uniquement. Sur les 6 personnes, 2 collaborateurs sont encore présents, les autres étant en arrêt. Il est donc question de 0 % d’augmentation sur 2 personnes. Il est possible d’y voir de prime abord une discrimination à travers ce pourcentage mais, lorsque nous regardons les 24 % appliqués aux 120 personnes, de nombreux collaborateurs entre 60 et 65 ans ont eu une augmentation. Les 50 % de collaborateurs qui n’ont pas eu d’augmentation est à relativiser avec la population concernée. 

CFDT : Le critère d’âge est aussi pertinent que de faire une comparaison entre les hommes et les femmes. Vos tranches ne sont pas identiques et n’ont pas la même durée. On voit tout de même une tendance à donner moins d’augmentation aux salariés les plus âgés. Il serait également intéressant de recroiser ces données avec l’ancienneté.  

DRH : En l’état de nos systèmes d’information, c’est compliqué car il faut retraiter l’ancienneté. Actuellement, nous avons seulement l’ancienneté dans l’entreprise et non pas l’expérience sur un poste et ce, même en dehors d’Auchan. 

CFDT : Aujourd’hui, aucun salarié de l’encadrement ne connaît son grade.  

DRH : Oui. Cela fait partie des chantiers de communication pour le début de l’année 2025. Le grade n’est pas un secret, il est communicable. Le repère de chacun est aussi communicable. Les managers doivent encore prendre de l’assurance pour la communication de ces informations. Nous allons déployer des dispositifs pour que les collaborateurs aient accès à leurs informations. 

CFDT : Les typologies telles que présentées par vos équipes jouent sur la dynamique de progression salariale. Le salarié doit savoir à quelle typologie il appartient. 

DRH : Il aura son repère avec son mini, sa médiane et son maxi. L’objectif est de donner, en euros et pour chacun, les repères de salaire. La communication qui convient sera faite pour que les collaborateurs comprennent comment les dispositifs de rémunération et d’évolution fonctionnement. 

CFDT : Sur la nouvelle RVE, nous devions avoir les informations en juin puis en septembre, quelle est la prochaine échéance pour avoir ces informations ? Nous trouvons inquiétant que cela prenne autant de temps pour déterminer une nouvelle RVE. Cela crée de l’inquiétude. 

DRH : En novembre. Nous travaillons et affinons le contenu de la RVE 2025. 

CFDT : Sur les personnes qui ne sont pas conformes aux attentes, il y a combien de PPA et combien n’ont pas de PPA ?  

DRH : Nous n’avons pas le suivi des PPA. Les RRH suivent leurs PPA mais nous n’avons pas sortis cet élément.  

Commentaire CFDT : C’était pourtant un des indicateurs classiques de la commission de suivi… 

CFDT : Je voulais revenir sur le distinguo au sujet des salaires entre l’augmentation collective et l’augmentation individuelle. L’article 1 de l’accord de 86, qui n’a pas été révisé, précise « les augmentations collectives ne s’appliquent plus à l’encadrement ». Il n’y a donc jamais eu d’augmentation collective pour l’encadrement depuis 1987. Ce ne sont que des augmentations individuelles.  

DRH : C’est ton interprétation. En NAO, il est bien dit une augmentation générale de l’encadrement. 

CFDT : Ce n’est pas une interprétation, c’est écrit dans l’article 1 de l’accord de 86. C’est pour cette raison que chaque personne est évaluée individuellement afin de savoir si elle tient ou non sa fonction.  

DRH : Il faut reprendre les NAO et la façon dont nous avons rédigé les nouveaux articles. Il est bien indiqué que s’il y a augmentation générale, dans ce cas, c’est l’ensemble de l’encadrement qui l’a, sauf ceux qui se trouvent en dessous des attentes. Par contre, pour l’individualisation, nous ne nous référons pas aux attentes.  

CFDT : Il n’y a rien qui est écrit comme tel dans l’accord des NAO. 

Commentaire CFDT : La DRH n'a pas respecté l'article 5.1 de l'accord sur l'individualisation des salaires de l'encadrement, qui dit que seuls ceux qui ne tiennent pas leur fonction pourraient ne pas être augmentés. La situation est choquante. Nous allons étudier les recours possibles.

 

Information consultation sur le projet de signature d’une convention Agefiph

CFDT : Pour l’AST (Adaptation des Situations de Travail), c’est l’Agefiph qui octroie un budget ? Nous ne prenons pas l’AST malgré le budget donné par l’Agefiph parce qu’il y a des contre parties ?

DRH : Les contre parties consistent à prendre en charge toutes les modalités de l’Agefiph, dont l’internalisation de ce que fait l’Agefiph. Nous n’avons pas les compétences en interne pour pouvoir le faire. Il y a aussi un risque de déperdition au niveau d’ARF car nous ne sommes pas assez équipés pour accompagner tous les magasins. L’Agefiph, même si nous avons un grand compte, continue d’avoir ce réseau en local pour pouvoir intervenir. Si nous prenons l’option AST, il n’y aura plus cette possibilité d’intervenir au local. Ce n’est pas une option qui nous permet de faire avancer notre accord handicap.  

CFDT : Est-ce que des entreprises prennent l’option AST ?  

DRH : C’est souvent le cas pour ceux qui sont sortis d’un accord agréé et qui ont encore une contribution importante. Ils vont devoir payer une amende. Cela permet donc d’amortir l’amende à verser. Ce n’est pas notre cas sur ARF. 

La CFDT donne un avis favorable


Point CP au 31 mai 2024

CFDT : Tous les repos antérieurs au 31 août qui n’étaient pas positionnés ont-ils été effacés ? Lorsqu’il y a un dépassement du forfait jour, cela devient des repos encadrement antérieur. Est-ce qu’au 31 août, les compteurs ont été écrêtés ? 

DRH : Ils sont toujours dans les outils. 
2155 collaborateurs avaient un droit à CP au 1er juin 2023. Cela se répartie à 20.9% entre 1 et 30 jours, 55.3% entre 31 et 42 jours et 23.7% pour plus de 42 jours. En 2023, 21.9% de la population avait entre 0.5 et 30 CP et 78.1% avec plus de 30 jours de CP contre 79% en 2024. Nous sommes stables. 
1703 collaborateurs avaient un droit à CP au 1er juin 2023, supérieur à 30 jours. 70% d’entre eux ont entre 30.5 et 42 CP, 28.4% entre 42.5 et 46 CP et 1.6% avec plus de 46 CP.
1192 collaborateurs avaient entre 30.5 et 42 CP. 483 collaborateurs avaient entre 42 et 46 jours de CP et 28 collaborateurs avaient plus de 46 jours de CP. 

CFDT : Au total, combien de jours de CP ont-ils été écrêtés ? 

DRH : Je n’ai pas calculé le nombre de jours mais le nombre de personnes ayant subi un écrêtage. Ainsi, 119 collaborateurs ont eu un écrêtage.
Je le note et vous l’enverrai. -> Nombre de jours écrêté sur 2024 : 743 jours (soit 3,5 équivalents temps plein travaillant gratuitement toute l’année)

 

Questions diverses

CFDT : Reclassement de Monsieur Salim B : vous nous aviez indiqué par mail en juillet qu'une nouvelle proposition allait lui être faite (manager vente appro). Pouvez-vous nous informer de la situation ? Est-ce que cela lui convient, a-t-il accepté ? Et sinon qu'en est-il ?

DRH : Le recrutement sur ce poste a été annulé. Nous avons notifié à Monsieur B son licenciement pour inaptitude le 09/09/2024. 

Commentaire CFDT : On est censé être sur du reclassement, pas sur une simple procédure de recrutement. La DRH ne fait guère d’effort, et le taux de reclassement est très mauvais…


CFDT : Déménagement des équipes AVISION en Centrale : vous nous aviez présenté ce projet en CSE du 4 octobre 2023, avec un planning prévisionnel courant 2024 (6 mois de travaux d'aménagement dans le CIS de la Centrale pour réaliser ce déplacement de l'équipe). Pouvez-vous nous informer de l'avancement ?

DRH : Le point a été abordé lors de la CSSCT de ce mois. Il a été décidé de déménager l'équipe au bâtiment H RDC à côté de CGMA. Cet emplacement permet de bénéficier de toutes les conditions requises par la CNPP ainsi que de lumière naturelle. Une livraison après travaux est prévue pour le deuxième semestre 2025.


CFDT :
Yves Claude laisse la main à Guillaume Darrasse, et va prendre sa retraite.
Il semblerait qu'il souhaite une prime de départ de 2 années de salaires pour ses 3 ans en tant que PDG d'AUCHAN.
Or :

-
le bilan d'AUCHAN ne s'est pas vraiment amélioré ces 3 dernières années
- AUCHAN est financièrement en mauvaise situation
- de nombreux projets et investissements qui seraient utiles ont été gelés
- une partie des salariés ayant tenu leur fonction, se sont pourtant vu n'avoir aucune augmentation de salaire en 2024
==> si les parachutes dorés ne sont pas une nouveauté, est-ce normal de demander une telle prime dans ce contexte ?
==> ne pensez-vous pas que cela va encore davantage dégrader le ressenti et la confiance des salariés envers leur entreprise ? (et le redressement d'AUCHAN nécessite une forte adhérence, une forte motivation de ses salariés, ce qui ne va pas aller en ce sens si cette prime est avérée)
==> quelle suite l'entreprise compte-t-elle donner à sa demande ?

DRH: Nous ne commenterons pas la presse. 

Commentaire CFDT : On ne demande pas un commentaire mais des réponses à nos questions. Par ailleurs, Auchan sait parfaitement démentir si besoin (exemple : https://www.lineaires.com/la-distribution/auchan-dement-d...).
Ici il n’y a pas eu de démenti concernant ces infos. Chacun se fera son avis.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

10/01/2024

Questions CFDT au CSE Auchan ARS/ARA du 13/12/2023

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Temps de déplacement

CFDT : Certains salariés sont appelés à voyager en France comme à l'étranger, avec des temps de trajet longs. Comment ce temps de trajet professionnel est-il pris en compte ?

DRH : Lorsque le temps de déplacement se déroule pendant les horaires habituels de travail du salarié, il est traité comme du temps de travail effectif et ne fait l’objet d’aucune compensation supplémentaire. Lorsque le temps de déplacement se déroule en dehors des horaires de travail du salarié, le PV de désaccord NAO 2014 prévoit que les temps de déplacement additionnels au temps de déplacement habituel entre le domicile et le lieu de travail du salarié fait l'objet d'une contrepartie en repos à hauteur de 25 % de ce temps additionnel. Ce temps additionnel doit être enregistré sur Concur pour pouvoir alimenter le compteur. 

CFDT : Pour compléter, la fois dernière, vous aviez dit qu’un sujet serait évoqué par rapport à ce temps de déplacement.  

DRH : Si vous parlez du F503, soit le « hors site », ce n’est pas la même chose. 

CFDT : C’est un peu lié car, dans certaines équipes, des managers demandent à ce qu’une personne qui va en déplacement sur un autre site ne pointe pas en « hors site ». Cela créé des problèmes. Il peut y avoir des déplacements, comme une personne qui va mettre trois heures pour se rendre sur un site et trois autres pour revenir. Comme elle ne met pas travail « hors site », sa journée n’est pas décomptée entière. 

DRH : Au contraire. C’est bénéfique pour lui, la journée est décomptée. 

CFDT : Non, il ne doit pointer qu’au moment où il arrive sur site et dépointer lorsqu’il quitte le site. Cela se passe ainsi dans certaines équipes. Cela pose un problème par rapport à cette consigne qui n’est pas la même partout. 

DRH : Ce sont des paramétrages dans e-tempo. Hier, j’ai vérifié avec l’équipe. Ce qui a été écrit est que, quand je mets du F503, c’est hors site Auchan. A priori, des consignes différentes sont données en Exploitation. Il faut que nous nous alignions, mais Laurent Doublé est en congés. Dès son retour, je dois positionner un rendez-vous avec l’Exploitation et Laurent, plus ARL, pour prendre une position commune et qu’elle soit claire dans l’ensemble de l’entreprise. A date, il y a des messages différents et divergents selon les entités. Nous avons le bon message par rapport à ce qui a été fait à l’origine. Est-ce que ce message doit perdurer ou non ? Nous devons nous poser pour en discuter. Les choses doivent être faites dans les règles et correctement. 

CFDT : Oui, mais il faut bien aussi que les gens aient leur journée de décomptée malgré des durées de déplacement importantes. 

DRH : Nous sommes bien d’accord. Comme c’est pendant son temps de travail, c’est du temps de travail effectif.
Il badge au moment de partir. S’il part à 5h du matin, il ne badge pas. Il fait du déplacement sur Concur, sur le temps additionnel. Le reste passe en temps de travail effectif selon ses horaires habituels de travail. C’est la règle à date pour que cela ne lui décompte pas six heures de journée alors qu’il en a fait bien plus. 

CFDT : Est-ce dans une note de service qui a été diffusée ? A défaut, une note de service pourrait-elle être largement diffusée ? 

DRH : Je ne pense pas qu’il y ait une note. Avant de faire une note de service, nous allons faire quelque chose de complet avec le hors site. S’il y a un souci quelque part, dites-nous où pour que nous repassions la consigne au manager. Ce sera plus simple. Je ne veux pas faire une note parcellaire, mais une note avec toute l’information et la bonne information.

 

Titres restaurant

CFDT : Concernant les titres resto des salariés d'Avision, vous nous avez répondu que pour bénéficier des TR il faut 10 jours/mois travaillés sans lieu de cantine, et que les samedi-dimanche travaillés ne permettent pas de l'atteindre. Mais ils travaillent aussi le soir jusqu'à 21h15 (horaires postés) et la Rotonde est fermée. Cela peut-il être pris en compte ?

DRH : Les titres restaurant ne peuvent être délivrés qu’en prenant en compte le temps du midi. Un salarié travaillant la nuit ne lui permet pas de bénéficier de ces titres. Par conséquent, nous restons sur la position initiale -10 jours sans cantine si on compte uniquement samedi-dimanche.

 

Franchise

CFDT : Y a-t-il des nouvelles concernant le développement de la franchise ?

DRH : Depuis le comité européen il n'y a pas d'autre information sur la franchise. Dès que le sujet évoluera les informations seront partagées dans un premier temps au CCSE exploitation puis dans les autres CSE. 

CFDT : Par rapport à l’objectif ambitieux qui avait été donné, notamment au CCSE de l’Exploitation, depuis le salon de la franchise (en mars), le fait est qu’il ne se passe rien. Nous n’avons pas d'informations.

DRH : A date, je sais qu’il y a des contacts au salon de la franchise. Cependant, ce n’est pas parce qu’il y a un contact qu’il y a du mouvement un ou deux mois après. Le potentiel franchisé peut changer de franchiseur. Il y a des contacts. J’ai entendu qu’ils qualifiaient les contacts. Les basculent devraient arriver lors des fins de contrats de franchise en cours, ou pas. Nous n’avons pas plus d'informations. 

CFDT : Savons-nous le volume de contact ? Sont-ce plus des supers, des hypers ? 

DRH : Je l’ignore. Comme vous, nous avons eu des informations lors du salon de la franchise. Depuis, nous n’avons rien eu.
 

Pesticides

CFDT : Une très grande majorité des ananas que nous vendons en France sont en provenance du Costa Rica, que ce soit pour les ananas entiers ou les ananas vendus au crownless (sans plumet). Il apparaît de plus en plus clairement, que la culture des ananas provoque des dégâts environnementaux considérables au Costa Rica (https://www.vice.com/en/article/g5ykbx/supermarket-pineapples-toxic-pesticides). Par ailleurs, des médias anglo-saxons ont affirmé que des produits vendus au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas ne respectaient pas les réglementations européennes au niveau des pesticides (notamment présence de Chlorothalonil, un fongicide interdit). Avons-nous effectué des tests indépendants sur les ananas vendus en magasins afin d'anticiper un scandale sanitaire qui pourrait arriver jusqu'à nous ?

DRH : Dans le but de se prémunir de ce genre de problème, Auchan a mis en place un plan d'analyse des résidus de pesticides, l’un des plus importants de la GMS avec plus de 1 200 analyses par an sur les différents produits que nous commercialisons. Sur ce plan, nous relevons environ 1 % (tout produit confondu) de non-conformité à la réglementation. Ce plan est constitué en fonction de différents paramètres dont les risques que ce soit dû à l'origine ou médiatiques et l’historique de non-conformité. Ce plan important s'ajoute aux analyses effectuées par nos fournisseurs qui doivent se conformer aux limites de résidus de l’Union Européenne, aux analyses effectuées par les douanes à l’entrée sur le territoire Européen et à ceux de l’administration anglaise. A ce jour, aucune analyse n'a montré la présence de résidu de pesticide sur ce produit et cette origine et aucun rejet à la frontière n’a été opéré par l’administration. Dans le même temps et dans la lignée de la politique de l'entreprise d'être toujours plus proche de la production, notre bureau d’achat via Zenalco (bureau d’achat en Espagne) travaille pour réduire au maximum les intermédiaires et donc d’être le plus en direct possible avec le producteur. Ce qui permet également d'avoir un œil, une maîtrise et une exigence plus forte vis-à-vis de la production dans ces pays. Au-delà des analyses pesticides et à l'image de ce que nous faisons dans nos produits filière « Cultivons le Bon », Auchan montre que le sujet des pesticides et de leur impact sur l’environnement est important pour lui (suivi des fréquences de traitement, en favorisant l’utilisation de méthodes non chimiques, black liste des pesticides...). 

Evaluation professionnelle

CFDT : La fiche de poste Expert Fonctionnel SI, n'existerait plus depuis 2 ans (ainsi que la grille apparemment). Comment ça se passe pour les évaluations de tenue de fonction et l'enjeu RVE ?

DRH : La DSI ne faisant pas exception, nous pratiquons la même politique que pour les autres fonctions qui ne sont plus dans la cible organisationnelle. Sur ce métier, quatre salariés sont encore affectés, deux partent en retraite en 2024. Les quatre n’ont pas signé leur avenant de changement de fonction lors de la mise en place de l’organisation de la DSI en mars 2022. Dans ce cas, la grille est gelée et non revalorisée. Si un changement de tenue de fonction a lieu, nous appliquons l’enjeu de RVE de la grille gelée.

CFDT : Lors d'un changement de métier en cours d'année ayant un enjeu RVE plus important, comment se gère le calcul final ?

DRH : On applique la nouvelle RVE. Il y a eu une époque où nous appliquions au prorata. Maintenant, quand nous changeons pour un nouvel enjeu dans l’année, c’est le nouvel enjeu qui s’applique.  

Communication

CFDT : Les changements de la haute direction d'Auchan (ex. : l'arrivée de Serge Papin, le départ d'Edgard Bonte et l'arrivée d'Antoine Grolin) : A nouveau, nous avons appris cela par la presse, et même après coup, aucune information/explication ne sont redescendues aux salariés, ce qui nous donne le sentiment d'une déconsidération (car forcément ce genre de changement intéresse le salarié), pourquoi ?

DRH : Les nominations/changements dans cette sphère ne relèvent pas de notre compétence. Nous avons appris l'information en même temps que vous dans la presse. Qui plus est, a date la nomination de Serge Papin n'est pas confirmée/officialisée en interne. 

CFDT : Il reste dommage qu’il n’y ait pas une information avant. A une époque, ce type d’information était redescendu aux salariés. Les salariés ne se sentent pas vraiment considérés avec un tel fonctionnement, quand ils découvrent leurs dirigeants dans la presse. 

DRH : Je ne le nie pas. Il n’y a aucune information officielle à date. 

CFDT : Le départ d’Edgar Bonte est officiel. Non ?

DRH : Comme vous, je n’ai pas d’autre information. Il n’y a pas eu de note ou de confirmation. Il n’y a pas eu d’information. Je l’ai moi aussi appris par la presse. Si j’avais d’autres informations, vous les auriez. Quand j’en aurais, si j’en ai, vous les aurez. 

 

Températures dans les bureaux et travaux

CFDT : Par rapport aux basses températures des plateaux (situation qui s'est améliorée récemment, merci), vous indiquiez qu'il y aurait des relevés réguliers afin de vérifier ces températures. Pouvez-vous svp nous préciser comment seront faites ces vérifications (quels plateaux, à quelles heures, pendant une période de quelle durée ?) et comment seront communiqués les résultats (dans tous les cas a minima cela pourrait-il être communiqué régulièrement aux membres de la CSSCT et du CSE) ?

DRH : Un relevé de température est réalisé par l'équipe technique accompagnée de temps en temps par une personne du pôle santé. Le relevé se fait au milieu du plateau, près des fenêtres. Il est réalisé 3 fois sur la journée 8h30-13h30 et 16h30. Pour l'instant il est fait au 5ème étage sur le plateau et les satellites. Les relevés n'ayant pas entraîné de remarque particulière, ils ne sont pas amenés à perdurer dans le temps. En dehors des températures, un premier constat a été fait. Un mauvais réglage des thermostats (-1 au lieu de +1) pourrait expliquer la sensation de froid. Le point est à l’ordre du jour du CSSCT du 14 décembre.

CFDT : Concernant les travaux estimés nécessaires, vous nous indiquiez qu'une enveloppe était allouée chaque année et que ces travaux étaient sur des critères de vétusté et de criticité, ainsi que basés sur l'avancée du Flex-office. Mais nous n'avons pas eu le listing de ces travaux, avec donc les estimations de ces critères, les coûts associés, le planning envisagé. Pouvez-vous nous présenter cela svp ?

DRH : Une présentation des travaux réalisés est faite en CSSCT une fois par an par l'équipe des services généraux. Un suivi est fait à chaque CSSCT sur les avancements.
 

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien