22/04/2008
Les résultats d'Auchan sont-ils vraiment pénalisés par la France et les frais de personnel ?!
La direction du groupe attribue l'érosion du cash flow à une conjonction de facteurs au niveau France dont la hausse des frais de personnel.
En répétant régulièrement que les deux tiers des coûts de fonctionnement sont constitués par les frais de Personnel, on voit très bien où la direction cherche à en venir, et le but à atteindre.
A contrario, l'expert comptable du CCE (depuis 1993) fait dans son dernier rapport : « une analyse beaucoup plus nuancée que le simple constat éculé et réducteur des poids des frais de Personnel dans le compte de résultat d'Auchan France. D'autant que ce poids des 2/3 des coûts de fonctionnement vient alimenter la notion de services mis en avant par Auchan. »
Et de continuer :
« Il est très exagéré de mettre en avant les frais de Personnel au travers des salariés d'Auchan France qui ont été les banquiers du développement à l'international et dans un même temps de se féliciter des résultats à l'étranger sachant qu'Auchan France représente toujours un poids important dans la contribution des résultats du Groupe (plus de 50%). »
Le personnel coûte : Certes, mais n'est-il pas la véritable ressource de notre enseigne ?
Nous savons pertinemment que tous les leviers sont dans les mains de l'Actionnaire principal à travers sa Société elle-même Holding de la société mère d'Auchan France : la SAS Auchan Hyper, et la société de tête ouverte : SA Groupe Auchan.
A partir de là, tous les résultats ont été impactés par des considérations de rentabilité financière de notre Actionnaire principal et de son désir de développement et de ses règles d'endettement.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas réagir à une baisse du résultat d'Auchan France, mais il est plus que maladroit d'en imputer la responsabilité à la charge salariale.
Auchan France fait toujours des résultats positifs. Et ce sont ces résultats qui ont financé et financent toujours le développement du Groupe, et cela sans en percevoir les produits financiers.
Idem pour les divers frais et charges supportés par Auchan France, et non refacturés.
Les comptes d’exploitation et de finance de notre société en sont impactés et influencés négativement.
En positif, il ne faudrait pas oublier l’ensemble des services et travaux de hautes qualités fournis par Auchan France, donc par ses salariés, au Groupe et à l’international.
A ce constat, il nous est répondu que le développement à l'international est indispensable, et qu'Auchan France serait en plus grande difficulté si celui-ci n'avait pas été effectué.
Nous sommes en partie d’accord.
Mais pour finir de citer l’expert :
« Il semble qu'un équilibre financier plus grand entre la France et l'international pourrait être respecté, en renvoyant par exemple dans notre résultat financier les retombées financières positives du développement à l'international que nous avons financé. »
L’Actionnaire principal a eu une augmentation de 70% de sa fortune professionnelle en 2 ans.
C’est très bien.
Mais nous aussi, défendons notre travail et notre pouvoir d’achat !
08:15 Publié dans Auchan international, Comité Central d'Entreprise | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : expert, frais de personnel, mulliez, marges, chiffre d'affaires, bénéfice, fortune
01/11/2007
Déclaration CFDT au CCE du 16/10/07
Les sections CFDT Auchan s’inquiètent des conséquences relatives à la libéralisation de la grande distribution.
La 1ère expérience en 2004 de la baisse des marges arrières sans bouclier social (voir article de Marianne : "Quand Auchan cible l'ex-ministre Sarkozy"), à vu fleurir 2 plans sociaux.
Nous avions alertés à l’époque.
Nous ne nous opposons pas à la suppression des marges arrière et à ses répercussions en matière de gain de pouvoir d’achat, cependant cela ne doit pas se traduire par une pression supplémentaire sur les salariés et l’emploi.
A l’heure où le Développement Durable est devenu un incontournable, nous exigeons des garanties indiquant que les pratiques du moins disant social et environnementales ne serviront pas à réguler ces pertes de profit.
Ce n’est pas aux salariés de payer la note de la remise à niveau des abus pratiqués par le passé par les firmes de la grande distribution en pervertissant la loi Galland qui visait à garantir les emplois.
Attention à la vision du tout gratuit et à la guerre des prix, qui a par le passé généré des pertes massives d’emplois (17000 en Hollande), des salariés de plus en plus pauvres, achetant des produits pour rien, cela finit surtout par générer du chômage.
Pour la CFDT "le premier élément du pouvoir d'achat, c'est d'avoir un emploi et un salaire conséquent".
07:35 Publié dans Comité Central d'Entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : salaires, galland, marges, plan social
30/10/2007
Auchan prévoit une baisse de 10% de son bénéfice net en 2007
Le président du groupe de distribution Arnaud Mulliez dénonce les hausses de tarifs exigées par les industriels et réclame une véritable rupture dans les règles régissant les relations industrie-commerce
Le groupe de distribution Auchan France, qui enregistre une baisse de sa rentabilité depuis 2004, devrait voir son bénéfice net reculer de "plus de" 10% cette année, a prévenu son président Arnaud Mulliez, dénonçant les hausses de tarifs exigées par les industriels.
"Nous prévoyons une baisse supérieure à 10% de notre résultat net cette année" en France, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse sur la réforme de la loi Galland. "Notre rentabilité baisse depuis 2004", a ajouté Philippe Baroukh, directeur général de Auchan France.
"Si on a de la croissance on pourra jouer sur nos marges et faire baisser les prix. Il faut déverrouiller ce pays, oxygéner le commerce", a lancé Arnaud Mulliez, en réclamant une libéralisation de l'urbanisme, l'ouverture dominicale et la possibilité de vendre des produits pharmaceutiques et de la parfumeries de grandes marques.
Les distributeurs et industriels avaient signé en 2004 un accord qui prévoyait des baisses de prix sur les produits de grandes marques. La déflation s'est accélérée début 2005, après une première réforme de la loi Galland sur la revente à perte qui accorde une plus grande liberté aux distributeurs pour baisser leur prix. Cependant, les distributeurs n'ont de cesse de dire que ces baisses s'effectuent au détriment de leurs marges, car les industriels continuent d'augmenter leurs tarifs.
Plusieurs industriels, dont le géant agroalimentaire Danone, ont d'ailleurs annoncé des hausses de leurs tarifs de plus de 10% d'ici fin novembre, en raison de la flambée des cours des matières premières agricoles.
Ils menacent de ne pas livrer si les hausses de prix qu'ils réclament ne sont pas acceptées tandis que certains distributeurs brandissent le spectre du déréférencement.
(source AFP)
19:20 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marges, bénéfice, Galland





