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29/09/2011

Analyse des comptes du 1er semestre 2011 de Groupe Auchan

Analyse des comptes par Benoit Boussemart expert en économie http://richessem.eklablog.com


Les comptes consolidés de Groupe Auchan à fin juin se présentent comme suit : télécharger le tableau.

Le bilan de groupe Auchan apparaît très solide ; et va en s’améliorant entre 2009 et 2011, nonobstant une politique d’investissement soutenue.
Cette politique d’investissement se remarque par l’accroissement du poste des immobilisations d’exploitation : il n’y a pas de détail en publication semestrielle, mais les immobilisations d’exploitation corporelles (ce qui est investit dans les terrains, bâtiments hypers ou supers, matériels et équipements des magasins …) se sont accrues en valeur nette de plus de 400 M€, après une politique d’amortissement assez soutenue. Cette politique d’investissement se remarque dans l’état du parc des hypers et des supers, avec de nombreuses ouvertures, sans oublier les « relooking » (passage d’Atac à Simply Market, par exemple), et l’apparition de nouveaux formats (comme les « drive »).

Cette politique d’investissement est financée par l’accroissement des fonds propres pour l’essentiel (en sachant qu’il existe à ce niveau consolidé des effets de valorisation) ; dont une partie tient aux bénéfices du groupe.
De fait, les dettes à long et moyen terme diminuent entre les 1ers semestres 2009 et 2011, de manière assez sensible. Comme les dettes à court terme sont stables, avec une amélioration des liquidités, l’endettement global du groupe Auchan diminue, et ceci de manière significative. Entre 2009 et 2011, le total de l’endettement net rapporté aux fonds propres baisse de 62,1% à 43,3%. Le groupe est donc très solide financièrement.

La donne sur la diminution des délais de paiement aux fournisseurs n’a pas eu trop d’impact sur la structure du groupe. Les fournisseurs sont en même temps des « financeurs » du groupe. Ceci est logique, car le groupe n’opère pas qu’en France.
Il ne faut jamais oublier que tant qu’une dette n’est pas remboursée (et payée), elle est une ressource pour le groupe qui en bénéficie.
La grande distribution dispose donc – et c’est une évidence de longue date – de fournisseurs/financeurs. Le groupe Auchan en reste une bonne illustration.

Conclusion de la structure financière : tout va bien.
Le groupe Auchan ne contribue pas trop à l’endettement généralisé du système.

Au niveau du compte de résultat (télécharger le tableau), les ventes progressent fortement ; par contre, les indicateurs de performance se tassent, sans être pour autant mauvais. De fait, ce tassement se produit dès le niveau de marge commerciale rapportée au chiffre d’affaires, qui perd 0,3 points. Ces 0,3 points en moins se retrouvent sur l’excédent brut d’exploitation (qui passe de 4,9% à 4,6% du chiffre d’affaires), sur l’Ebitda et la capacité d’autofinancement (- 0,4 points). En revanche, le résultat net s’améliore, mais par impact de la plus-value réalisée sur l’opération chinoise. Cet impact n’est que partiel. Sauf catastrophe du capitalisme mondial (et rien n’est à exclure dans la situation actuelle), Groupe Auchan devrait terminer son exercice 2011 avec de bons résultats.

29/09/2010

Les comptes du premier semestre 2010 de Groupe Auchan

Nous retranscrivons ci-dessous l'analyse de Benoit Boussemart, économiste et auteur du livre "La richesse des Mulliez", concernant les comptes du premier semestre 2010 de Groupe Auchan.
Comme nous le disions précédemment, Groupe Auchan se porte très bien.
Pour mémoire, voir notre article sur les résultats de Groupe Auchan au 1er semestre 2009.


Comptes du premier semestre 2010
Rappel : les comptes consolidés reprennent l’ensemble des sociétés sous le holding Groupe Auchan SA, donc les 4 composantes Auchan Hyper, ISMS (les supers), Immochan et Banque Accord.


Ces comptes consolidés semestriels sont une image à un moment donné de la situation du groupe. Aussi bien l’activité (compte de Résultat) que les données du patrimoine (bilan) ne donnent qu’une idée partielle du groupe. Rien d’évident pour l’activité : il ne suffit pas de multiplier par 2 les données d’un semestre pour avoir une idée de ce que sera l’année 2010. Et il en va de même pour le bilan.

Les informations sont les suivantes sur les 2 dernières années :

 

Groupe Auchan

Résultat consolidé semestriel

En millions d’euros

Variations 10/09

En % du CA HT

2009

2010

M€

En %

2009

2010

A = Chiffre d’affaires

18 692

19 959

1 267

6,8

100,0

100,0

  Achats de marchandises

+/- Variations de stocks

13 891

309

15 068

99

1 177

- 210

8,5

- 68,0

74,3

1,7

75,5

0,5

B = Prix de revient

14 200

15 167

967

6,8

76,0

76,0

A-B = Marge commerciale

- Autres frais généraux

4 492

1 397

4 792

1 458

300

61

6,7

4,4

24,0

7,5

24,0

7,3

= Valeur Ajoutée

- Charges de personnel

3 095

2 207

3 334

2 359

239

152

7,7

6,9

16,6

11,8

16,7

11,8

= Excédent Brut d’Exploitation

+ Autres produits d’exploitation

- Intérêts financiers

+/- Change

+ Produits financiers

888

86

- 118

28

975

98

- 55

- 24

30

87

12

63

- 24

2

9,8

14,0

- 53,4

n.s.

7,1

4,8

0,5

- 0,6

0,1

4,9

0,5

- 0,3

- 0,1

0,2

= CAF courante

- Impôts sur les sociétés

+/- Résultats soc. en équivalence

884

82

- 47

1 024

187

- 7

140

- 105

40

15,8

x 2,3

- 85,1

4,7

0,4

- 0,3

5,1

0,9

- …

= Capacité d’autofinancement

- Dotations aux amortissements

+/- Autres provisions nettes

755

588

- 12

830

569

- 13

75

19

- 1

9,9

- 3,2

8,3

4,0

3,1

- 0,1

4,2

2,9

- 0,1

= Résultat net comptable

155

248

93

60,0

0,8

1,2

Dont groupe

Dont minoritaires

143

12

230

18

87

6

60,8

50,0

0,8

0,1

1,2

0,1

Détail du chiffre d’affaires :

- Hypers

- Supers

- Immobilier

- Banque

- Autres activités

 

14 868

3 252

223

220

208

 

15 958

3 400

239

218

226

 

1 090

148

16

- 2

18

 

7,3

4,6

7,2

- 0,9

8,7

 

79,2

17,3

1,2

1,2

1,2

 

79,6

17,0

1,2

1,1

1,1

 

Principales remarques :

 

Activité.

Le groupe poursuit sa croissance : interne (ouvertures d’hypers et de supers, sauf en France et en Italie) et externe (rachats des intérêts minoritaires).

Il y a 49 hypers de plus au niveau mondial, mais 3 supers de moins. La France progresse en hypers (124, contre 123) et diminue en supers (de 297 à 278). Ce qui pénalise l’évolution du nombre de supers ; cette évolution est liée au passage à l’enseigne Simply Market.

Le CA global consolidé HT augmente de 6,8%.

Les hypers représentent 79,2% du CA consolidé en 2009, et 79,6% en 2010.

Le CA des supers est passé de 3,252 Mds€ HT en 2009 à 3,4 Mds€ en 2010.

Immochan poursuit sa croissance au niveau mondial : de 223 à 239 M€, soit +7,2%.

Enfin, Banque Accord passe de 220 à 218 M€ en consolidation, soit - 0,9%. La crise financière est passée par là.

 

Performances.

Entre 2009 et 2010, la marge commerciale semestrielle est confortée, à 24% du chiffre d’affaires consolidé (contre 23% pour les 1ers semestres 2007 et 2008). Cette évolution est renforcée sur l’ensemble du compte de résultat par une légère diminution des autres frais généraux, une stabilisation du poids relatif des charges de personnel, et une diminution des charges financières. En tenant compte de la progression du chiffre d’affaires (+ 6,8%), ces performances permettent de dégager davantage de profits.

Au niveau de l’exploitation, les autres frais généraux diminuent de 0,2 point entre 2009 et 2010 ; la valeur ajoutée gagne en conséquence 239 M€, soit 7,7% sur le semestre.

Les charges de personnel (qui comprennent les salaires, les cotisations sociales, l’intéressement, la participation …) augmentent moins rapidement (6,9%) que la valeur ajoutée ; ce qui entraîne une hausse de l’excédent brut d’exploitation de 9,8%.

La bonne performance d’ensemble du groupe est à souligner. Compte tenu de la diminution des charges financières (- 33%, charges nettes de change comprises), la CAF courante augmente entre 2009 et 2010 de 140 M€, soit + 15,8% entre les deux semestres. Il n’est ici nulle question d’éléments exceptionnels (et notamment de la prise en compte des résultats des sociétés en équivalence : Tintin breton a encore frappé, et il est toujours aussi fâché avec les données financières !!! ; il faut dire qu’il ne fait que prendre pour argent comptant les commentaires de la direction – autant lire le rapport de cette dernière sur le site de Groupe Auchan).

La capacité d’autofinancement est à la hausse de 75 M€ ; elle bénéficie certes du moindre impact des mauvais résultats des sociétés en équivalence ; mais elle est en revanche pénalisée par une forte augmentation de l’impôt sur les bénéfices (multipliés par 2,3). Ce qui n’empêche pas le résultat net de progresser de 60%, avec des amortissements qui restent lourds (impact des investissements).

Au final, le résultat net comptable s’établit à 248 M€, soit 1,2% du chiffre d’affaires semestriel (contre 0,8% le semestre 2009, 1% le semestre 2008, et 1,1% le semestre 2007). C’est donc la meilleure performance des 4 dernières années.

 

Ce qui n’empêche nullement la direction du groupe de jouer au chœur des pleureuses, attirant d’ores et déjà l’attention sur les résultats du semestre à venir, qui pourraient être moins bons.

 

Les données du bilan consolidé

 

Données fin de semestre

2008

2009

2010

  Fonds propres

+ Provisions pour risques et charges

+ Dettes financières à plus d’un an

6 877

408

3 328

7 263

401

3 720

8 036

389

3 287

A = Capitaux permanents

10 613

11 384

11 712

  Immobilisations d’exploitation

+ Immobilisations financières

14 181

560

14 665

543

15 287

621

B = Actifs immobilisés

14 741

15 208

15 908

A - B = Fonds de roulement

- 4 128

- 3 824

- 4 196

  Stocks

+ Clients

- Fournisseurs

+/- Créances et dettes diverses

2 975

301

6 239

- 889

2 802

347

5 574

- 607

3 115

327

5 993

- 737

C = Besoin en Fonds de Roulement

- 3 852

- 3 032

- 3 288

  Liquidités

- Dettes financières à court terme

1 473

1 749

1 064

1 856

866

1 774

D = Trésorerie

- 276

- 792

- 908

C + D = Fonds de roulement

- 4 128

- 3 824

- 4 196

 

Rappelons qu’une structure financière est une image à un moment donné. Elle peut donc être affectée par les périodes de soldes, de fêtes de fin d’année etc.

 

La comparaison des 3 semestres montre que le groupe s’est notablement renforcé : accroissement très net des immobilisations (lié à la politique de croissance) et des capitaux permanents. Ces derniers se renforcent surtout au niveau des fonds propres (+ 1,16 Mds d’euros entre 2008 et 2010), l’endettement financier à long et moyen terme étant assez stable sur cette période.

Sur courte période, entre 2009 et 2010, l’endettement financier à long et moyen terme diminue de 3 720 à 3 287 M€ ; et l’endettement net (trésorerie comprise) passe de 4 512 M€ à 4 195 M€. A titre de comparaison, l’endettement net du groupe Casino fin 1er semestre 2010 était de 5 368 M€, et celui de Carrefour de 11 264 M€ pour respectivement 13 589 M€ et 43 733 M€ de chiffre d’affaires. De loin, Groupe Auchan a la meilleure structure financière : rapportée au chiffre d’affaires semestriel consolidé, l’endettement financier net ne représente que 21% pour Groupe Auchan, contre 25,8% pour Carrefour et 39,5% pour Casino.

 

CONCLUSION SUR LES COMPTES CONSOLIDES

Le groupe se porte très bien. Il capitalise les gains de sa stratégie de croissance, qui ne se fait pas à marches forcées et avec des taux de rentabilité très élevés (qui sont les objectifs des groupes liés à la finance).

 

Le modèle de l’hyper est loin d’être « mort ».

Le Chiffre d’affaires consolidé semestriel de Carrefour n’a augmenté que de 5,8% entre 2010 et 2009, et le résultat net n’atteint que 130 M€ ! (l’enchantement des clients tarde à se traduire en monnaie sonnante et trébuchante).

http://richessem.eklablog.com/article-41-les-comptes-du-p...

08/10/2009

Notes sur le rapport financier de Groupe Auchan au 1er semestre 2009

Lors du comité de groupe du 30 septembre, le rapport financier nous a été présenté.

Voici les constats que nous faisons sur la situation économique de Groupe Auchan au 1er semestre 2009 :

 

La croissance du groupe se poursuit avec l’augmentation du parc des hypers (+11) et des supers (+9).

A souligner sur la ventilation de l’activité, l’augmentation des produits des activités ordinaires des hypers (+1,4%) par rapport à la diminution des supers (-5,1%).

 

L’internationalisation est de plus en plus forte : cf Ukraine, Roumanie et l’investissement aux Emirats…

Au premier semestre 2008, on a en % du CA :

- France = 50%

- Europe Occidentale = 29%

- Autres pays = 21%

En 2009, l’évolution est importante :

- la France passe à 47%

- l’Europe Occidentale est stable à 29%

- les autres pays augmentent à 24%.

 

A noter la distribution d’un dividende de 100,163 M€ sur les 221,343 M€ de résultat net de Groupe Auchan (attention : ce sont les données holding et non pas consolidées).

Groupe Auchan a obtenu sans problème un emprunt obligataire de 1 milliard d’euros, et complété à hauteur de 800 M€ des facilités de crédit à 5 ans. Le groupe dispose d’un matelas de lignes de crédit non utilisées de 3,7 milliards d’euros.

Ce tableau montre que les performances du groupe sont bien orientées :

- le chiffre d’affaires progresse de 0,4% ;

- la marge commerciale augmente de près de 5% ;

- les autres charges externes sont maîtrisée (la hausse est du même niveau que la marge commerciale) ; par contre, les autres produits et charges sont en diminution. Il en résulte une hausse de la valeur ajoutée estimée de 4,4% ; soit beaucoup plus que la hausse du CA. Excellente performance.

- le coût du personnel n’augmente que de 2,4% ; il faut également tenir compte de la hausse (mais sur des sommes beaucoup moins significatives) de la participation et de l’intéressement et du personnel extérieur. Au total, le coût de l’emploi passe de 2 151 M€ à 2 207 M€, soit une hausse de 2,6% ; soit beaucoup moins que la valeur ajoutée. Donc, l’excédent brut d’exploitation est en hausse de 8,8%.

- le coût de l’endettement est contenu (+ 4,3%), au même niveau que la valeur ajoutée (+ 4,4%).

 

Par contre, le bénéfice net du groupe (155 M€) au premier semestre 2009 diminue de 30 M€ par rapport à 2008 (185 M€) pour deux raisons :

-          le résultat des sociétés mises en équivalence se dégrade fortement. Sur les 44 M€ de perte constatées sur les sociétés en équivalence, 37 M€ concernent la dépréciation du « goodwill » de la filiale ukrainienne. Rien à voir donc avec l’activité d’Auchan en France !!!

Et malgré cela, la capacité d’autofinancement passe de 588 M€ à 646 M€, soit + 9,9%.

- l’autre source de perte se situe au niveau des provisions. Sur les 90 M€ de provisions nettes, il y a 57 M€ de dépréciation sur les opérations de crédit. C’est l’impact très clair de la crise mondiale.

 

Sans ces deux éléments, le résultat du premier semestre 2009 aurait été de 155 + 37 + 57 = 249 M€ ; soit bien plus que le résultat du premier semestre 2008, à savoir 185 M€.

 

En définitive ; pas de soucis majeurs sur les résultats du premier semestre pour le groupe.

22/04/2008

Les résultats d'Auchan sont-ils vraiment pénalisés par la France et les frais de personnel ?!

La direction du groupe attribue l'érosion du cash flow à une conjonction de facteurs au niveau France dont la hausse des frais de personnel.

En répétant régulièrement que les deux tiers des coûts de fonctionnement sont constitués par les frais de Personnel, on voit très bien où la direction cherche à en venir, et le but à atteindre.

A contrario, l'expert comptable du CCE (depuis 1993) fait dans son dernier rapport : « une analyse beaucoup plus nuancée que le simple constat éculé et réducteur des poids des frais de Personnel dans le compte de résultat d'Auchan France. D'autant que ce poids des 2/3 des coûts de fonctionnement vient alimenter la notion de services mis en avant par Auchan. »

Et de continuer :
« Il est très exagéré de mettre en avant les frais de Personnel au travers des salariés d'Auchan France qui ont été les banquiers du développement à l'international et dans un même temps de se féliciter des résultats à l'étranger sachant qu'Auchan France représente toujours un poids important dans la contribution des résultats du Groupe (plus de 50%). »

Le personnel coûte : Certes, mais n'est-il pas la véritable ressource de notre enseigne ?

Nous savons pertinemment que tous les leviers sont dans les mains de l'Actionnaire principal à travers sa Société elle-même Holding de la société mère d'Auchan France : la SAS Auchan Hyper, et la société de tête ouverte : SA Groupe Auchan.

A partir de là, tous les résultats ont été impactés par des considérations de rentabilité financière de notre Actionnaire principal et de son désir de développement et de ses règles d'endettement.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas réagir à une baisse du résultat d'Auchan France, mais il est plus que maladroit d'en imputer la responsabilité à la charge salariale.

Auchan France fait toujours des résultats positifs. Et ce sont ces résultats qui ont financé et financent toujours le développement du Groupe, et cela sans en percevoir les produits financiers.
Idem pour les divers frais et charges supportés par Auchan France, et non refacturés.

Les comptes d’exploitation et de finance de notre société en sont impactés et influencés négativement.

En positif, il ne faudrait pas oublier l’ensemble des services et travaux de hautes qualités fournis par Auchan France, donc par ses salariés, au Groupe et à l’international.

A ce constat, il nous est répondu que le développement à l'international est indispensable, et qu'Auchan France serait en plus grande difficulté si celui-ci n'avait pas été effectué.
Nous sommes en partie d’accord.
Mais pour finir de citer l’expert :
« Il semble qu'un équilibre financier plus grand entre la France et l'international pourrait être respecté, en renvoyant par exemple dans notre résultat financier les retombées financières positives du développement à l'international que nous avons financé. »

L’Actionnaire principal a eu une augmentation de 70% de sa fortune professionnelle en 2 ans.
C’est très bien.
Mais nous aussi, défendons notre travail et notre pouvoir d’achat !

01/11/2007

Déclaration CFDT au CCE du 16/10/07

Les sections CFDT Auchan s’inquiètent des conséquences relatives à la libéralisation de la grande distribution.

La 1ère expérience en 2004 de la baisse des marges arrières sans bouclier social (voir article de Marianne : "Quand Auchan cible l'ex-ministre Sarkozy"), à vu fleurir 2 plans sociaux.

Nous avions alertés à l’époque.

Nous ne nous opposons pas à la suppression des marges arrière et à ses répercussions en matière de gain de pouvoir d’achat, cependant cela ne doit pas se traduire par une pression supplémentaire sur les salariés et l’emploi. 
 
A l’heure où le Développement Durable est devenu un incontournable, nous exigeons des garanties indiquant que les pratiques du moins disant social et environnementales ne serviront pas à réguler ces pertes de profit.  
Ce n’est pas aux salariés de payer la note de la remise à niveau des abus pratiqués par le passé par les firmes de la grande distribution en pervertissant la loi Galland qui visait à garantir les emplois. 
Attention à la vision du tout gratuit et à la guerre des prix, qui a par le passé généré des pertes massives d’emplois (17000 en Hollande), des salariés de plus en plus pauvres, achetant des produits pour rien, cela finit surtout par générer du chômage.

Pour la CFDT "le premier élément du pouvoir d'achat, c'est d'avoir un emploi et un salaire conséquent".

30/10/2007

Auchan prévoit une baisse de 10% de son bénéfice net en 2007

Le président du groupe de distribution Arnaud Mulliez dénonce les hausses de tarifs exigées par les industriels et réclame une véritable rupture dans les règles régissant les relations industrie-commerce 

Le groupe de distribution Auchan France, qui enregistre une baisse de sa rentabilité depuis 2004, devrait voir son bénéfice net reculer de "plus de" 10% cette année, a prévenu son président Arnaud Mulliez, dénonçant les hausses de tarifs exigées par les industriels.

"Nous prévoyons une baisse supérieure à 10% de notre résultat net cette année" en France, a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse sur la réforme de la loi Galland. "Notre rentabilité baisse depuis 2004", a ajouté Philippe Baroukh, directeur général de Auchan France.

"Si on a de la croissance on pourra jouer sur nos marges et faire baisser les prix. Il faut déverrouiller ce pays, oxygéner le commerce", a lancé Arnaud Mulliez, en réclamant une libéralisation de l'urbanisme, l'ouverture dominicale et la possibilité de vendre des produits pharmaceutiques et de la parfumeries de grandes marques.

Les distributeurs et industriels avaient signé en 2004 un accord qui prévoyait des baisses de prix sur les produits de grandes marques. La déflation s'est accélérée début 2005, après une première réforme de la loi Galland sur la revente à perte qui accorde une plus grande liberté aux distributeurs pour baisser leur prix. Cependant, les distributeurs n'ont de cesse de dire que ces baisses s'effectuent au détriment de leurs marges, car les industriels continuent d'augmenter leurs tarifs.

Plusieurs industriels, dont le géant agroalimentaire Danone, ont d'ailleurs annoncé des hausses de leurs tarifs de plus de 10% d'ici fin novembre, en raison de la flambée des cours des matières premières agricoles.

Ils menacent de ne pas livrer si les hausses de prix qu'ils réclament ne sont pas acceptées tandis que certains distributeurs brandissent le spectre du déréférencement.

(source AFP)