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23/03/2026

Questions CFDT au CSE Auchan ARSSUP du 05/02/2026

CFDT_CSE.jpgConsultation du Comité Social Economique concernant le projet de partenariat entre Auchan Retail et ITM Entreprise au sujet des supermarchés de France Métropolitaine.

CFDT : Vous nous consultez sans que nous ne puissions raisonner sur les conséquences organisationnelles du projet sur lequel nous devons nous prononcer. C'est un peu compliqué dans la mesure où les conséquences impactent forcément notre position.  

DRH : Aujourd'hui, la consultation concerne la marche générale de l'entreprise. J'entends que c'est compliqué de ne pas parler des conséquences sur ARSSUP, mais aujourd'hui, on ne sait pas se prononcer sur ces conséquences. 91 magasins sont proposés à Intermarché, avec une préférence d'achat pour les adhérents d'Intermarché. Aujourd'hui, j'ignore s'ils vont partir sur Intermarché ou si nous allons devoir les garder et donc les exploiter. Nous allons continuer à exploiter 11 supermarchés. Nous avons une conséquence de ce projet, qui sera présentée aussi sur ARL, qui est le schéma directeur. Tous ces éléments ne nous permettent pas aujourd'hui d'identifier les conséquences sur ARSSUP. Nous reviendrons vers vous pour regarder si une réorganisation devra être faite ou pas. C'est la raison pour laquelle nous sommes aujourd'hui sur la marche générale de l'entreprise, et demain, nous reviendrons vers vous si nous devons revoir l'organisation d'ARSSUP. 

CFDT : Nous comprenons que vous ne pouvez pas prévoir l'avenir, mais vous avez forcément des conséquences attendues dans ce projet que vous souhaitez mettre en œuvre. Que tout se passe bien, comme vous l'avez prévu, ou pas, c'est une autre histoire, mais vous n’improvisez pas.

DRH : Sur les conséquences sur la marche générale de l'entreprise, Anne-Gaël vous a présenté ce que cela pouvait donner d'un point de vue économique. Ce sont des éléments qui figurent dans la présentation, que nous allons rebalayer aujourd'hui. Quant à savoir quelle sera la conséquence sur la population ARSSUP, nous ne sommes pas en mesure aujourd'hui de répondre. C'est pourquoi nous distinguons bien les deux, nous sommes sur la marche générale de l'entreprise et non sur l'organisation d'ARSSUP. 
Pourquoi ne pouvons-nous pas vous dire quelles sont les conséquences sur ARSSUP ? D'une part, tant que la Newco n'est pas structurée, même si nous savons qu'il y aura des conséquences, nous sommes incapables de dire dans quelle mesure. Quand je parle de structuration de la Newco, je parle d'effectif ou plutôt de nombre de postes. Il va donc falloir identifier une gouvernance, la nommer, et qu'elle se mette au travail, étant rappelé qu'il y a un principe d'étanchéité entre l'activité de la Newco et l'activité du reste du monde Auchan. Et l'effectif va-t-il être de 50, 100, 200, 500 ? Je l'ignore.
Après, il y aura à staffer la Newco, et ce sera sur la base du volontariat. Aurons-nous des personnes qui voudront y aller ou pas ? Ceux qui voudront y aller seront-ils validés par la direction de la Newco ou pas ? Et au final, ceux qui seront validés seront-ils des gens ne travaillant que pour les supermarchés, travaillant pour le retail ? Tant que tout cela n'est pas calé, que l'activité de la Newco ne sera pas mise en route, que les bascules ne seront pas faites, nous ne verrons pas clair. Nous n'avons pas commencé à identifier qui fait quoi. Le projet va se mettre en place au fur et à mesure et donc la Newco également. Nous reviendrons régulièrement vers vous. Cette société va se construire et se mettre en activité, mais pas dans l'immédiat, et c'est la raison pour laquelle nous ne vous consultons pas à ce sujet aujourd'hui. Nous reviendrons vers vous dans le cadre d'une info-consultation parce qu'il y aura certainement des impacts organisationnels, mais nous ignorons dans quelle mesure. 

CFDT : Sans parler de conséquences, à date vous savez quand même combien de personnes travaillent pour les supermarchés, par exemple, ce qui nous donnerait déjà une idée. 

DRH : Des personnes qui travaillent exclusivement pour les supermarchés, il n'y en a pas tant que cela, mais c'est très macro. 
Concernant les directions où l'on retrouve des personnes ne travaillant que pour des supermarchés, il y a un peu de Concept, avec une équipe de moins de 10 personnes, de la technique avec des responsables techniques d'appui, soit également une dizaine de personnes. Sur Offre Pricing Supply, nous n'avons personne. En supply pur et dur, on retrouve à peu près une vingtaine de personnes puisqu'il y a des postes en opération SC France, 11 en approvisionnement aval et 3 en appro. En admin-com, nous n'avons personne. En AILS et en MBA, nous n'avons personne, ni en Pricing. En Qualité, nous avons des agréeurs en boucherie qui sont 100% super. En marketing digital, nous n'en avons pas. 

CFDT : L'information à date, ce sont donc 70 personnes à temps complet pour les super. 

DRH : Plus ou moins. 

CFDT : Et l'étape suivante, c'est de savoir combien de personnes entre 50 et 100% et entre 0 et moins de 50% de charge de travail pour les super ? 

DRH : Non, je vais être beaucoup plus précise que cela.  

CFDT : A quelle échéance, à quelle date nous aurions ce détail. 

DRH : On ne le fait pas à moins de six mois, à minima. Selon le référentiel des process du retail, il y a 800 activités dans une activité retail. Il va donc bien falloir que nous descendions et que nous analysions l'ensemble des métiers à l'activité, ce qui prend du temps. 

CFDT : Concernant l'équipe franchise, on ne parle pas des super qui basculent, on parle des indépendants Auchan actuellement, qui ont l'enseigne Auchan et qui sont franchisés, des messages sont passés aux franchisés qui n'augurent pas de leur avenir. 
Sous-jacent à ce projet, c'est la marque Auchan en tant que franchiseur qui est mise à mal. Actuellement, nous avons seulement un hyper franchisé et une quarantaine de supermarchés franchisés, sans compter toute la partie Dom Tom. 

DRH : Qui est hors scope, comme la Corse. 

CFDT : Tous les messages qui passent sur la marque Auchan impactent indirectement le commerce, et cela peut également questionner tous les adhérents à la fois en métropole et hors métropole. Une des questions fondamentales est de savoir quel est l'avenir de la marque Auchan en tant que franchiseur, et les impacts sur le travail.  

DRH : Je n'ai pas la réponse précise, mais comme je l'ai dit la dernière fois, pour les franchisés nous nous sommes engagés à une mise en contact avec Intermarché. 

CFDT : Indirectement, tous les plans de merch super vont s'arrêter ou vont-ils être basculés ? 

DRH : Je vous rappelle que nous devons exploiter les magasins jusqu'à la fin de l'année.  

CFDT : Quels sont les projets arrêtés à date ? 

DRH : Je n'ai pas d'information à date sur l'arrêt de projets, et je rappelle que nous avons effectivement ce projet avec Intermarché, mais pour autant, nous devons exploiter nos magasins de la meilleure façon pour la meilleure rentabilité jusqu'à soit une bascule dans la Newco, soit une cession à Intermarché. En tout cas, nous n'arrêtons rien, nous poursuivons l'exploitation. L'enjeu est important, il ne faut pas l'oublier. Nous n'arrêtons pas de nous occuper de nos supermarchés aujourd'hui, et surtout pas.  

CFDT : L'important est aussi de savoir quel plan d'actions l'entreprise va mettre en œuvre pour faire face aux doutes, à ces flous. Alterhego et Humania, ce n'est pas suffisant, il faut voir comment intégrer la CSSCT dans ce plan. 

DRH : Nous sommes d'accord, ce sera évoqué en fin de présentation.

CFDT : Nous avons un écart de 7,8% en indice prix avec Intermarché au niveau national. Quel écart aurions-nous eu à date s'il n'y avait pas l'alliance ? 

Directrice Plan et Invest : Nous n'avons même pas le ROI des projets. Nous n'en savons rien du tout. 

CFDT : On peut voir quel était l'écart avec Intermarché il y a trois ans pour le comparer avec les 7,8% aujourd'hui ? 

DRH : Le seul élément dont je dispose est le fait que passer des super dans la Newco doit permettre de regagner 6 points.  

Directrice Plan et Invest : Le second élément est que sur l'année 2025, le poids du corp a été mis sur un repositionnement des hypermarchés. 

CFDT : Le grand public et même nos adhérents franchiseurs voient que les prix que paient nos franchisés sont en décalage de 6%. Il serait intéressant de leur dire qu'à date nous sommes à 6% de décalage et que sans cette alliance nous serions à tant.  

DRH : C'est le problème de la négociation, nous ne pouvons pas, car nous ignorons comment nous aurions négocié seuls. Sur OIA et même sur ARS, Vincent Avignon était intervenu pour évoquer la négociation et avait dit que la dérive aurait été plus importante si nous avions négocié seuls du fait de notre poids moins important. Nous espérions faire mieux avec AURA, mais je rappelle que c'était la première année de négociation, que tout n'était pas stabilisé, et les conditions n'étaient donc pas optimales pour cette première année de négociation.  

CFDT : Nous nous souvenons de la présentation de Jean-Denis Deweine en CSE sur l'alliance Intermarché, et il avait ce schéma. 

DRH : Oui, mais c'est une estimation par rapport à une situation à date. Encore une fois, si nous ne l'avions pas fait, nous sommes incapables de dire en quoi nous aurions dérivé. 

CFDT : En 2024, l'écart du panier moyen entre Intermarché et Auchan était de 5,4%. C'est la même chose pour les indices prix, les écarts ne sont pas significatifs. Après les deux ans passés à la négociation groupée Casino, Intermarché, Auchan avec AURA, nous n'avons pas l'impression que les écarts prix ont vraiment bougé. 

DRH : Nous l'évoquerons dans le cadre de l'intervention de Vincent. 

CFDT : Sur les spécificités des 11 supers qui restent, cela veut dire que de par leur taille ils basculeraient dans le modèle hyper ?  

DRH : Ça ne veut pas obligatoirement dire cela, il faut réfléchir à leur format demain, c'est-à-dire soit un hyper, soit un nouveau format au sens nouveau concept, mais à date nous n'avons pas la réponse. 

CFDT : Concernant l’avis à rendre, vous nous demandez de nous positionner avant le 5 mai, et nous vous demandons de vous positionner avant le 5 mai, nous voulons avoir les orientations stratégiques globales d'ARI, car ARI fait partie d'ARSSUP, avant de nous positionner sur ce projet. 

DRH : Et nous avons le droit de refuser. En 2026, le projet consiste à céder 91 magasins, de garder 11 supermarchés, et de mettre dans une Newco que nous allons exploiter sous l'enseigne Intermarché 164 magasins. Ce n'est pas une orientation stratégique, c'est ce que nous allons faire aujourd'hui. Les orientations stratégiques, c'est notre plan de vision sur cinq ans, et c'est pourquoi je distingue les deux.

CFDT : Concernant les orientations stratégiques et l'accord de dialogue social qui fixait une consultation triennale, je rappelle qu'un changement de gouvernance induit un changement des orientations stratégiques, et dans ce cas, on n'attend pas la date anniversaire, on re-déclenche une consultation et pas une simple information au niveau ARF.
Nous avons une question relative aux modalités juridiques de la cession. On crée une entité, on transfère les fonds dans cette entité qui appartient à Auchan, pour ensuite la céder à Intermarché qui, lui-même, la cèdera ensuite à son adhérent. Pourquoi procéder de cette manière et ne pas céder directement à l'adhérent ? 

DRH : C'est plus simple. Nous transférons dans une société qui nous appartient, et nous vendons une société, nous n'en vendons pas 91. Nous créons une société dans laquelle nous transférons les 91 magasins, s'ils sont tous repris par Intermarché, et nous vendons une société. C'est beaucoup plus simple pour les équipes que de vendre 91 sociétés. 

CFDT : A propos du statut social de cette Newco, puisqu'elle est quasi-entièrement rattachée à ARF, pourquoi ne serait-elle pas sous les accords d'ARF ?  

DRH : Parce qu'ils ne sont pas partie prenante aux accords.  

CFDT : Mais si on négocie ARF, on négocie pour tout ARF.  

DRH : Dans ARF, ce sont des accords société par société. Mais aujourd'hui, cette société n'est pas dedans. Comme lorsque nous avons intégré Casino, ils n'ont pas adhéré automatiquement à nos accords. Nous avons bien un principe d'étanchéité. Demain, le statut social sera négocié par cette Newco.  

CFDT : Ce qui veut dire que nous aurons des statuts sociaux à géométrie variable à l'intérieur d'ARF. 

DRH : Oui, comme c'est le cas aujourd'hui.  

CFDT : D'un côté, on nous dit qu'il ne faut pas négocier au niveau d'ARSSUP par exemple, et on voit que sur d'autres périmètres on peut tout à fait le faire, ce qui finit par devenir incohérent. 

DRH : Mais c'est quand même très différent par rapport à la problématique du principe d'étanchéité. On ne doit avoir la main sur rien et des informations sur rien.  

CFDT : Alors pourquoi les mettre dans ARF ?  

DRH : Parce que cela reste Auchan, c'est Auchan qui est franchisé. Nous sommes propriétaires de cette société, raison pour laquelle c'est dans ARF. 

CFDT : Ce n'est donc pas hermétique.  

DRH : Si, parce que la seule chose qui va remonter, c'est une consolidation de compte. Nous n'aurons accès qu'à cette information, nous n'aurons pas accès au reste. Lors de la présentation de la semaine dernière, on a parlé du principe d'étanchéité et à un moment donné, on a indiqué que nous allions publier les annonces de recrutement de la Newco. Claire a estimé que ce n'était plus étanche. En fait, c'est bien étanche car selon le process complet, ne serait-ce que sur le recrutement, il y aura un DG, lequel va staffer son comité de direction, travailler la structure de sa Newco. Il aura à lancer le recrutement de x postes. Ce sont eux qui feront leurs fiches de postes, leurs annonces, et ils nous diront avoir x postes, x annonces à publier. En ce qui nous concerne, nous allons juste publier les annonces, et ce sont eux qui vont recevoir les candidats, qu'ils soient internes ou externes, ce sont eux qui vont les sélectionner, qui vont faire les propositions, les contrats, etc.  

CFDT : Ce sont eux qui vont faire les contrats pour Auchan ? 

DRH : Non, pour la Newco. C'est destiné à garantir ce principe d'étanchéité. 

CFDT : C'est une obligation légale ? 

DRH : Non, c'est une obligation dans le cas de l'autorité de la concurrence. 

CFDT : Est-ce que dans le modèle projeté vous visez délibérément d'avoir un modèle social moins disant sur la Newco ? 

DRH : Non, nous ne visons pas cela, mais il appartiendra au DG de la Newco de négocier son statut social. Je ne peux pas présager de ce que la Direction de la Newco va négocier. Négociera-t-elle du mieux disant, de l'équivalent, du moins bien disant ? Je l'ignore et je ne peux pas m'engager pour eux. Le choix de la construction de ce système est uniquement lié à l'étanchéité. Après, sur la stratégie sociale, les décisions de direction générale, et tout ce qui tourne autour, j'ignore quelle va être leur positionnement. 

CFDT : La Newco pourrait venir concurrencer directement un hyper ou un autre super qui resterait chez nous. 

DRH : Aujourd'hui, par rapport à la localisation des sites Newco, certains sont effectivement dans des périmètres d'hypermarchés. C'est un état de fait à date.

CFDT : Concernant notre demande d’expertise et le délai pour rendre notre avis, le délai d'un mois est prévu lorsqu'il n'y a pas d'expert, deux mois quand il y a des experts, et trois mois quand il y a une double consultation CSE-CCSE. C'est parce que vous avez prévu ici de ne faire qu'une consultation au niveau des CCSE et pas au niveau des CSE que ce serait deux mois s'il y a une expertise ? 

DRH : Tout à fait. C'est l'accord de méthode et il prévoit l'allongement de ces trois mois.  

CFDT : Il prévoit effectivement trois mois au lieu de deux mois s'il y a expertise. 

DRH : Le projet est une consultation uniquement au national, il serait donc sur deux mois, et nous avons rallongé la procédure pour avoir les trois mois pleins.
Soit vous suivez l'accord de méthode et vous m'indiquez que vous rendrez votre avis dans trois mois, soit vous décidez de rendre votre avis dans trois mois et de faire une expertise, soit vous rendez votre avis aujourd'hui qu'il soit favorable ou pas.
L'accord de méthode prévoit que l'entreprise prendra en charge l’expertise. Je rappelle que nous sommes sur une consultation sur la marche générale de l'entreprise et que si expertise il y a, nous n'aurons pas d'éléments à lui donner sur ARSSUP. Dans le calendrier que je vous ai présenté, il y aura une expertise en Exploitation, c'est normal et même sain de la demander. Il faut se nourrir de l'expertise qu'il y aura en Exploitation. Le DSR ici présent pourra tout à fait partager les constatations faites par l'expert en Exploitation. C'est pourquoi je dis qu'à toutes fins utiles il n'y aura pas plus d'éléments sur ARSSUP puisque nous ne les avons pas, et c'est bien dans un second temps, quand nous ferons une information-consultation sur la réorganisation potentielle des services support suite à ce projet, que l'expertise aura un sens.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Christophe     Stéphanie Denis Peggy Fabien Karine Hugues Angelique Vanessa
Christophe  Stéphanie   Denis       Peggy      Fabien     Karine     Hugues  Angélique  Vanessa

11/09/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARS-ARA du 07/08/2025

CFDT_CSE.jpg

Prime de valorisation de la mobilité

CFDT : Une salariée de l'OIA passée chez ARS, n'a pas reçu la prime de valorisation de la mobilité prévue à l'article 5 de l'accord de 2023. Pouvez-vous faire le nécessaire ?

DRH : La prime de mobilité est versée à échéance de paie à l'issue de la période d'adaptation et à la fin de la seconde période en cas de renouvellement. Nous n’avons pas identifié à date d’anomalie, mais pour nous en assurer, merci de nous indiquer de quelle salariée il s'agit. 

CFDT : Vous disposez déjà de son nom normalement. Nous en avons déjà discuté à plusieurs reprises. Il nous avait été répondu qu'ARS n'était pas signataire de l'accord. Ensuite, que ça ne marchait pas pour les postes qui étaient créés dans le cadre du PSE. Nous ne savons toutefois pas de quel texte ces règles sont issues, car elles ne sont pas prévues dans l'accord. Il est écrit que l’on ne peut pas cumuler les primes, mais cette salariée n’en bénéficie d’aucune à ce stade. Un problème persiste par rapport à cette situation, qui était pourtant prévue par accord d'entreprise. Les réponses qui nous ont été transmises par ailleurs n'étaient pas suffisamment étayées pour que nous nous en contentions.  

DRH : Je refais le point et nous reviendrons vers vous. 
 

Agréeurs/ Classification

CFDT : Est-ce normal qu'il y ait des agréeurs niveau 5 et d'autres au niveau 6 ? Qu'est-ce qui peut justifier une différence de classification sur cette même fonction ?

DRH : Non, cela n’est pas normal : cela est dû au poids de l’histoire. Depuis à minima 2020, la fonction d'agréeur est de niveau 5. Les équipes dev n'ont aucun historique d'une pesée de poste de niveau 6 sur la fonction d'agréeur, même avant 2020. Le poids de l'histoire est qu'à une époque, pour « faire plaisir », nous avons positionné des agréeurs au niveau 6, où nous mettions les intitulés plus estimés par le collaborateur, jugés comme plus nobles, tels que « gestionnaire qualité » ou même « ingénieur qualité » à cette fonction. Il s’agit d’une époque que l'équipe RH actuelle ou l'équipe managériale actuelle n'a pas connue. A son arrivée, la RRH a harmonisé tout le monde sous l'intitulé « agréeur », avec un courrier d'accord du salarié. Les niveaux n’ont toutefois pas été modifiés car cela n’est pas possible. Il y a donc aujourd'hui des niveaux 5 et des niveaux 6 chez les agréeurs.
Il s’agit en revanche d’une population fermée, c'est-à-dire que tout nouvel entrant rentre bien sur le bon niveau, soit le niveau 5.

CFDT : Certains agréeurs auraient vu sur leur fiche de paie un passage de classification de niveau 6 vers niveau 5, sans leur accord. Comment cela se fait-il ? 

DRH : Un seul cas nous a été remonté début juillet par vous. La prise de poste est bien niveau 5. Concernant cette collaboratrice, sur ses premiers bulletins, elle a en effet été niveau 6 à son embauche. Son niveau est passé de 6 à 5 entre janvier 2019 et février 2019 sans que nous puissions l'expliquer, les managers de l'époque ayant changé et la RRH également. Dans les faits, cette collaboratrice a aujourd'hui un salaire d'environ 500 euros au-dessus du minimum du niveau 6. Il n’y a donc aucune incidence ou pénalisation financière pour elle. À part le retour de la collaboratrice pour nous expliquer s'il y a eu un échange ou pas, nous ne disposons pas de traçabilité sur le sujet. 

CFDT : Des effets peuvent néanmoins découler de cette situation, la grille n’étant pas la même. Cela ne la pénalise-t-elle pas dans ses évolutions individuelles ? 

DRH : Dans tous les cas, elle est au-dessus de la grille des niveaux 5 et 6. Je propose que la collaboratrice se rapproche de sa RRH qui est au courant du sujet pour échanger.
 

Réorg

CFDT : La réorganisation en cours, en l'état est encore très "brouillon" : pas de vue claire de qui fait quoi désormais, les listes de diffusion bougent beaucoup sans communication informant quelle liste cibler pour tel besoin, certaines équipes sont sur-chargées en regard du nombre de ressources qui a diminué, il y a des passe-droits pas forcément justifiés pour des priorisations de todo (exemple : des demandeurs qui auprès des RA&S et PO, ont eu un refus sur l'exécution "tout de suite" car pas la dispo', contactent les Responsables de Services voire de Département pour contourner). La date du 14/07 annoncée a donc manifestement du retard : quelle nouvelle échéance Auchan se donne-t-il pour arriver à une situation suffisamment claire et opérationnelle pour bien travailler ? Quels KPI existent pour suivre cette mise en place et l'état de fonctionnement de la nouvelle organisation ? Une communication régulière peut-elle être faite ?

DRH : L'organigramme global DSI Data est en cours de finalisation. Comme pour les autres directions, il sera communiqué à tous dès la rentrée. Pour autant, la date du 14 juillet annoncée a été tenue. Chaque directeur a communiqué à ses équipes sur l'organisation. Les indicateurs de qualité de service pilotés par les équipes RUN sont au vert : qualité de service en hausse, baisse des interventions d'astreinte et ne relèvent pas de surcharge de travail particulière. Les appels à la prestation externe sont toujours possibles si nécessaire. Ils sont fortement challengés compte tenu des résultats économiques de l'entreprise. Certaines priorités peuvent changer pour répondre aux besoins de la stratégie posée par la direction générale, en responsabilisant chacun compte tenu des résultats économiques.


Le restaurant d'entreprise et API

CFDT :  : Il est fréquent d'avoir des remontées de salariés sur les quantités insuffisantes (les gens doivent insister pour avoir une part normale de l'élément principal, et doivent parfois revenir pour reprendre de l'accompagnement).
- Ce point peut-il bien être pris en compte et géré avec API ? Ou peut-être avez-vous des éléments à nous apporter si ça a déjà été abordé avec eux ?
- Le buffet d'accompagnement légumes tel qu'il existait avant : pourquoi n'est-il pas remis en fonction ?

DRH : Pour les questions concernant API, elles seront mises à l’ordre du jour du prochain CSE.
 

French Touch

CFDT : Constat plus fréquent de communications en anglais. Pourquoi ? Y a-t-il une nouvelle consigne ?

DRH : Les équipes infrastructures qui ont pris l'habitude, depuis Kairos en octobre dernier, de travailler pour l'ensemble des pays Auchan, peuvent parfois partager à l'ensemble des collaborateurs ARF leurs travaux qui sont formulés en anglais par leur activité internationale. Nous serons vigilants à fournir une version française pour les équipes ARF.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

08/08/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARS-ARA du 18/06/2025

CFDT_CSE.jpg

CSSCT 

CFDT : Par rapport à l’ancien CHSCT, nous avons maintenant moins de moyens et d’heures. 

DRH : Il est vrai mais c’est légal. Il y a de nombreux débats mais nous ne décidons pas.

PSE 

CFDT : Sur les dossiers en volontariat refusés, avons-nous déjà des cas de démissions ? Si oui, combien ? 

DRH : Oui. Je n’ai pas le chiffre en tête. 

CFDT : On se doutait bien que ça allait arriver. 

DRH : Nous en avons eu en produit quand les collaborateurs ont eu le retour du Comival sur des propositions d’emploi. En même temps, toutes les personnes qui ont eu des propositions d’emploi et qui n’ont pas eu leur dossier validé en Comival n’ont pas pour autant choisi de partir. 

CFDT : D’où la question d’avoir un taux pour voir ce que cela représente.
Est-ce que ces personnes qui n’ont pas été validées dans le cadre du PSE, pourraient-elles éventuellement bénéficier du droit au retour au cas où ?
 

DRH : Oui, nous avons prévu de le suivre en Comival. Non, ce n’est pas possible. Cela ne répond pas aux conditions du PSE, ni de l’accord GEPP. 

CFDT : Si une personne est partie en dehors du PSE, nous sommes bien d’accord que le poste reste disponible en interne car, la catégorie s’étant refermée, si quelqu’un part en plus, un poste devient libre et doit être en recrutement. Si la période d’essai de la personne ne se passe pas bien, est-ce que ce ne serait pas aussi pertinent pour l’entreprise de la reprendre ? 

DRH : Il n’y a pas de priorité, il re-candidate. Si nous avons un intérêt à ce qu’il revienne, nous le faisons mais ce n’est pas automatique. 

CFDT : Cela peut faire l’objet d’une négociation, quitte à ce qu’il revienne avec son ancienneté ? 

DRH : Il n’y a pas de négociation. 

CFDT : Si vous le reprenez, il repart à 0 et perd son ancienneté totalement ? Il n’y a pas d’arrangement ? 

DRH : Tout à fait. Cela se négocie au réembauchage.
La règle est que l’ancienneté est remise à 0. Il y a la pratique et les échanges que nous aurons avec le collaborateur si le cas se produit. 

Commentaire CFDT : Donc il y a bien négociation possible.

CFDT : Pourquoi l’article 1.3 page 19 du PSE est-il si difficilement respecté ? « La suite réservée à cette candidature devra donner lieu à une réponse écrite, motivée, dans les 15 jours calendaires qui suivent l’entretien. »

DRH : Nous avons repassé le message auprès des managers. Il y a des délais contradictoires dans l’accord. Nous l’avons indiqué à la commission de suivi du PSE. En effet, pendant la phase de reclassement interne, les collaborateurs avaient 4 semaines pour candidater et, par conséquent, aucune réponse n’était faite pendant ce délai de 4 semaines. Il fallait attendre de recevoir l’ensemble des collaborateurs et le délai de 4 semaines pour formuler une réponse. Le manager pouvait répondre oralement mais pas de réponse écrite. Par conséquent, nous ne pouvions pas respecter le délai de 15 jours. Le message a bien été repassé aux managers pour refaire des réponses écrites si besoin.
 

Consultation sur le déménagement du Territoire Nord sur le site d’Auchan Roncq 

CFDT : Sur l’impact environnemental, vous l’avez fait avec l’outil en ligne qui mesure précisément les impacts ? Pourquoi ne pas avoir mis le tableau si tel est le cas ? 

DRH : Oui. J’ai oublié. L’impact est neutre car, au maximum, c’est 14 kms supplémentaires. En termes d’émission de CO2, nous sommes neutres. Sur l’impact environnemental, seul le nombre de kms supplémentaires est pris en compte, sans regarder le nombre de bouchons. Par rapport à la centrale, on est plus sur 2 ou 3 kms en plus. C’est déjà le trajet qu’ils faisaient. 

Le projet de déménagement des équipes du territoire nord sur le site d’Auchan Roncq est approuvé à l’unanimité des présents avec 18 voix pour.

CFDT : L’avis favorable est dans l’hypothèse où le temps de parcours n’est effectivement pas plus rallongé que ce que vous nous avez présenté, et que les salariés n’auront pas de désavantages dans ces nouveaux locaux.


Formations
 

CFDT : Sur le pourcentage de gens qui ont eu accès à la formation, ce sont de très beaux chiffres. Pour autant, nous savons que ce sont des formations qui sont pour une bonne part, obligatoires. Beaucoup de gens n’ont pas de formation qui ont un impact positif sur leur employabilité, le développement des compétences métier. 

DRH : Nous le présentons en commission formation où nous rentrons dans le détail. Le rapporteur pourra éclairer sur le sujet. On entend ce que vous indiquez. Sur la formation, on a dit un besoin, une formation. Il faut d’abord avoir un besoin et nous identifions ensuite la formation correspondante. Il y a des formations obligatoires et d’autres sont annexes. 

CFDT : Les chiffres ici biaisent un peu la réalité. 
 

Absentéisme 

CFDT : Quand on regarde les articles dans la presse, c’est un peu général, on note un peu partout une augmentation de l’absentéisme. Et sur ARS-ARA ?

DRH : Il y a eu une augmentation mais proportionnellement moins forte que ce à quoi on peut assister de manière générale. Nous avons aussi moins d’évolution sur des fonctions siège que sur des fonctions de l’exploitation où les évolutions sont beaucoup plus marquées. Nous y travaillons avec des plans d’action, notamment avec Top Employer mais le contexte que vous connaissez n’est pas simple mais en dehors du contexte et de façon générale, c’est également une évolution sociétale.
 

Transparence rémunération 

CFDT : Une des évolutions qui arrive à grand pas et qui devrait permettre d’améliorer la situation c’est la transparence sur les rémunérations qui est censée se mettre en place rapidement, en 2026. 

DRH : La directive européenne est pour 2026. Nous le présentons en CSE le mois prochain. De façon transparente, nous commençons à le déployer sur l’exploitation. Managers ce mois-ci et tous collaborateurs en septembre. Les services support seront en fin d’année car nous avons un travail à faire sur les 3 entités. S’il n’y avait qu’ ARS-ARA, nous l’aurions fait maintenant mais nous devons être cohérents et communiquer sur les 3 entités. Nous avons du travail. 

CFDT : Quand on dit fin d’année, c’est bien 2025 ? 

DRH : Oui. C’est nous et non la directive. Ça sera déployé cette année. 

CFDT : Et concernant la mixité hommes-femmes dans l’encadrement ? 

DRH : Ce n’est pas la transparence mais la loi Rixain. 

CFDT : Il y avait eu une première tentative à Auchan avec What elle'S il y a plusieurs années. Avez-vous retrouvé le sujet ? 

DRH : Je n’ai pas réussi à avoir plus d’informations. J’ai appelé le nom qui m’avait été communiqué. La personne ne se souvenait pas de What elle'S Côté formation, les personnes qui sont là ne l’étaient pas à l’époque donc je n’ai pas d’élément. 
 

Top Employer 

CFDT : L’audit Top Employer est-il fait auprès des salariés ? 

DRH : Non auprès des équipes RH. Nous avons d’abord un questionnaire autour de 6 thématiques avec 250 questions sur lesquelles nous devons répondre et prendre position. Après, ils viennent sur une session de travail où ils ont un audit plus approfondi où nous devons illustrer par des preuves probantes.

CFDT : C’est donc supposé que les difficultés éventuelles de salariés auprès de leur management vous soient remontées.

DRH : Cela ne fait pas partie de l’audit. On parle de pratiques et d’outils RH.

CFDT : Ils regardent tout de même un ensemble.

DRH : Oui. Nous devons prouver ce que nous disons. Il y a plusieurs étapes avec les réponses au questionnaire, une analyse des réponses, ils nous renvoient des questions et à la dernière étape, ils viennent. Parfois, ils valident, parfois, non. 
 

Dénonciation de l’accord Temps de travail sur ARS-ARA par la Direction 

CFDT : Il reste encore combien d’accord dans cette configuration ? 

DRH : Il reste plus que l’astreinte. C’est une DUE (décision unilatérale de l’employeur) ARS-ARA car nous avions un accord initial et nous avons continué de l’appliquer. Nous ne l’avons pas renouvelé. On avait soumis un accord astreinte qui n’avait pas été signé, qui avait été repris dans l’accord temps de travail et qui n’a pas été signé. Dans ce qu’on applique de la lettre d’intention, il ne reste pratiquement plus rien. 

CFDT : C’était tous les accords qui étaient préalablement Auchan France. C’était des accords qui n’avaient pas été négociés pour ARS, car ARS n’existait pas. C’était une application volontaire (qui peut donc ne pas être opposable aux salariés, exemple).
Nous avions ce débat il y a quelques années avec l’accord de 86. Depuis, comme il y a eu une modification via des NAO, c’est rentré dans ARF, et ARS  est devenu signataire. Il n’y avait pas d’autres accords d’Auchan France de ce type ? 

DRH : Je peux avoir la liste. 

CFDT : S’il y a eu depuis des signatures qui embarquaient ARS, c’est passé en application négociée. 

DRH : Il y avait l’accord GDI que nous avons dénoncé depuis. L’entretien des tenues de travail mais sur ARS-ARA, il n’y en a pas. Il y a l’accord de 86. Le départ à la retraite est revu dans les NAO à chaque fois donc nous sommes bons. 

CFDT : L’accord dialogue social a été dénoncé. 

DRH : Nous étions déjà en ARS-ARA. La prime d’ancienneté a été dénoncée depuis. NAO 2017, nous étions déjà en mode ARS-ARA. Pour la prime annuelle de 2010, nous continuons d’appliquer les NAO 2010, via la lettre d’intention.
Pour les avantages salariaux, il y a le délai de route qui date de 80/82. Pour moi c’est repris dans la convention collective. C’est la possibilité pour les collaborateurs qui exercent en France mais qui sont originaires d’un pays qui ne partage pas de frontière avec la France. C’est la possibilité de prendre 4 semaines consécutives. Il y a tout ce qui est lié à la classification car les accords classification datent tous d’avant la mise en place d’ARS-ARA. Sur la santé, nous avons des choses NAO 98 sur la prévoyance. Sur les jours de carence, c’est NAO 94. Nous continuons de les appliquer de façon volontaire. Sur le temps de travail, nous venons de l’enlever. Il y a toujours le travail de nuit qui est issu de l’accord de 2015. Le droit à la déconnexion c’était bon. Sur les NAO, il y a quelques dispositifs qui datent d’avant 2017 que nous appliquons encore. 

CFDT : A part l’astreinte et le temps de travail, il n’y a que ça qui est visé ? 

DRH : Oui, aujourd’hui j’ai fait seulement le temps de travail. Le mois prochain je ferais accord astreinte. Pour le moment, c’est ce qui est visé dans la dénonciation.


RVE

CFDT : Concernant la fixation des enjeux RVE, ont-ils été bien portés à la connaissance de 100 % des salariés en début d’exercice ?

DRH : Il n’y a pas de suivi informatique de la RVE. Le sujet a été porté à la connaissance à plusieurs reprises des managers. Nous devrions normalement atteindre 100 % des collaborateurs. Je n’ai pas de contrôle pour le faire. 

CFDT : L’idée était d’avoir le réalisé pas l’objectif. 

DRH : Je n’ai pas de moyen de contrôler si les RVE ont été données et signées. 

CFDT : Chaque année on remarque que des salariés ont leur RVE portée qu’en avril, mai (voir même en juin). 

DRH : Ce n’est pas choquant que ce soit en avril. Pour remplir les RVE, nous avions donné jusqu’à fin avril.
Fin avril pour l’économique. Les objectifs individuels devaient être donnés en février. Comme le contrôle de gestion était encore éclaté, les objectifs entre les différentes entités et entre les différents groupes, l’économique a été donné dans un second temps, même si les collaborateurs savaient quels seraient les critères (marge, rupture, revenu…). Ce qu’ils n’avaient pas obligatoirement, c’est le détail du critère économique car le contrôle de gestion a dû partir de la macro pour aller au plus fin pour avoir l’économique qui devait être donné fin avril. 

CFDT : Pour le personnel, même février, ce n’est pas le cas. 

DRH : Des sondages réalisés, c’était plutôt très correctement fait en février sur les objectifs individuels. Sinon, donnez-moi des noms. Des contrôles faits avec les RRH, les objectifs individuels étaient correctement donnés à fin février. Aujourd’hui se sont des Excel. Il y a plus de 2000 collaborateurs. Nous ne pouvons pas être derrière tous les managers pour récupérer les plus de 2000 formulaires Excel. Nous travaillons sur une solution pour que les objectifs soient saisis dans Phare. Cela nous aiderait, nous RH, en termes de contrôle et d’animation des campagnes mais nous n’y sommes pas encore. Cette année, nous n’avons pas réussi à tout faire. 

CFDT : En espérant que cette nouvelle solution soit mise en place dès que possible. 

DRH : Cela a été fait sur ARI-OIA cette année. Nous avions commencé aussi à le travailler. Avec le contexte de l’entreprise, nous avons été mobilisés sur d’autres sujets. C’est un objectif. 

CFDT : Toujours sur la fixation des enjeux RVE, qu’en est-il pour l’année précédente ?

DRH : Nous n’avons pas les éléments chiffrés. Nous n’avons pas eu de remontées particulières. 

 

Réorganisation

CFDT : Réorganisation des compétences et ressources entre France et international. Cette réorganisation en termes de ressource nominative attend l’évolution du PSE en cours. Pour autant, le process concret pour aller vers la cible est forcément déjà cadré. Pouvons-nous avoir un état de situation sur comment se fera le regroupement (pour le lead des sujets, la reprise, leur contenu, les applications/outil utilisées qui seraient peut-être différents, et quid demain) ? Le planning envisagé forcément lié au PSE mais avoir néanmoins les séquences de ce qui est prévu précisément et concrètement pour ce rapprochement France/international ? Pourrons-nous avoir régulièrement en CSE un état d’avancement ?

DRH : Des présentations sont bien en cours de réalisation auprès de l’ensemble des directions le 26 juin pour la DSI. Je n’ai pas les autres dates. Dans chaque direction il y aura une plénière où sera représentée l’organisation prévue dans le cadre du PSE avec le nom des personnes afin d’avoir une meilleure vision et savoir qui a le lead sur les sujets. Je rappelle que nous sommes bien des sociétés différentes. ARI conserve l’intégralité de ses prérogatives. S’il y avait des missions vouées à l’international, les collaborateurs continueront de travailler pour l’international. Il va y avoir des mises en commun au fur et à mesure mais, à date, elles ne sont pas encore envisagées. 

CFDT : Nous en avions déjà parlé avec le périmètre encaissement en DSI où typiquement, sur la qualification de l’encaissement, côté  France, nous n’avons plus de qualifieur, ce sont les N3 qui qualifient. A l’époque, il avait été dit qu’ARI avait une équipe de qualification dédiée et que nous allions travailler main dans la main pour faire une seule équipe. Pour d’autres sujets, ce sera similaire ? 

DRH : Il faut l’appliquer à tous les sujets. Si la compétence appartenait à ARI, elle reste chez ARI et il y aura toujours ce lien entre ARS et ARI. L’objectif est de mailler encore plus. C’est pour cela que nous regroupons sur un même service support. Là où le maillage ne se faisait pas parce qu’il y avait cette distance et ces problématiques, l’objectif demain est que le maillage se fasse bien. 

CFDT : La vision plus précise que nous aurons fin juin nous permettra d’aller discuter et voir comment nous allons nous organiser au mieux. Sur le suivi, il sera possible d’avoir une présentation régulière en CSE ? 

DRH : Je n’ai pas de problématique mais, demain, quelle est la capacité à présenter les éléments ? Nous descendons aux équipes. Si je dois présenter cela, ça va nous prendre une semaine, si je descends à chaque équipe comment ça va être organisé entre elles ? Ça va être compliqué à présenter en CSE. En revanche, reprendre là où il y a des problématiques ou des interrogations une fois présenté et que nous le voyons en CSE, je n’ai pas de sujet, mais présenter l’intégralité… 

CFDT : C’était sur l’avancement, pas de présenter l’intégralité. 

DRH : Vous prenez quoi en compte dans l’état d’avancement ? 

CFDT : Le fait d’avoir présenté aux équipes l’entièreté de la nouvelle organisation, comment elles vont travailler, avec quels moyens, avec qui, etc. 

DRH : Le but est de présenter les dates et voir s’il y a des questionnements en retour.
Cela va être fait en marketing. Sandrine voulait faire une note d’organisation de la direction marketing car c’est quelque chose de nouveau chez Auchan. Cela permettrait à tout le monde de savoir à qui s’adresser. Je lui ai dit que c’était bien et qu’il fallait le faire mais avant, il faut organiser une plénière au sein de la direction pour que chaque collaborateur sache où il se trouve, qui sont ses interlocuteurs afin de faciliter la mise en place de la nouvelle organisation, le travailler ensemble, la création du lient et que ce soit transparent pour tout le monde. Par exemple, en plénière DRH, ce qui avait été présenté jusqu’à maintenant, ce sont les organisations macro. Lundi, nous présentons à toute la DRH, l’ensemble de la DRH dans le détail des organisations, sur l’ensemble des directions, avec les missions et ce qui change. Pour le faire, il fallait attendre pour avoir le nom des interlocuteurs et donner la vraie visibilité. Ce qui sera fait à l’issue de ces plénières, c’est une republication des organigrammes avec les photos qui seront dans la boxe, accessible à tout le monde.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

15/04/2025

Déclaration CFDT au CSE Auchan ARS-ARA extra du 26/03/2025

CFDT_CSE.jpgConsultation et recueil d’avis sur le projet de réorganisation des services d’appui d’Auchan Retail et ses conséquences sur l’emploi 

Consultation et recueil d’avis sur les conséquences de la réorganisation et des départs projetés en matière de santé, de sécurité ou des conditions de travail 

L’ensemble des élus du CSE rendent un avis défavorable à l’unanimité sur les deux points.

Déclaration de la CFDT :

Sur la partie économique et emploi :

L’expertise pointe la responsabilité de l’actionnaire dans la situation d’Auchan et ses points faibles principaux : des prix trop élevés, le non-alimentaire qui s’effondre alors qu’en croissance chez nos concurrents, le drive qui ne décolle pas. Le choix aussi d’investir à l’étranger plutôt que dans le réseau français.

L’enjeu majeur est celui des achats et de la baisse des prix de vente pour retrouver de la compétitivité prix + se développer dans le drive où Leclerc a pris la moitié du marché.

L’expertise porte un point de vue critique sur plusieurs points centraux du PSE : en gros pourquoi autant de casse sociale alors que ça ne va pas rapporter grand-chose ?

- les fermetures de MyAuchan en IdF : ça ne va pas rapporter grand-chose alors que c’est un format plutôt en croissance et dans lequel les autres enseignes investissent.

- sur la réduction de la taille des magasins : la démonstration n’est pas faite que ça va améliorer la profitabilité

- réduction de l’encadrement : gain faible et gros risque en termes d’organisation

- surtout le licenciement des vendeurs EEGP qui ne vont rapporter que 110M€ d’EBE (Excédent Brut d'Exploitation) et même 66M€ si on enlève la marge des ventes d’équipement, alors que l’impact social est massif et que d’autres acteurs semblent au contraire y voir un potentiel marché en croissance (exemple Leclerc veut avoir 30% de son CA en non alimentaire en 2030).

- pourquoi passer par un PSE et pas une GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnelles) moins difficiles socialement ?!

Au niveau du Groupe ELO ; 10Mds€ ont été remontés en dividendes à l’AFM ces 10 dernières années pour les actionnaires et pour investir dans les autres entreprises de l’AFM. Cela a empêché Auchan d’avoir les investissements nécessaires et expliquent qu’un certain nombre de virages aient été manqué (investissement dans les prix, dans le digital etc…), et surtout a conduit à une situation d’endettement important d’ELO.  Aujourd’hui il faut donc un retour des choses et que le Groupe investisse dans Auchan. 

De plus, ce que le rapport montre bien, c’est que ce PSE n’est que le début d’un plan de retournement beaucoup plus important. En analysant les données il montre qu’il y aura d’autres suppressions de postes d’ici 2030 :

« Ainsi dans les Hyper, nous estimons qu’environ 1340 équivalents temps pleins (ETP) seraient supprimés d’ici à 2027 et 580 au niveau du périmètre des Super et 217 au périmètre A320, soit un total de 2137 emplois supprimés en plus du PSE » p 217 du rapport.

C’est l’enjeu principal : anticiper au mieux ces nouvelles vagues et faire en sorte que cela soit fait via une GEPP et pas via un PSE : cette anticipation est essentielle, et l’entreprise doit s’y engager.

 

Sur la partie santé, sécurité et condition de travail :

Rapport Tome 1

Il est constaté que la direction a minimisé les risques psycho sociaux et l’impact sur les salariés du PSE, le plan d’action n’est pas donc suffisamment étayé.

On voit qu’un certain nombre d’actions importantes prévues dans le livre 4 n’ont pas été mises en place.

Nous demandons plus de communication interne, un accompagnement individualisé pour les salariés et managers, une implication renforcée de la médecine du travail, un cadre structuré pour la gestion des fermetures et réorganisations, un soutien psychologique plus adapté des salariés, garantir l’accessibilité à AlterHego.

Sur le Tome 2,

Il y a un manque de directives claires pour les salariés, des injonctions contradictoires pour les managers de proximité (on leur reproche de remplacer les salariés absents alors qu’ils devraient être en posture d’accompagnement des salariées).

Des personnes sont précarisées, et par rapport à ça, la cellule LHH n’a pas l’air d’accompagner les salariés perdus sans projet, mais seulement ceux avec des projets, ce qui est dommageable. L’objectif de recourir à un tel cabinet est bien de repositionner TOUS les salariés et surtout les plus fragiles sur le marché du travail. Cela pointe aussi le fait que la direction n’a pas rendu l'ensemble des salariés employables (ce qui est pourtant une obligation de l’employeur).

Au vu de tout cela, la CFDT reste inquiète pour la suite…

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

20/03/2025

Accord de PSE Auchan 2025

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Vous trouvez ici l'accord de PSE Auchan 2025 signé (ainsi que d'autres accords) :
https://cfdt-auchan.fr/les-accords/arf

18:02 Publié dans ARF, Négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restructuration, réorganisation, plan social, accords | |  Facebook | | | |

18/03/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARS-ARA du 24/02/2025

CFDT_CSE.jpg

Baromètre d’Engagement et de Satisfaction

DRH : Nous avons un vrai écart significatif sur la recommandation en tant qu’employeur où nous sommes à 44 et où nous avons perdu 10 points. Nous sommes globalement à une quinzaine de points en-dessous d’Auchan, et plus de 20 points en-dessous du marché. C’est à mettre en parallèle avec les inquiétudes qui sont ressorties dans l’état d’esprit. Il n’y a malheureusement pas de surprise. 

CFDT : D’après vous, qu’est-ce qui peut expliquer ce décalage notamment par rapport au reste de la société ARF ? 

DRH : Sur les services d’appui, il y avait en septembre, beaucoup de gens sous NDA (accord de confidentialité). L’arrivée des annonces de fin d’année sur le plan de transformation courrait dans les couloirs. Ce sentiment d’inquiétude était une réalité en septembre. Je l’explique en partie par rapport à cela. Nous sommes de plus, même si je le déplore, mieux informés sur les services d’appui que nous le sommes quand on est en magasin. 


DRH : Sur les salariés et clients d’Auchan, sur l’item mon conjoint ou moi-même faisons nos courses chez Auchan, nous restons toujours sur un niveau important à 78 % sur le systématiquement ou la plupart du temps. Le score est supérieur à la société. Pour quelles raisons ? Nous avons 80 % de répondants sur les verbatim avec près de 1600 verbatim. Les collaborateurs nous disent qu’il y a une importance sur le prix. Ils font leurs courses au regard de la proximité, de l’offre et aussi parce que pour eux, c’est une évidence, c’est une participation corporate.

CFDT : C’est aussi un effet de la ristourne. 

DRH : Ils ne le disent pas dans les verbatim mais oui, bien sûr. C’est incitatif.

Commentaire CFDT : Si la direction baisse le taux de ristourne pour les salariés (comme elle le menace à chaque NAO), on le verra très vite…

 

CFDT : Sur l’indicateur des conditions de travail et de sécurité qui se dégrade depuis les 4 derniers BES. Cela nécessite d’approfondir le point. Nous pourrions nous attendre à une amélioration avec la mise en place du télétravail qui a une tendance à améliorer les conditions de travail or, on constate l’inverse. Avez-vous des pistes ? 

DRH : Le fait de ne plus être en bureau fixe. La problématique est que nous n’avons pas suffisamment de verbatim pour en faire une généralité. Il y en a quelques-unes. Je n’ai pas forcément d’avis. Il faut savoir ce que les gens mettent derrière les conditions de travail qui se dégradent. Ça appartient à chacun. Nous n’avons pas une liste d’items sur laquelle les gens s’expriment. Il va falloir revoir dans le temps. 

CFDT : Il faudra creuser si ça continue dans cette direction. 


Point catégorie professionnelle évolution

CFDT : La catégorie webdesigner a été fermée. Nous avons un métier infographiste webdesigner et un métier graphiste multimédia. Ils nous disent que c’est la même chose mais mis dans des catégories différentes. Vous deviez nous faire un retour par rapport à ces métiers qui d’après ceux qui les exercent, sont assez similaires. Pourquoi des catégories différentes ? 

DRH : Je ferais un retour au CSE sur la question. 

CFDT : Nous avons regardé, ces deux métiers sont bien dans deux catégories différentes. 

DRH : Je dois regarder avec les noms. 

 

Echange sur les modalités de dépôt de dossier dans le cadre du départ volontaire

CFDT : Lors d’un précédent CSE, un point portait sur le sujet du PC portable. Les salariés demandent s’ils peuvent le conserver durant le congé de reclassement pour faire des recherches d’emploi. 

DRH : Non. C’est un outil professionnel. LHH a des moyens pour se connecter notamment. 

CFDT : Pour ceux qui en ont une, peuvent-ils conserver la voiture de fonction durant le congé de reclassement ?

DRH : Non. 

CFDT : Et  pendant la durée du préavis ? Idem pour le PC ?

DRH : Il est dispensé donc non. Pour la voiture de fonction aussi. A partir du moment où le collaborateur est dispensé, il est censé restituer le matériel. 

CFDT : Dans le PSE de 2020, ça avait été permis ! 

DRH : Cela a été calé durant le cadre de la négociation. C’est une tolérance. Si c’est dispensé, le collaborateur ne peut pas conserver la voiture. 

CFDT : C’est un avantage donné. Ceux qui ne l’avaient pas, avaient une somme versée en contrepartie. C’est un avantage pris en compte dans le calcul du salaire de référence.

DRH : Ce n’est pas un avantage en nature. C’est une contribution. Il y a deux façons de le passer en paie. Soit c’est passé en avantage en nature et cela entre dans la base primable et le collaborateur paie des impôts dessus. Soit il paie une contribution qui revient à environ un tiers du coût du leasing. Nous sommes dans cette seconde forme. 

CFDT : Qu’en est-il de celui qui n’avait pas la voiture de fonction et qui touchait une somme d’argent en contrepartie ?

DRH : La voiture de fonction n’est pas compensée pour ceux qui n’en veulent pas.
Cela fait des années que ça n’existe plus. Je n’ai même pas connu.


CFDT : Dans le contexte du PSE actuel, quand des postes sont proposés à la prestation, est-ce bien proposé en interne au préalable ?

DRH : Oui. Si ce n’est pas le cas, il faut me le remonter pour avoir des explications. La règle est que, tous les postes CDI, c’est-à-dire tous les postes figurant dans le livre II et qui peuvent être pourvus en interne, sont réservés exclusivement à l’interne durant un mois. Une fois le délai d’un mois passé, ils peuvent être ouverts à l’externe. Sur les prestations de la DSI par exemple, il n’y a pas de telle règle car il s’agit de la prestation et pas de poste fixe. Je suis en train de travailler un process car je veux mettre sous contrôle toute la prestation, l’intérim, le consulting, le management de transition et autres. Il est hors de question de supprimer des postes CDI et de voir des choses revenir en externe. A date, il n’y a pas de visibilité sur la prestation, consulting, management de transition car cela de passe pas via les RH. Nous y travaillons. Dès que la mise en œuvre sera effective, le process sortira et tout sera obligatoirement validé par le contrôle de gestion et moi. Je veux une vision complète sur l’ensemble des services support.

CFDT : Des postes sont directement envoyés en prestation. Pour certains postes, c’est du run... 

DRH : Je n’ai pas cette visibilité. C’est pour cette raison que je travaille sur un process avec le contrôle de gestion et la DAI car le problème des prestations, c’est que c’est géré en budget et non pas en personnel. Je veux une visibilité sur l’ensemble des coûts de frais de personnel, directs ou indirects, que ce soit des contrats CDI, CDD ou de l’intérim, la prestation, consulting…


PSE suite

CFDT : Concernant les personnes impactées mais dans une catégorie ouverte, ils ont l’avantage de pouvoir bénéficier du départ anticipé et du PDV. Ils ont un avantage que d’autres impactés n’ont pas.

DRH : Oui, toute la catégorie peut avoir le PDV. Tous les impactés d’une catégorie éligible ou non au volontariat peuvent partir en anticipé. 

CFDT : Les impactés, ce sont les départs contraints majoritairement sans accès au PDV. 

DRH : Si mon poste est supprimé, il faut ensuite regarder dans quelle catégorie. Si dans la catégorie il y a que des suppressions, je suis donc en contraint. Enormément de collaborateurs sont impactés dans une catégorie éligible au volontariat. Ils peuvent donc partie en anticipé et peuvent partir en volontariat. 

CFDT : Cela représente combien de personnes ? Nous n’avons pas ces ratios. J’avais plutôt en tête que, les impactés, d’une manière générale, n’avaient pas accès au PDV. C’est ce qui pose d’ailleurs un problème dans les négociations. 

DRH : Les impactés dans une catégorie 100 % impactée ne sont pas éligibles au volontariat.

CFDT : Il y a peu d’impactés qui vont avoir accès au plan de départ volontaire. Il y a un faible pourcentage de personnes qui peuvent à la fois bénéficier du départ anticipé et du PDV. Quels sont les ratios de répartitions de ces possibilités ? Nous le voyons plutôt comme étant une minorité. 
Est-il possible d’avoir le ratio afin de connaître la répartition entre ces 3 cas de figure ?

DRH : Je vais demander mais une réponse négative a déjà été donnée. Je pense que cette question a été posée dans le cadre de la négociation. 

CFDT : On va demander à la DREETS de vous poser la question et comme ça on aura la réponse ! 

Commentaire CFDT : La Direction nous a finalement envoyé les infos :
Il y a sur ARS-ARA 152 catégories réparties ainsi:
- 85 catégories contraintes représentant 170 collaborateurs éligibles au départ anticipé
- 67 catégories ouvertes au volontariat représentant 1008 collaborateurs dont 149 collaborateurs éligibles au départ anticipé. Ce qui donne : 

repartition_pse_ars-ara.png

 

CFDT : Sur la possibilité d’ouvrir aux formations de préparation au concours, cela a fait débat en négociation. Dans l’accord proposé récemment, ce n’est pas précisé.

DRH : Nous considérons que c’est du préalable. Donc non.

CFDT : C’est effectif ? Lorsque nous en avons échangé avec la DRH France, c’était plutôt ouvert. 

DRH : Je pense qu’il a soumis un nouvel accord vendredi. Je pense qu’il a été ajouté « préalable ou complémentaire ». Pour nous, le concours est une formation préalable. Cela concerne que les contraints. Ce n’est pas dans le PDV. 

CFDT : Il faudrait le préciser pour les salariés. 

Commentaire CFDT : Ca n’a été effectivement ouvert que pour les contraints, mais pas pour les volontaires…


CFDT : Est-il normal d’avoir une différence dans le suivi par LHH entre les salariés de Villeneuve et ceux des sites distants, accompagnement en distantiel vs présentiel. 

DRH : Oui, à date il n’est pas possible de prévoir des rendez-vous en présentiel. En revanche, l’accompagnement dans le cadre de l’EME sera en physique pour tous. 


CFDT : Des personnes sont affectées sur des postes qui n’existent plus comme expert fonctionnel SI. Ces postes n’apparaissent pas dans le PSE. Que deviennent ces postes dans la nouvelle réorganisation ?

DRH : Dans le cadre du PSE, les catégories d’emploi ont été construites en regroupant plusieurs emplois. Les experts fonctionnels ont, à ce titre, été regroupés avec les business analyst IT. 

CFDT : A part l’expert fonctionnel SI, d’autres personnes ont-elles un poste qui n’existe plus ?

DRH : Nous parlons plutôt de fonction et non de poste. L’expert fonctionnel SI est une fonction existante chez ARI. Dans le cadre de la convergence des IT, nous travaillons à remettre à jour cette fonction également côté ARS. Le travail d’harmonisation des fiches de poste ARI, ARS permettra d’identifier si d’autres fonctions sont concernées. 

 

CFDT : Est-il normal de demander à des salariés dont le poste est supprimé de former leurs alternants pour qu’ils soient leur back up, qu’ils soient autonomes sur les dossiers ?

DRH : Non ce n’est pas normal. Il faut remonter les noms. 

CFDT : Est-il normal de mettre comme objectif RVE à des salariés dont le poste est supprimé, la formation à leurs missions aux salariés qui restent ?

DRH : Oui, nous avons insisté sur la passation des dossiers dans le cadre des postes supprimés. En effet, il a été demandé aux managers pour lesquels il y a une RVE de prioriser cet objectif. 

CFDT : Des malaises ont été évoqués dans la restitution de la CSSCT. Des salariés sont écœurés et n’ont pas envie de se lancer là-dessus. Que risque un salarié à part la perte de son enjeu RVE ?

DRH : C’est tout. Il n’y aura pas de sanction supplémentaire.

 

CFDT : Les équipes en DSI ont été informées de la rénovation très prochaine du CIS, à priori dès mars, pour une durée de 8 à 10 mois. Dès ce même moment, dans le cadre de la réorganisation, des équipes vont revenir au CIS et à Colibri. IL semble par ailleurs envisagé que les équipes en DSI aillent à Colibri. Cette délocalisation à Colibri est-elle avérée ou pas encore sur site ? Quelle équipe arriverait-elle nouvellement dans les locaux ? Le taux d’occupation estimé après réorganisation permettrait-il bien d’accueillir sereinement tout le monde ? Y a-t-il au CIS des salles spécifiques à l’informatique, au moins le laboratoire d’encaissement, le stockage pour le s-proxi ? Ces salles techniques vont rester au CIS ? La proximité des équipes utilisant ces salles est importante. 

DRH : Dans le cadre du projet, il est prévu le déménagement des équipes ARI et OIA vers le siège ARS sur Villeneuve d’Ascq. Par conséquent, nous travaillons actuellement sur des plans. Il est donc en effet envisagé un mouvement de la part des équipes en DSI mais cette piste n’est pas encore validée. En fonction du budget, des travaux sont prévus au niveau de la DSI. 
Potentiellement, toutes les équipes vont changer de place. Une fois que le plan sera validé, il sera présenté en CSE.

 

CFDT : Est-ce normal de proposer de retirer un PPA en échange d’un changement de fonction ?

DRH : Oui.

CFDT : Cela peut ressembler à du chantage. 

DRH : Un PPA est un plan personnel d’accompagnement. Le collaborateur n’est pas au niveau sur son poste. Bien entendu, l’objectif est d’accompagner le collaborateur pour qu’il arrive à niveau. Si à la fin du PPA, nous constatons que le collaborateur n’a toujours pas atteint le niveau, soit nous proposons une autre fonction au collaborateur qui correspond à ses compétences, soit nous partons sur un licenciement pour insuffisance professionnelle. Il est donc normal d’envisager dès le début, de proposer au collaborateur de changer de poste car nous constatons qu’il n’atteint pas le niveau de son poste. S’il change de poste, il n’y a plus de PPA car le PPA est lié au poste occupé actuellement. 

 

RVE

DRH : Concernant l’abattement de la RVE pour accident de travail, le point nous avait été remonté par la CFDT. La RVE étant à la main de la direction, nous pouvons, légalement, proratiser en cas d’absence, le montant de la RVE et ce, peu importe que l’objectif soit ou non atteint. Légalement, nous avons le droit de considérer l’AT comme une maladie classique et donc venir proratiser l’enjeu de la RVE. Nous venons de rectifier la note, en indiquant que les absences en cours d’année pour les maternités notamment, n’impactent pas la RVE. Nous avons ajouté que l’AT ne doit pas avoir d’impact sur le montant de la RVE. Le plus simple est que la personne se manifeste afin de faire la modification. Pour l’avenir, c’est dans la note de cadrage. 

CFDT : Sera-t-il possible d’avoir la note de cadrage corrigée ?

DRH : Normalement, nous ne l’envoyons pas aux élus. Elle est envoyée aux managers. 

CFDT : Normalement elle est sur la box. A quelle date sera-t-elle modifiée pour la télécharger car la personne aura besoin de s’appuyer sur un écrit ?

DRH : Le plus simple est de remonter le nom afin de regarder pour faire le changement. 

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

17/03/2025

PSE Auchan : Un accord majoritaire trouvé

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11:31 Publié dans ARF, ARI, ARS-ARA, Négociations, OIA | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restructuration, réorganisation, plan social, accords | |  Facebook | | | |

14/02/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARS-ARA du 23/01/2025

CFDT_CSE.jpg

Point catégorie professionnelle évolution

Il y aurait des COMIVAL (comité de validation) concernant les départs anticipés mais les représentants syndicaux n’étaient pas présents ! 

DRH : Nous avons appelé cela Comival sans que ce soit un Comival. A date, nous n’avons aucun départ de collaborateur puisque nous faisons des suspensions de contrats. L’objectif de cette instance est d’enregistrer les départs des collaborateurs en suspension. L’intégralité des dossiers repassera en Comival au moment de la mise en place.
Ce n’est pas un Comival mais une réunion avec LHH où nous faisons un point. C’est un comité d’enregistrement. Dans le cadre de ce comité, nous actons les éléments transmis au fur et à mesure sur les départs anticipés. Ces départs vont vous être communiqués aujourd’hui. 

CFDT : Je pense que les élus peuvent participer et peuvent avoir des remarques. Je ne vois pas ce qui empêche d’avoir des représentants.  

DRH : Nous sommes juste en mode agile où on accompagne LHH. Cette réunion ne devrait pas avoir lieu si tout se passait bien. Il n’y a aucun secret. Nous sommes transparents. Si vous avez des remarques, remontez-moi les anomalies et les soucis. Quand vous le faites, j’ai besoin du nom du collaborateur concerné qui me permet d’identifier le consultant concerné avec LHH. Cela nous a permis d’arrêter la mission d’un consultant qui n’était pas au niveau.

CFDT : Nous vous avons envoyé un message par rapport à des profils particuliers sur des zones INSEE. 

DRH : Je n’ai pas encore eu le temps de regarder. Je suis obligée de me rattacher à une zone INSEE. Normalement, nous avons pris la zone qui correspond au périmètre d’intervention.  

CFDT : Apparemment, il y a des cas où ce ne sont pas tout à fait les zones où ils interviennent.  

DRH : Nous regarderons. Sur le suivi des mouvements, nous avons eu 5 mobilités internes anticipées et 7 mobilités externes anticipées pour des CDI. Pour tout le reste, ce sont des mouvements naturels. 

CFDT : Concernant la zone INSEE, sommes-nous légalement tenus de restreindre à la zone ?  

DRH : Nous devons avoir le même raisonnement pour toutes les populations. Soit je me fixe sur la zone INSEE, soit sur l’établissement. La zone INSEE est plus large que le simple établissement. Le critère de zone INSEE est approuvé légalement mais c’est à nous de le décider dans le cadre de l’accord.  

CFDT : Là, des personnes se retrouvent être une catégorie à elles-seules !  

DRH : Établissement ou zone INSEE, ils seront seuls dans la catégorie. Je ne peux pas prendre leur périmètre de déplacement. La zone INSEE est le bassin d’emploi sur lequel je peux imposer au collaborateur d’intervenir. Si je ne suis pas dans la même zone, c’est une modification du contrat de travail que je ne peux imposer. 

 

CFDT : Guillaume Darrasse (Directeur Général Auchan Retail), lors de son audition à la commission économique de l’assemblée nationale a évoqué des reclassements au-delà du groupe Auchan. Y-a-t-il une ouverture pour le faire au niveau des enseignes de l’AFM (Association Familiale Mulliez) ? 

DRH : Guillaume Darrasse a évoqué un outil digital permettant d’ouvrir sur des postes dans d’autres enseignes. Nous ne sommes pas un groupe. Ce sont d’autres enseignes, d’autres sociétés. Il n’y a pas de lien juridique et donc pas de prime car ce n’est pas le périmètre de reclassement. 
Par contre, il bénéficiera de la mobilité externe qui est plus avantageuse.  

CFDT : Pas pour conserver son ancienneté. C’est tout de même ambiguë car il parlait de reclassement. Quand on voit les articles de presse, ce n’est pas comme cela que ça a été compris par les journalistes et par les députés.  

DRH : J’ai vu l’intervention de Guillaume Darrasse qui était extrêmement claire. Des articles de presse n’ont pas compris son intervention et ont repris des éléments erronés.  

CFDT : Quand on utilise le terme reclassement, il ne faut pas s’étonner que les journalistes le prennent au pied de la lettre. Ce n’est pas du reclassement d’aller postuler chez Boulanger de la même manière que chez Darty. Pourquoi utiliser le terme reclassement ? Était-ce une volonté de tromper les gens ?  

DRH : Nous prenons mais nous réaffirmons que la mobilité interne se fait au sein du groupe Auchan et non au sein de la galaxie Mulliez.

Commentaire CFDT : Contrairement à ce qu’ont pu croire nombre de ceux qui ont écouté l’audition de Guillaume Darrasse à la commission des affaires économique de l’Assemblée nationale, la direction n’est absolument pas sur la démarche de faire des propositions de reclassement dans les autres enseignes de la galaxie Mulliez (Décathlon, Boulanger, Leroy Merlin, Kiabi, etc.).
Ce que la direction d’Auchan appelle « travailler à proposer des solutions dans toutes les autres enseignes (Mulliez)» ne consiste en réalité qu’à fournir un listing de petites annonces des postes disponibles.
Les salariés dont les postes sont supprimés à Auchan pourraient postuler, comme n’importe quel autre demandeur d’emploi. Ils entreraient dans le même process de recrutement ordinaire, qui pourrait aboutir ou pas, car leur candidature pourrait être rejetée
Et même si le recrutement aboutissait, ça ne sera pas un transfert de contrat mais bien un nouveau contrat (l’ancienneté ne sera pas conservée).
Donc absolument rien de particulier.
La CFDT continue de réclamer de vrais reclassements internes dans le « Groupe Mulliez ».

 

CFDT : Sur quels critères a été choisi LHH ? 

DRH : Nous avons fait un appel d’offres. La DAI et Mehdi ont tranché. Les deux prestataires sont déjà intervenus précédemment. Je pense que Mehdi a voulu faire tourner les prestataires. Il ne faut pas être liés à un prestataire. C’est ainsi que je l’ai compris.  

CFDT : Je n’ai pas le souvenir que ça se soit bien passé précédemment avec LHH.  

DRH : Je ne sais pas te répondre. C’est la première fois que je travaille avec eux sur la partie accompagnement, mise en œuvre d’un plan. 
LHH a un réseau important sur le territoire. Ils travaillent beaucoup avec des freelances car cela dépend des projets et où ils sont situés. Ils doivent staffer selon le projet et sa localisation. Ils ont effectivement des équipes à géométrie variable. Que ce soit une personne sous contrat LHH ou en prestation, pour moi, il n’y a pas d’écart. Ils sont sur les mêmes compétences.  

 

CFDT : Des personnes sont affectées sur des postes qui n’existent plus comme l’expert fonctionnel SI. Ces postes n’apparaissent pas dans le PSE. Que deviennent ces postes dans la nouvelle organisation ?

DRH : Les postes pris en compte dans le cadre du PSE sont ceux réellement exercés. Il peut donc y avoir une différence entre l’intitulé du poste du collaborateur et celui indiqué dans le PSE. S’il y a des cas particuliers, il faut nous les remonter.  

CFDT : L’intitulé sur le poste peut ne pas correspondre à ce qui est exercé. Exemple : les experts fonctionnels SI ont été basculé sur des métiers de devops.  

DRH : Si c’est un cas particulier, nous regarderons avec Guillaume. 

 

CFDT : Les salariés impactés peuvent-ils passer des entretiens de recherche d’emploi à l’extérieur sur le temps de travail ?

DRH : A date, non. Le manager doit libérer le collaborateur mais ce temps passé est hors temps de travail. Il est possible de prendre des CP, du compteur de micro variation, des JNT. Ce point a été abordé dans le cadre des négociations en cours.

 

CFDT : Des salariés impactés n’ont pas de conseiller LHH. Pouvez-vous y remédier ?

DRH : Chaque salarié a un conseiller LHH s’il prend rendez-vous.  

CFDT: C’est une équipe pour laquelle cela s’est mal passé avec un conseiller. L’équipe ne voulait plus avoir ce conseiller et est en attente d’un remplacement. 

DRH : Il me faut les noms pour pouvoir remonter au conseiller.

 

CFDT : Comment cela se passe-t-il pour une salariée impactée par le PSE se trouvant en congé maternité ou parental ?

DRH : La collaboratrice en congé maternité ne peut pas se voir notifier son licenciement pendant la période de protection absolue, c’est-à-dire pendant la période de congé maternité. Si la collaboratrice est en protection relative qui démarre à partir du moment où la collaboratrice va annoncer son état de grossesse à l’employeur, sa notification peut être réalisée et le congé de reclassement sera suspendu pendant la durée de la protection absolue. Pour le congé parental, il n’y a pas de protection particulière. 

CFDT : Ce sujet avait été évoqué dans la négociation. Il avait été indiqué que cela serait élargi pour le congé parental et paternité. 

DRH : Paternité et pas parental car le congé parental peut aller jusqu’aux 3 ans de l’enfant. 

CFDT : Sur le compte rendu de la réunion de négociation de la RH, il est écrit « demande de l’élargir à l’ensemble des cas de parentalité, à confirmer ». Nous en entendons le congé parental compris.

 DRH : Tout à fait mais, de mon point de vue, ce ne pourra pas être ouvert à un congé parental. Il n’est pas possible de suspendre un congé de reclassement durant 3 ans.  

Commentaire CFDT : Nous avons redemandé en négo, ça sera bien élargie au congé parental. Reste à voir les détails.

 

CFDT : Des salariés souhaiteraient conserver leur PC à leur départ, moyennant le paiement résiduel de la somme de ce dernier et un nettoyage des données de l’entreprise. Cela serait-il possible ?  

DRH : Non. C’est du matériel de l’entreprise qu’il faut restituer. 

 

CFDT : Est-ce que le report de congé payé et de RTT sera toujours effectif après le 31 mai ?

DRH : Oui. Néanmoins, nous rappelons que les CP et RTT, JNT doivent être pris par les collaborateurs et qu’un pilotage doit être fait par le manager pour atterrir à des compteurs à 0 en prenant en compte le placement possible dans le PERCOL.  

CFDT : Les CP peuvent-ils être reportés ? Est-il possible de faire un communiqué ? 

DRH : Oui. Non car nous demandons aux managers de piloter pour arriver à 0 car des CP et autres doivent être pris et ne sont pas là pour être reportés. 

CFDT : Au SIRH, il a été dit qu’il fallait tout solder au 31.  

DRH : C’est le message. Il faut prendre les congés dans la période et les solder au 31 mai. Les reports ce n’est pas un objectif mais que par exception. Le report est possible dans la limite de 12 jours. Le seul message qui peut être délivré est de positionner les congés de façon à ce qu’ils soient soldés au 31 mai. Nous sommes bien dans l’accord temps de travail actuel, dénoncé, dans la limite des 15 mois. Après, ce n’est plus pareil.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

07/02/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARS-ARA du 18/12/2024

CFDT_CSE.jpgPoint catégorie professionnelle évolution

CFDT : Allons-nous recevoir les tableaux mis à jour ?  

DRH : Oui. Ça sera en janvier.  

CFDT : Il faut une visibilité claire sur quelle fonction se trouve dans quelle catégorie.  

DRH : Oui. Nous pourrons vous les envoyer à mon retour de vacances. 

CFDT : Vous dites qu’il n’y a pas besoin de l’accord du salarié pour un changement de poste au sein d’une même catégorie sauf que parfois, ce n’est pas vraiment la même fonction. Il y a des cas où c’est une modification d’un élément essentiel du contrat de travail. 

DRH : C’est toute la difficulté en PSE. Dans une catégorie, on nous impose de créer des catégories professionnelles et nous ne pouvons pas le faire à l’intitulé de poste. La loi oblige à aller regarder cette interchangeabilité entre les postes pour réduire le nombre de catégories mais surtout de sorties contraintes des collaborateurs. Là où dans un cadre normal nous pourrions dire que c’est un changement du contrat de travail, au sein d’un PSE, ce n’est pas le cas car dans la catégorie, comme on nous oblige à réunir, des jurisprudences viennent nous dire que par conséquent, nous n’avons pas besoin de l’accord du collaborateur pour lui imposer le changement de poste. 

CFDT : Le salarié n’a rien à dire d’être passé sur une fonction inférieure avec une grille inférieure ? 

DRH : Dans ce cadre-là, nous venons dire qu’il va changer de poste. S’il prend un poste de niveau inférieur dans sa catégorie, il garde sa classification et sa rémunération. Ce n’est pas la même chose que quand nous sommes en départ anticipé ou en période de reclassement interne où il y a un acte du collaborateur d’accepter le poste que nous lui proposons et où il prend la classification et la rémunération associée.  

CFDT : Pareil pour la notion géographique ?  

DRH : Non. Une catégorie = une zone INSEE. Nous prenons la catégorie générale et dedans, il y a des sous-catégories par zone INSEE. Si je dois occuper un autre poste car le mien est supprimé et que je reste dans l’organisation, je n’aurais pas de changement en termes de temps de travail, ni de rémunération ni de classification. 
Sur directeur développement franchise, nous avons sorti la création pour la mettre en backoffice franchise et responsable promotion, nous avons sorti la création de manager promo. Normalement, les catégories ne sont plus amenées à évoluer sauf demande des élus mais il est important d’acter pour les collaborateurs. Dès qu’on fait un changement, il y a des conséquences pour les collaborateurs qui sont à côté. Un collaborateur non concerné peut le devenir. Nous allons pouvoir acter officiellement auprès des collaborateurs en leur disant qu’ils sont dans une catégorie concernée en précisant toujours à date puisque la négociation continue. Il est important pour nous d’aller désormais dans la démarche d’officialiser ce que nous avons pu dire oralement. Nous avons besoin d’informer officiellement les collaborateurs et dire par courrier que le collaborateur est sur un poste concerné et qu’il peut partir en anticipé ou non. Cela permet de mettre les collaborateurs en mouvement pour qu’ils ne subissent pas les conséquences du PSE.  

CFDT : C’est un attendu des salariés. Il y a aujourd’hui un problème de manque d’information ou d’informations qui manquent de clarté qui varient d’une équipe à l’autre. Selon les catégories, certaines sont dans le flou complet et attendent des précisions.  

DRH : Là où nous avons le plus avancé et c’était le plus important dans un premier temps, concerne les impactés. Je suis sûre à 99.99 % que chaque collaborateur impacté a bien été reçu par son manager et peut partir dans le cadre de l’anticipé. Normalement tous les messages ont été passés. C’était notre priorité. Il faut désormais travailler pour les concernés et pour les catégories professionnelles. Ceux qui peuvent partir en tant que concernés ne le pourront qu’à l’homologation de la DREETS ce qui fait plutôt vers la mi-avril. Nous ne sommes pas en retard. Nous voulons clarifier. Si les collaborateurs ont un projet, il faut qu’ils puissent l’anticiper. Nous avons tout de même répondu à l’urgence sur les impactés et ils sont tous informés qu’ils peuvent partir en anticipé.  

CFDT : Nous avons quelques remontées concernant les départs anticipés où ce n’est pas clair pour certains. Il peut encore y avoir un flou. Certains managers ne sont pas à l’aise avec ces dispositifs.  

DRH : Aujourd’hui, peut-être qu’un impacté ne sait pas s’il sera demain en contraint direct ou en PDV. L’urgence pour moi était de dire qu’il peut partir en anticipé. Il y a eu une paritaire technique. Il y a eu des changements avec des catégories qui initialement étaient en contraint direct et qui se retrouvent en volontariat et inversement. Normalement les catégories professionnelles ne devraient plus bouger et nous sommes plus surs des informations que nous allons donner. L’objectif début janvier est de faire le courrier pour informer officiellement le collaborateur pour qu’il sache s’il est impacté, s’il peut partir en anticipé, s’il aura une période de volontariat ou non.  

CFDT : Nous avons eu quelques remontées sur des équipes ou fonctions à qui on a dit qu’il y avait des modifications récentes. On nous signalait que la mise en commun de certains métiers dans des catégories n’était pas très cohérente où ça ne permet pas l’interchangeabilité. Par exemple les assistants marketings seraient dans la même catégorie que les assistants commerciaux.  

DRH : Il n’y a pas eu de changement. Je vais relister ce qui a été présenté en paritaire. Dans les changements, il y a les catégories : responsable promotion, chargé d’étude marketing, manager référencement, gestionnaire commercial, responsable technique d’appui, auditeur contrôleur interne, chef de projet satisfaction client, responsable publicité, assistant de direction, assistant de direction à nouveau pour le cas des assistants DG et juridique, responsable d’activité, chargé agent de recouvrement et les gestionnaires offre commerciale internationale. Dans ce récap, il manque la franchise que je vous ai présenté tout à l’heure. Il n’y a pas eu d’autre changement.  

CFDT : Quand on est commercial, on ne fait pas de marketing et inversement. Où est l’interchangeabilité ? 

DRH : Une formation de 3 à 6 mois suffirait pour pouvoir faire l’interchangeabilité des postes. C’est l’entrant que nous avons eu. Nous avons eu deux catégories où il a été indiqué qu’il fallait maîtriser l’anglais en import-export et offre achat international. Ce n’est pas demandé initialement dans la fiche de poste d’un gestionnaire commercial.  

CFDT : Sur des cas spécifiques et géolocalisés comme les animateurs de réseau franchise qui sont tous supprimés et à qui on a annoncé qu’ils été impactés, on leur aurait désormais dit qu’ils sont concernés. Ça voudrait dire qu’il y a eu des modifications dans les catégories sauf qu’on ne l’a pas ici.  

DRH : Ce n’est pas la catégorie qui est géolocalisée mais les postes. En réalité, c’est la zone INSEE et au sein d’une catégorie, nous pourrions dire qu’il y a des sous catégories liées aux zones INSEE.  

CFDT : Quand il y a un métier géolocalisé, logiquement, il devient une catégorie à lui seul.  

DRH : C’est pour cela que je parle de sous catégories dans la catégorie. Les postes sont bien interchangeables mais la problématique est la localisation.  

CFDT : Si cette fonction intègre une catégorie où la personne était impactée et devient concernée, ça a été intégré avec quel autre métier ?  

DRH : Sur la franchise, on est venu créer la catégorie conseiller relation client franchise.  

CFDT : Il faut savoir quelles sont les fonctions rattachées et le nombre de postes.  

DRH : Je prends le point. 
 

Plateforme Tipik concernant les offres d’emploi dans la galaxie Mulliez.

DRH: Il n’est pas prévu de présentation aux élus sur le sujet. Tipik est uniquement une plateforme d’affichage des offres. Il n’y a pas de mobilité en tant que telle puisque nous n’allons pas maintenir l’ancienneté ni les avantages du collaborateur. Une présentation est déjà disponible sur Birdy et une présentation est en cours dans les directions. Le message sera repassé. C’est une plateforme avec les annonces que nous pouvons retrouver sur Linkedin ou d’autres sites.  

CFDT : Cela reste une information intéressante à connaître. C’est déjà connu depuis pas mal de temps chez Decathlon mais inconnu chez Auchan.  

DRH : J’entends. Sur ARS-ARA, nous ne l’avons pas présenté et nous n’avons pas souhaité le présenter. Pour nous, c’est un moyen de postuler mais il n’y a pas plus d’avantages qu’en postulant sur Linkedin. Nous allons faire une communication auprès des collaborateurs car cette plateforme existe et qu’il y a eu des remontées pour dire qu’il était dommage de ne pas la présenter. Je ne vais pas faire de réunion spécifique pour les impactés ou les concernés.  

CFDT : Qui est à l’initiative de cette plateforme ? Il faut trouver le sens. Pourquoi cette plateforme a-t-elle été faite ? Par qui ? 

DRH : Je ne sais pas. Quand ça nous a été présenté, c’était aussi une opportunité pour les alternants qui sont nombreux et pour lesquels nous n’avons pas forcément d’offre derrière.  

CFDT : Il serait bien d’avoir une réponse car il est intéressant de comprendre d’où elle vient.  
Par rapport au PSE, comment cela va-t-il se passer pour les alternant qui viennent de démarrer notamment côté Catman dont les postes sont presque entièrement supprimés ?

DRH : Ils seront rattachés à d’autres périmètres répondant à leurs études. Au fur et à mesure des départs, les rattachements se feront avec des tuteurs non impactés, non concernés. 

Sur la prochaine campagne d’alternance, il n’y aura de recrutement d’alternant qu’à condition que le tuteur soit non impacté, non concerné. Nous n’allons pas prendre le risque d’affecter un alternant ou un stagiaire à une personne qui peut partir du jour au lendemain. Cette année, nous aurons surement moins d’alternants et de stagiaires qu’habituellement. 

CFDT : Combien de postes externes sont supprimés ? Combien sont conservés ? Sur quelle fonction et dans quel service ?

DRH : Les éléments communicables sur le sujet ont été transmis au CSE via André et Franck après la dernière réunion.  

CFDT : Quels sont les chiffres ? 

André : Il n’y a pas de total. Je n’ai pas pris le temps de le faire.  

DRH : Les éléments ont été donnés. Je rappelle que le PSE ne concerne pas les externes. On rappelle que dans Kairos, on souhaitait internaliser plus de collaborateurs externes. Nous arrêtons normalement les postes d’externes que s’il y a un arrêt de projet et qu’il n’y a pas de charge de travail reportée. Les directeurs se sont posés sur la diminution du nombre d’externes mais avec, en entrant, quel projet est arrêté. C’est hors PSE.  

André : Le total de la cible est quand même dans le document avec une cible de 608 externes (ARI+ARF). 

CFDT : Il faut quand même creuser le sujet. Il y a des postes prestés en externe depuis 10 ou 15 ans. 

DRH : Parce qu’il n’y a que ces prestataires externes qui ont la compétence pour suivre un outil que nous n’avons pas en interne et ces collaborateurs ne veulent pas être internalisés.  

Commentaire CFDT : En DSI ARS, il y a 528 externes. Il va en rester 364. Donc suppression de 164 postes externes sur ARS.

Pour toutes questions ou remarques, contacter vos délégués CFDT au CSE :
Hugues   Anne-Sophie  Thierry  Fabien
  Hugues     Anne-Sophie   Thierry      Fabien

15/01/2025

Questions CFDT au CSE Auchan ARI des 13 et 14/11/2024

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CFDT : Sur le protocole de communication, sur une équipe de 4 fonctions où 2 sont supprimées, les 4 seront reçues ? 

DRH : Elles seront reçues après l’information collective, après le 15. Il y a des équipes très grandes qui sont concernées. Priorité à ceux dont le poste est directement impacté. 

CFDT : La semaine dernière, nous vous avons fait part de notre manque de confiance. Il reste. Il s’appuie sur le fait qu’il y a quelques années, nous avons eu un PDV qui n’a pas amélioré les choses. Qu’est-ce qui va nous assurer maintenant, que le plan de réorganisation prévu et les axes d’amélioration de la top line vont fonctionner ? Sur les questions économiques, il est indiqué à la page 67 du livre II que les cotisations internationales sur la France sont de 107 M€ en 2023. Quel est le contenu de ce montant ?

 Directeur Finance : Les axes ont été recentrés autour des 6 priorités stratégiques depuis un peu plus d’un an. La nouvelle gouvernance est arrivée depuis le début de l’année qui n’a pas remis en cause et qui n’a pas changé la trajectoire avec une compétence forte sur le métier du retail alimentaire vu le profil des deux DG. Avec également un pilotage très serré puisque nous avons mis en place des KPI avec une restitution dans chaque conseil d’administration d’Auchan retail pour s’assurer que nous sommes bien sur le chemin annoncé. C’est la garantie que nous apportons sur la bonne exécution du plan. D’autre part, depuis 3 ans, nous avons développé une lecture économique qui est claire et assez simple qui permet de bien mesurer tout cela. Aujourd’hui, nous avons un indice de fiabilité sur nos prévisions qui a fortement augmenté et qui nous rend confiant sur les trajectoires que nous annonçons. 

CFDT : Cela fait des années que nous disons que nous ne sommes pas bons sur les prix. Qu’est-ce qui va changer demain avec cette nouvelle organisation ? A nouveau, il y aura des dérives, nous vous préviendrons et nous ne serons pas écoutés. Il y aura un nouveau PSE dans 4 ans. Il n’y a pas que les prix, il y a aussi l’organisation en magasin. A force de changer les modes d’organisation, ça a désorganisé l’ensemble de l’entreprise.  

Directeur Finance : Guillaume Darrasse a pris le lead sur le sujet prix et il en a bien conscience. Dans le cadre de la reprise des magasins Casino, il y a eu un positionnement prix de décidé sur l’ensemble de ce parc qui est différent de celui des magasins historiques pour tester ce positionnement prix, la sensibilité des collaborateurs et les impacts associés sur la dynamique du CA. Aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de financer cette baisse de prix sur l’ensemble de notre parc historique puisqu’un point représente 60 M€. Pour financer cette baisse de prix, deux axes principaux sont regardés. L’alliance à l’achat est le premier et énormément d’énergie est positionnée sur cet axe. Le second est une réduction de notre base de frais fixes car avec un CA qui décroît, nous ne pouvons continuer à avoir cette augmentation des coûts fixes. Nous allons mesurer les avancées et les économies générées qui seront réinjectées dans les prix. La stratégie est bien prise en compte par le comité exécutif.  

CFDT : Sur le deal Intermarché, il y a un volet alimentaire et un volet non-al. Sur l’alimentaire, nous sommes défavorisés. Intermarché sera favorisé sur l’image prix de l’alimentaire mais il nous a été dit que nous rééquilibrerions sur le non-al. Est-ce exact ?  

Directeur Finance : Le projet Arlequin est un deal gagnant-gagnant. Évidemment, nous n’achèterons pas au même prix qu’Intermarché demain. En revanche, nous nous inscrivons dans un mouvement où nous allons bénéficier de baisses de prix plus importantes que si nous avions continué à être seuls. Avec 8% de parts de marché, nous ne pouvons rien faire. Nous nous mettons dans une situation avec Intermarché pour peser sur nos achats et gagner sur les achats. Nous n’allons pas nous aligner mais nous sommes sur une base de déflation de nos prix. Nous allons accélérer ça avec l’attachement à un Buying Office. Nous sommes sur une dynamique de mieux acheter. Nous sommes dans la course et il y a des étapes à franchir. C’est un contrat long et l’importance dans la course est d’aller de plus en plus vite. Le principal est d’en faire partie. Nous nous donnons les chances d’y arriver mais je suis d’accord qu’il y aura encore ce décalage.  

CFDT : Quel est le deal pour Intermarché ? On nous a expliqué que son intérêt est qu’Auchan est bon sur le non-al. Demain, les réductions de surface vont impacter le non-al.  

Directeur Finance : L’important sur le non-al est aussi de gagner notre vie. Il faut faire un focus sur le non-al sur lequel il y a de la récurrence. Des choix seront faits par les équipes sur le non-al. L’intérêt est que sur ces produits, nous allons bénéficier du volume d’Intermarché et Casino pour mieux acheter. Nous avons des projets de vente en B2B. C’est du positif pour nous car nous avons le lead au travers de la centrale créée. Nous allons, sur les produits sur lesquels nous allons nous concentrer, acheter beaucoup plus. C’est un autre élément qui va nous permettre de récupérer de la marge.  

CFDT : Ces questions sont posées car il y a eu des précédents avec d’autres groupements à l’achat qui n’ont rien donné.  

Directeur Finance : Les équipes sont en place. Les choses sont en train de se figer pour démarrer dans le cadre des négociations 2025. Nous n’avons pas les chiffres à date et nous saurons mesurer cela dès 2025.  

CFDT : Quelques questions concernant la stratégie de l’entreprise. Nous nous rendons compte, au travers de la lecture de ce projet, qu'il y a un transfert d’activité de la France, des équipes corporate vers les pays. Est-ce que les pays sont informés du futur surcroît d’activité ? Sont-ils préparés à voir leurs frais augmenter ? Nous avons vu que les business lines sont reconduites. Il est certain que dans un an, les business lines seront mortes au profit uniquement des projets France. Toutes les bonnes volontés souhaitées il y a 7 ans pour essayer de mettre en commun un certain nombre de choses sont mortes. Tous les pays vont se reprendre leur IT, leur communication, leur RH, etc. Il n’y a plus rien de commun. 

DRH : Les DG ont été informés la veille des CSE de la semaine dernière. Ils ont comme rôle de redescendre les informations à leurs comités de direction. Cela n’empêche pas que chaque directeur dans les fonctions transverses qu’il occupe pourra aussi partager la feuille de route des directions. La DRH corporate sur l’aspect régalien, n’intervenait pas sur le run, l’opérationnel de chacun des pays. Le rôle d’une DRH à l’international a vocation à poser le régalien et mettre en place les politiques RH, suivre les indicateurs, les KPI, poser l’ambition et coordonner les éléments régaliens. Nous ne sommes pas là pour nous substituer aux DRH actuellement en pays et qui gèrent très bien au quotidien. Nous avons vocation à représenter le groupe dans ses différentes composantes et notamment dans les éléments extra financiers pour les banques et pour notre actionnaire aussi. Nous avons un certain nombre d’indicateurs que nous leur demandons de suivre et que nous monitorons au niveau du groupe. Les DRH doivent s’inscrire dans le cadre d’une politique que nous avons posé et poser leur propre politique dans ce cadre voire faire mieux et plus si elles en ont les moyens économiques et humains. Sur la partie IT, Kairos avait assez bien précisé la manière dont cela allait être opéré. De la même manière, le groupe coordonne les aspects régaliens dont Fine. Fine est un programme pour lequel il a été décidé qu’il serait poursuivi dans l’ensemble des pays. Pour la cybersécurité, c’est aussi un sujet régalien. La protection cyber du groupe est capitale pour nous. Les sujets régaliens servent à protéger l’intégralité du groupe. Vous dire si le programme commerce plaît à tous les pays et fonctionne bien, manifestement, c’est un peu compliqué. Pour ceux qui ne l’ont pas mis en place, je ne sais pas ce qu’il en est. 

CFDT : Lors de la consultation du CSE concernant le projet Kairos, il avait été mis en évidence le fait qu’il n’y avait pas de mandat ni de consultation ou de travail de ces business lines avec les pays. Est-ce que quelque chose a été fait pour ça ? 

DRH : Je note le point, je reviendrai vers vous.  

CFDT : J’aimerai une précision sur les coûts et le bilan autour de l’appel d’offre sur l’outil de gestion des transports. Deux chefs de projet sont partis et ont démissionné à cause de cela. 

DRH : Dans les éléments complémentaires que j’ai, l’animation de la business line supply chain et groupe serait désormais assurée directement par la direction supply chain. L’animation des responsables supply des pays serait faite par cette direction supply. La responsabilité centralisée du métier supply sur les sujets de TMS ou OMS pour les pays. Les autres activités, portées actuellement par l’organisation corporate seraient rapprochées de certaines missions réalisées au sein de la direction projet transverse supply chain ARS à savoir que cette direction est l’entité projet métier existante et intervenant sur tous les domaines de stratégie supply. Demain, elle traitera des sujets France et internationaux.  

CFDT : Si vous interrogez quelques-uns de mes collègues en informatique, vous verrez que la business line est vécue comme un frein et non comme un accélérateur. Là, ils ne participent à aucune décision budgétaire.  

DRH : C’est le métier qui porte.  

CFDT : Il ne porte rien. Si ça ne marche pas sur la suppl, ça ne marchera pas sur l’offre.  

DRH : L’enjeu était que l’offre soit rendue disponible au plus proche. 

 

CFDT : Quelle est l’étude d’impacts de l’activité pour tous ceux qui auront à utiliser les outils au juridique ? Quels seront les utilisateurs de ces outils ? Les personnes seront-elles formées ?  

Directrice juridique et fiscal : Pour moi, le CLM est l’outil le plus important et il est déjà en déploiement depuis 2 ans. Cet outil est doté d’un peu d’IA. Il est passé par tous les comités.  

CFDT : L’introduction d’un nouvel outil fait appel à une consultation en CSE.  

Directrice juridique et fiscal : Un CLM est classique. Tout le monde a ça depuis 10 ans. Nous ne sommes pas sur un déploiement d’IA mais d’un CLM avec option d’IA. Cela permet juste d’avoir un cadre de contrat où tu bloques les clauses que l’entreprise ne souhaite pas voir modifiées par le commerçant, l’opérationnel ou autres et tu lui permets de modifier certaines clauses de manière autonome et responsable. Ça peut être la durée, les parties. Le contrat va se générer tout seul si la contrepartie est ok. Il n’y a pas besoin d’un juriste. Avant, nous le faisions avec Excel.
Sur la direction assurances, il est proposé d’externaliser complètement la fonction de gestion des polices d’assurances et des sinistres d’assurances auprès de courtiers. C’est la réorganisation la plus forte au sein de la direction juridique avec 2 suppressions de responsables assurances et la suppression de 2 gestionnaires d’assurances sur les 3.  

CFDT : Sur le livre IV, page 63, il est écrit « de plus, les besoins de l’activité évolueraient vers la dotation d’expertise d’assurance plus spécialisée ». Qu’est-ce que cela veut dire ?  

Directrice juridique et fiscal : Aujourd’hui, au sein de la direction assurances, nous n’avons pas de juriste assurances. J’avoue que ça manque. Nous parlons beaucoup France mais quand nous sommes sur l’international, nous nous rendons compte qu’il y a toute une mécanique qui n’était pas forcément gérée au sein de l’équipe et c’est quelque chose que nous devons travailler beaucoup plus.  

CFDT : Dans les 3 fonctions citées, qui va le faire ? 

Directrice juridique et fiscal : Il y a une phase RH où les personnes peuvent se porter volontaires. J’attends de voir ce qu’il va se passer pour voir comment mettre en place l’accompagnement. Je vous apporterai la réponse. 

CFDT : Est-ce que les nouveaux postes peuvent être candidatés par les gestionnaires assurances ? 

Directrice juridique et fiscal : Toute création de poste sera ouverte à l’ensemble des collaborateurs.  

 

CFDT : Concernant le DPO, cela passe de 3 à 1 ? 

Directeur sécurité sureté : L’équipe DPO actuelle est composée de 5 personnes. Le DPO et 4 collaborateurs. Il a été décidé de la suppression, parmi les collaborateurs, de 2 postes. 

DRH : Une partie des effectifs reste en France et une partie ARI. Il y a bien un manager DPO et 4 collaborateurs au total aujourd’hui. DPO c’est au global ARI et France. Il y en a 3 chez ARI et 2 en France.  

CFDT : Quelle est l’activité de ces personnes ? 

Directeur sécurité sureté : Elles ont un double rôle. Elles sont chargées de veiller à tout un domaine réglementaire qui s’applique à tous les pays de l’UE, autour du règlement de protection des données personnelles. Dans le cadre des standards Auchan, il a été décidé depuis plusieurs années, de respecter le droit français peu importe le pays. Le rôle d’accompagnement porté par cette équipe a été divisé entre les différentes personnes. Ils agissent dans différents domaines en fonction des dossiers qu’ils sont en train de suivre. Le principe est la veille des attentes réglementaires et, quand c’est nécessaire, il se charge des notifications à la CNIL en France ou à la CNIL du pays concerné. Il s’agit d’avertir d’une atteinte ou d’un soupçon d’atteinte à nos données personnelles. Cela représente beaucoup d'activités. 

CFDT : Ont-ils une mission d’expertise auprès de la cyber ou des équipes métier ? 

Directeur sécurité sureté : Il y a une interaction très forte. 90 % des affaires de données personnelles sont liées au monde IT et à l’informatique. Ils n’ont pas d’homologues au sein de l’équipe. C’est eux qui portent l’expertise pour tout Auchan. Dans tous les pays, il y a des référents qui peuvent être internes ou externes. 

CFDT : Compte tenu de l’activité importante, je suis étonné de voir des postes supprimés. 

Directeur sécurité sureté : Je crois que dans toutes ces activités portées historiquement par l’équipe DPO Auchan, il y a des partenaires, des liens avec Chronodrive, Partisan du goût et autres qui, formation initiale faite et lancement par Auchan avec son degré de maturité terminé, vont voler de leurs propres ailes. Ils vont donc porter eux-mêmes cette activité à leur profit et l’équipe concernée sera déchargée de cette activité. C’est le projet d’Anne-Sophie. 

 

CFDT : Sur l’audit et contrôle interne, pourquoi conserver 2 services différents alors que l’ensemble des autres domaines sont fusionnés ? 

Resp du contrôle interne : C’est une décision stratégique car le contrôle interne est une fonction. C’est aussi un dispositif qui doit être au plus proche des activités d’une entité. Les activités Corporate et France sont suffisamment différentes pour avoir 2 dispositifs distincts. 

 

CFDT : Sur la Direction Transformation et Digital, avant de passer sur les impacts humains, j'aimerais revenir sur ce qui vient d’être présenté. J’ai noté les objectifs de convergence. Je trouve l’ambition faible que de tabler sur un changement d’outil de saisie de temps. Nous parlons de convergence au travers de METI. De mémoire, ARF ne travaille qu’avec METI Store alors que nous avons une suite plus complète. Il me semble que la migration de METI sur la partie internationale a été arbitrée. Cela aurait pu amener des compétences.  

Directeur SI : Nous n’allons pas nous limiter à ces outils en termes de convergence mais ces outils sont déjà communs. Nous allons essayer de nous aligner. Si je prends METI, ça valait le coup de demander aux équipes de regarder en même temps la nouvelle version avant de faire des montées de version. Nous profitons de cette partie de convergence pour regarder ce que nous pouvons arriver à faire de façon à faire travailler les équipes le plus rapidement ensemble sur des sujets communs. ARI et ARF ont toujours choisi des outils différents. Demain, nous voulons arriver à avoir les mêmes outils sur les deux.
L’organisation que nous proposons permettra forcément de converger. 

CFDT : Est-ce que le projet Oracle TMS va être stoppé ? 

Directeur SI : Je fais tout pour. Nous découvrirons s’il peut l’être et si nous ne sommes pas trop engagés. ARF n’était pas partant pour le faire. 

CFDT Nous entendions aussi le fait que la France ne prenne pas le pas sur les choix ARI. Nous entendons sur la Data, que nous allons prendre la solution Data France pour la mettre sur tous les pays. 

Directeur SI  : Nous déclinons ce qui a été fait sur Kairos. La France s’aligne sur Kairos et sur l’organisation que nous proposons et qui rejoint les principes de base qu’Olivier a toujours défendu. Fine est un projet d’entreprise. Les pays n’étaient pas forcément d’accord mais une décision de groupe a été prise et nous déroulons. Le TMS 2.0 n’est pas une décision d’entreprise et nous allons nous battre. Ce système de gouvernance ne va pas changer. Nous proposons de décliner le résultat de la mission qu’Olivier a porté sur Kairos. Il n’y aura pas d’application de la Data France sans étude d’impact. Pour le moment, rien n’est validé sur la Data. 

CFDT : Sur les 3 postes détruits sur le run, ce sont des postes d’administrateurs techniques. Il y en a actuellement 4. Nous en supprimons 3. 3 de ces postes sont occupés par des responsables d’activité et un par un administrateur technique. Cette équipe compte aussi 22 externes. Pourquoi on les supprime ? 

Directrice de projet  : Ce ne sont pas 3 postes d’administrateurs techniques. Ce sont 2 postes et un poste de directeur de service. Pour ces deux postes, la raison est que l’objectif est de faire l’activité côté run IT sur les postes d’administrateurs techniques et de renforcer le rôle de run IT. Rien n’a été fait pour dégrader. 

CFDT : Je pense que ces postes sont à réévaluer à la hausse. Le fait d’avoir créé ITAAS et demain la DIT fait que ITAAS demandera à ce que les équipes métiers possèdent un bagage technique beaucoup plus poussé. C’est ainsi que les équipes run se construisent. Il va falloir penser à créer des postes d’experts techniques. C’est ce qu’il manque.  

Des externes possèdent une grosse connaissance. 

Directrice de projet : Tous les externes qui sont des pépites sont maintenus. Tout a été maintenu pour éviter la dégradation du service. Nous allons augmenter le rôle de run IT. 

CFDT : Il ne pourra pas tout faire. Il manque des pans entiers d’activité sur ce poste d’administrateur technique qui est détruit.  

Directeur SI : Avec le budget posé pour 2025 qui n’est pas encore validé, le run est préservé. Le volume de run est quasiment toujours le même. Nous attaquons le projet car c’est lui que nous arrivons à arbitrer facilement. Nous n’arrivons pas à inverser le run et le rendre efficient. 
Nous voulons le rendre efficient à terme. Nous ne sortons quasiment que des externes sauf sur des postes internes que nous décidons, des deux côtés, d’externaliser. Nous avions des postes mal positionnés. Nous avions des gens qui étaient sur le run et qui auraient plutôt dû être sur ITAAS et inversement. Nous rééquilibrons l’ensemble du dispositif. Normalement dans le livre IV, nous expliquons poste par poste. 

 

CFDT : Lors de la dernière consultation sur le projet Kairos, de nombreuses réserves ont été mises en évidence sur la construction des business line. Il n’y a pas de mandat, pas de participation pays. Je vois que la notion de business line est reprise dans le nouveau projet. Ces business lines sont intégrées aux équipes France métier où, je le crains, la priorité soit uniquement sur l’activité France. Le fait que l’activité internationale soit reprise avec les équipes France, ça va être occulté. Nous disions qu’il fallait se recentrer sur les métiers mais en face, nous n’aurons que la France. 

Directeur SI : C’est un point de vigilance que nous avions en tête. L’écueil des 12 derniers mois sur la mise en place de la supply chain notamment, est toujours sur cette tension que nous pouvons avoir entre ARS et ARI. Le rapprochement des deux entités était nécessaire pour pouvoir arbitrer et gouverner. 

CFDT : A plusieurs reprises, j’ai lu que certains pans d’activité sont remis au sein de chaque direction métier. Qui va être garant que demain, l’ensemble des processus métier France et internationaux soient mis à jour sur un outil unique ? Qui va contrôler ?  

Directrice Transfo ARF  : C’est moi. Dans les métiers, nous remettons le run. La direction transformation mène des projets. Ce qui faisait que nous avions du mal à maintenir dans le temps ces process et ces outils, c’est que ça restait dans ces équipes business line projet qui faisaient à la fois du run et du projet et ça n’était pas réintégré dans les directions métiers en responsabilité car il n’y avait pas forcément dans ces directions métiers, des équipes outils méthodes garantes de l’amélioration continue, de la tenue à jour de process et de l’évolution des core models dans le temps. Nous sommes aujourd’hui dans une séquence de l’entreprise où la responsabilité est remise au premier plan. Nous réintégrons bien dans les métiers, leurs outils et leurs méthodes. Nous avons fait en sorte d’agréger les équipes run dans ces directions métiers. Je vais accompagner ces directions dans la mise en place de ces pôles outils méthodes et de leur fonctionnement similaire pour qu’ils puissent se parler et résoudre des problèmes transverses qui touchent plusieurs produits sans forcément monter un projet pour cela. Pour mettre en place un outil corp model, nous ne devons pas entrer par l’outil mais par la manière de travailler sinon, il y a peu de chances que l’outil fonctionne. En remettant la responsabilité au métier avec un accompagnement et une vigilance de la direction transformation, nous pourrons aller vers l’IT. C’est l’ambition du projet. 

CFDT : Sur l’informatique, j’apprends qu’un responsable d’activité passe d’une direction opérationnelle à une direction projet. Ça change beaucoup.  

Directrice Transfo ARF  : Cela fait partie des éléments que nous allons continuer d’accompagner. Dans la direction transformation telle qu’elle existe aujourd’hui, les équipes peuvent accompagner là-dessus et si le projet est validé, ces équipes accompagnement au changement continueront à vous accompagner. Une personne est dédiée sur la partie change digital.  

 

CFDT : Nous venons d’apprendre que chacune des directions métiers reprend aussi la partie opérationnelle du maintien et de la description des processus métiers à la fois France et pays. Est-ce clair pour vous que c’est dans vos missions ? Est-ce clair aussi pour vous qu’il y ait quelqu’un pour le faire ?  

Directeur Financier : Nous avons voulu laisser une équipe transfo finance pour les métiers de la finance. Nous considérons que nous avons un effort important à faire sur la digitalisation des outils de la finance et nous avons besoin de cette organisation. Le métier de la finance est très centralisé pour ce qui est des outils et nous devons y veiller.  

 

CFDT : Pour la RSE, vous allez aussi collecter la partie internationale ?

Directeur Qualité et RSE : Il faut structurer la collecte de la partie internationale. La collecte se fait dans les pays. Nous structurons, définissons les outils et nous articulons le lancement des outils, leur mise en œuvre au sein des différents pays.
Communication et animation opérationnelle sont des postes avec une double orientation. Il est question du suivi des feuilles de route auprès de l’exploitation et des produits ainsi que la formation, la sensibilisation, l’acculturation des équipes. La communication porte aussi bien sur l’interne que l’externe. En interne, il faut créer toute la dynamique nécessaire pour que chacun dans son métier au sein du groupe Auchan se sente acteur des différents sujets de la RSE au quotidien dans l’entreprise et à l’extérieur de l’entreprise. La RSE a pour principe de chercher à communiquer. Il y a toujours eu un relai communication mais là il faut la structurer pour emmener l’ensemble des collaborateurs d’Auchan à intégrer dans leur vie des gestes RSE et qu’ils soient capables d’accompagner la stratégie décidée.
Pour le reporting, il faut un poste dédié à consolider. Une personne va travailler en collaboration avec le poste de Data ESG. C’est là où il y aura la tour de pilotage de ce qui doit remonter des entités, que ce soit la direction opération produit ou les pays afin de pouvoir aller vers la finance avec les indicateurs souhaités par cette dernière. Pour la communication d’impact et de performance, il y a tout le volet d’articulation avec agence de notation, questionnaire ONG et autres. Pour la partie notation, cela se fera avec la finance. La relation avec les organismes d’évaluation financière, c’est la finance qui la porte. En revanche, les questions posées, la finance ne sait pas y répondre. Les réponses se trouvent dans les politiques, les actions… Il faut être capable d’adapter et d’expliquer la réponse. Ce sont des sujets que j’aborderai aussi dans le cadre de la gouvernance commune à mettre en place avec la finance pour avoir une bonne articulation. Les ONG ont aujourd’hui le pouvoir d’attaquer une entreprise en estimant qu’elle ne fait pas bien son travail de due diligence, de limitation de ses impacts sur l’environnement. Les 2 derniers postes portent sur projet et transition. Il est possible de retrouver une capacité d’innovation. Ce sont tous les nouveaux sujets qui vont apparaître. Nous sommes au début de l’analyse des impacts. Des gens vont faire cette veille et vont assurer une partie projet. Nous ne sommes pas sur des experts de même niveau que les experts transition. Ce sont des personnes qui conduisent les projets et qui les conduisent avec des projets de transformation avec les différentes entités, avec les différentes directions. Ces personnes seront garantes de la mise en œuvre du séquençage du projet dans chacune des directions. Ce sont ceux qui sont en contact au quotidien avec les directions pour la mise en œuvre des projets de transition environnementale ou sociale.
En synthèse, il est question de 6 rattachements entrants et de 4 créations de postes, dont un au sein de solidarité.  

CFDT : Dans la RSE, il y aussi la qualité du dialogue social ? 

Directeur Qualité et RSE : C’est dans la partie RH qui contient tous les sujets humains internes qui ont plus de valeur dans le travail sur la marque employeur que du côté de la RSE. 

DRH : Dans les politiques, nous avons rédigé 7 politiques RH que nous avons partagé aux pays avec des ambitions et des indicateurs. Nous avons une politique sur le dialogue social.  

 

CFDT : Il n’est pas évoqué de création de poste dans la constitution de la direction marketing ? Ce sont uniquement des rattachements entrants.  

DRH : Il y a les rattachements entrants de 15 postes. Le poste est créé chez ARS. 

Directrice Marketing : Il s’agit de la 1ère partie, c’est-à-dire les postes qui sont aujourd’hui chez ARI. 
Pour avoir une vision plus globale et voir où se situent ces postes au sein de la direction de la marque, il y a la présentation macro de l’organisation cible du projet de la direction marketing. 

CFDT : Il est marqué « rationnaliser la demande grâce à l’accroissement de la responsabilité conférée aux pays ». Qu’est-ce qui est confié aux pays qui ne seront plus dans les activités de Katia ? 

Directrice Marketing : L’objectif est que les équipes France et internationales de Katia soient ensemble et soient en charge de donner des entrants stratégiques et des évolutions d’outils pour les pays. Aujourd’hui des outils sont communs à tous. Les équipes de Katia vont se trouver à 2 niveaux. Elles vont être dans la direction Data/connaissance client/CRM/programme relationnel et dans la direction outils et méthodes. Outils et méthodes est une direction qui consolide des expertises monde car aujourd’hui il y a des PO qui connaissent l’outil, qui savent identifier le besoin du pays et qui travaillent avec l’IT pour développer les besoins des pays sur les outils. Nous consolidons ces équipes France et monde de manière à travailler plus tous ensemble. 
La problématique actuelle est que, pour un certain nombre d’outils, nous ne sommes pas tous ensemble sur les mêmes outils. Nous essayons de mutualiser les outils monde et France pour pouvoir optimiser ensemble l’utilisation des outils. De plus, lorsqu’il est question de e-commerce, de feed ou de relation client, ce sont des outils coûteux. Il y a donc tout intérêt à utiliser les mêmes outils et à les faire évoluer ensemble. C’est pour cette raison que ces équipes sont regroupées ensemble.  

CFDT : Qu’est-ce qui garantit que les demandes d’évolution des pays seront traitées avec la même équité que les demandes d’évolution de la France ?  

Directrice Marketing : Guillaume Darrasse est président et DG monde. Il représente autant les pays qu’il représente la France. Par définition, son Codir aussi. C’est la raison pour laquelle les équipes sont consolidées plutôt qu’isolées. L’organisation est pensée au service de tous. 

 

CFDT : Concernant la stratégie sur les prix, tout cela est validé au niveau budget ? 

Directrice Marketing : Oui.

CFDT : Combien coûte l’audit de l’expérience client ? 

Directrice Marketing : Il y a un vrai sujet. Cela rejoint le plan d’animation commerciale. Aujourd’hui, 500 personnes de l’entreprise travaillent sur ce plan. Le sujet est ce processus, comment faire pour l’optimiser, que ce soit plus fluide et pour que les gens y passent moins de temps. Nous avons donc besoin d’auditer ce processus. Nous le faisons en groupe projet entre les différentes directions. La direction de la transformation nous aide pour faire qu’à un moment, notre processus de construction de notre offre dans l’animation commerciale se fasse plus vite et que les gens passent moins de temps. 

CFDT : L’ensemble du CSE déplore l’absence des décisionnaires.
Sur les RH, sur le volet international, nous constatons au sein de la communication, au sein de la gestion des talents où il y a une réduction de périmètre et où nous repoussons l’activité dans les pays, est-ce que ça a du sens ? Les pays sont-ils au courant ? Sur quelle échéance ce transfert d’activité sera effectif ? Nous savons qu’au sein du comité européen, nous mettons en place un certain nombre de choses notamment sur la sécurité et les conditions de travail. Est-ce que c’est abandonné ?  

DRH : Les instances européennes vont poursuivre. Elles sont régaliennes. Il n’y a pas de remise en cause. C’est une nécessité et peut-être avec des personnes qui prendront plus d’ampleur sur ces sujets. Le changement peut aussi avoir du bon.  

CFDT : Il y a un réel intérêt et un réel besoin d’investir là-dessus et de pouvoir avoir une influence importante sur les pays sur certains domaines. De plus, qu’en est-il de toute la protection sociale d’un point de vue global et qui permettait d’avoir de la protection sociale dans tous les pays ?  

DRH : Je pense qu’il faudrait qu’on trouve le temps de vous présenter les politiques RH. Nous l’écrivons pour le 28.  

CFDT : Pour le 28, il faudrait aussi une restitution de tous les travaux faits sur la définition des fonctions, des parcours professionnels. Je n’ai pas envie que ce soit abandonné. J’ai envie de capitaliser sur tout le travail fait.  

DRH : Nous avons une matinée le 28. Nous verrons ce que nous pouvons faire.  

CFDT : Une partie des activités RH est renvoyée sur les managers. Nous savons que les managers vont devoir faire la saisie des bons de commande, faire la gestion des formations et encore d’autres choses. Ils ne sont pas préparés. 

DRH : Ils seront accompagnés. 

CFDT : Il faudra un vrai accompagnement, à faire auprès de nos managers et de nous-mêmes, et avoir en tête qu’il y a plusieurs interlocuteurs. 

 

CFDT : Si nous mettons l’EIC à partir de lundi, les personnes concernées par les suppressions de postes sont informées. Durant la période entre la consultation d’aujourd’hui et la consultation de mars, il peut se passer que nous proposions des organisations nouvelles qui permettent de sauvegarder des emplois. Comment est-ce que nous pouvons travailler sur cette possibilité ?  

DRH : La société va vivre. De la même manière, nous pouvons avoir des collaborateurs qui quittent l’entreprise et qui libèrent des postes devenant ainsi vacants alors que ce n’était pas prévu. Cela peut faire jouer ce que nous avions mis en place. Tout l'intérêt est de suivre, lors des commissions prévues, l’avancement du plan.  

CFDT : Sur les administrateurs techniques, admettons que nous arrivons à valoriser le fait que nous avons besoin d’experts techniques actuellement non identifiés. Est-ce que ça peut être acté entre temps dans le projet de PSE ?  

DRH : Cela donnera lieu à des retours avec le CSE sur le sujet. Le plan avancera. Quand nous consultons, ce n’est pas seulement un avis mais il y a aussi vos remarques.
J’ai déjà parlé du dispositif d’écoute. Vous devez tous avoir le numéro de téléphone à disposition. Tous ceux qui disent qu’ils vont appeler ne le font pas. Le conseil est d’appeler ensemble. Nous avons parlé des acteurs santé. Sachez que le médecin est mobilisé sur le sujet. 

 

CFDT : Pour les réunions d’info, au niveau des sites, ce sont uniquement Croix et la Haute Borne ? Il n’y a pas Paris ? 

LHH : C’est Croix, la Haute Borne et la Centrale. Pour Paris c’est un autre sujet mais, bien évidemment, il y en aura à Paris et partout en France pour le reste des sujets. Il y a des équipes différentes pour les différentes localisations. 

CFDT : Il serait aussi intéressant d’avoir quelques données qualitatives dans le sens où il serait bien de connaître les grandes difficultés que peuvent rencontrer les collègues afin de mettre en place des mesures d’accompagnement plus globales pour rappeler un certain nombre de règles.  

LHH : Vous allez les avoir. Nous faisons des retours globaux sur tout ce qui peut se dire. Ce sera totalement confidentiel. Une fois dans la phase EME, il y aura une totale transparence avec l’entreprise, notamment sur les avancements des situations personnelles. Il faudra faire valider à la commission de suivi vos différents projets. De plus, comme vous serez en congé de reclassement à ce moment, il y a un devoir de retour à l’entreprise.
Le monde du travail est fortement en mouvement, avec une dynamique du marché de l’emploi qui est assez forte en ce moment. Notre but est de vous apporter des réponses, de vous aider à construire votre projet.

Pour toutes questions ou remarques, contactez votre représentant CFDT chez ARI : 

Christophe      
Christophe  

Tel : 06 09 09 10 29

15:31 Publié dans ARI, Comité économique et social (CSE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restructuration, réorganisation, plan social, ari | |  Facebook | | | |