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03/08/2010

Auchan injecte des centaines de millions d'euros dans des filiales en Belgique

Pied fiscalAuchan se porte très bien. Le groupe a réalisé une série d'augmentations de capital en Belgique, en injectant des fonds par centaines de millions d'euros dans des filiales.

On apprend par le site du journal lecho.be qu’Auchan Coordination Services, filiale de type holding du groupe Auchan, a vu son capital augmenté de 2,6 milliards d’euros à 3,475 milliards par la création de 260.000 actions, libérées à concurrence de 1,8 milliard.

Pour Benoit Boussemart expert en économie et auteur du livre « La richesse des Mulliez », il s’agit là de fuite fiscale utilisant des intérêts fictifs. Des millions d’euros s’envolent ainsi dans des paradis fiscaux creusant un peu plus nos déficits publics.

Notons au passage que le magasine Challenges a fait quelques erreurs dans son dernier palmarès des grandes fortunes. Mulliez est toujours 1ere fortune de France.

Et pendant ce temps là les salariés sont de moins en moins bien payés !

14:01 Publié dans Infos générales, RSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fortune, mulliez, fiscalisme | |  Facebook | | | |

24/04/2010

Le mystère des actions Auchan enfin résolu

Tout d’abord ne boudons pas notre plaisir et celui des milliers de salariés d’Auchan. Mais +7,28% de revalorisation de la part Valauchan ça a quand même été une surprise comme l’avait été (dans le mauvais sens) les -1,13% de l’an passé.
Les salariés, aussi satisfaits soient-ils, se posent des questions. Avec une baisse du résultat net de -9,1% et une année 2010 que notre direction annonce plus difficile que 2009, nous avons le FCP Valauchan qui fait un bond en avant alors que l’an dernier il avait reculé pour la première fois de son histoire malgré de bons résultats !

Les explications de la direction semblent laisser sceptique nombre de salariés.

D’après Benoit Boussemart l’économiste spécialiste de la richesse des Mulliez, les explications seraient d’un tout autre niveau.

Sur quelles bases repose l’évaluation qui a été faite ? D’où peut bien venir cette hausse, en l’espace de quelques mois ?

Pour M. Boussemart, 3 éléments principaux sont à retenir :

- Le taux de Valauchan est un "taux" politique, destiné à maintenir la "paix sociale" ;

- Le partage "intéressement/participation/valorisation du FCP" est un leurre pour les salariés ; ceux qui gagnent le plus sont les actionnaires, et les salariés privilégiés, notamment via les stock-options ;

- Les mécanismes "intéressement/participation" ont des effets pervers à court terme (la carotte pour faire travailler de plus en plus les salariés avec des salaires de base très faibles) et à long terme (c'est sur le salaire brut que se calcule la future retraite, hors intéressement et participation). En outre, ceci permet au groupe Mulliez d'échapper au versement de cotisations sociales : manque à gagner pour la France en 2008 : plus de 200 millions d'euros. Et on parle de déficit du régime des retraites !! Qui creuse ce déficite si ce ne sont ces mécanismes, et les multiples aides permettant d'évacuer une partie des cotisations sociales, notamment sur les bas salaires ?

En effet, à Auchan les salaires mensuels sont particulièrement bas. De nombreux employés ont été payés sous le smic horaire de 2000 à 2007. Ce serait encore le cas si la CFDT et la CGT n’étaient pas montées au créneau.
Pour les cadres c’est pareil, 10% d’entre eux sont payés en dessous des minima garantis par la convention collective nationale, et 25% d’entre eux sont payés en dessous du minimum de leur tenue de fonction. Ca n’est pas parce qu’ils ne sont pas « bon », bien au contraire la plupart sont reconnus pour leurs compétences et leur professionnalisme par leur N+1, leur N+2. Le problème vient de la politique RH telle qu’elle a été instituée.

21:28 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valauchan, stock-options, salaires | |  Facebook | | | |

16/02/2010

Taux de Participation Auchan France 2009

Le CA 2009 du périmètre de participation s’élève à 16 365 Millions d’euros.
C’est -712 M€ (-4,17%) par rapport à 2008 mais +14 M€ de cash-flow brut avant frais financiers.

Le taux de la participation s’élève donc à 9,92%.

9,92% du salaire brut annuel. Presque 1,5 point de plus qu’en 2008 (qui était à 8,50%).
Ce qui représente pour les salariés (ayant au moins 86 jours d’ancienneté) un mois et demi de salaire net.
Le meilleur taux de ces 4 dernières années malgré un contexte de crise.

Ce taux bénéficie entre autres de l’intégration des avoirs fiscaux relatifs aux dons aux associations et de la neutralisation des contrecoups financiers des bonus aux dirigeants, qu’a obtenu la CFDT !

Ce résultat montre qu’Auchan maitrise la régression (1,33%) et reste bien positionné.

10:37 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : participation, rémunération, bénéfice | |  Facebook | | | |

20/01/2010

Emission France Inter sur le groupe Mulliez

L'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet sur France Inter sera consacrée au groupe Mulliez, ce vendredi 22 janvier de 15h à 16h.
Des caissières d'Auchan et Guy Laplatine DSC CFDT Auchan s'exprimeront.

Egalement à lire dans Business Week, magazine américain, un article (c'est assez rare pour le souligner) consacré en double page à Gérard Mulliez et à Auchan dans son numéro du 10 décembre : Article original en anglais

19:10 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mulliez | |  Facebook | | | |

07/01/2010

Levée de grève à Pimkie Diramode : un premier accord a été trouvé

Photo VDN Patrick James

Un accord a été trouvé sur les mesures d’accompagnement mais le nombre de licenciements visé par les Mulliez est toujours trop élevé, surtout au vu des nombreuses suppressions d’emploi déjà réalisées (453 depuis 2001) alors que l’entreprise est largement bénéficiaire…

Cela faisait 18 jours que les employés de Pimkie à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain, visés par un plan de licenciement, étaient en grève (essentiellement des femmes, elles ont passé leurs fêtes sous des tentes en se chauffant avec des caisses de bois).

La direction de Pimkie justifiait ces suppressions de postes simplement par « l'érosion de ses bénéfices ». Argument plus que contestable (voir détails en fin d’article).

La négociation fut longue...
C’est sous la pression des pouvoirs (et de l’opinion) publics que la direction a accepté de revenir à la table des négociations.
Elle a débuté mardi en début d’après midi pour se terminer mercredi à 3h du matin.
Depuis le début la direction a démontré sont peu d’ouverture. La proposition initiale de Pimkie proposait une indemnité de 10.000 euros, plus 550 euros par année d'ancienneté.

Finalement la direction a accepté la nouvelle contre-proposition de l'intersyndicale CFDT-FO.
Un compromis a été trouvé sur plusieurs points :
- Prime supra légale : 20 000 € + 1 000 € (nets de CSG et CRDS) par année d’ancienneté et sans plafond maximum ;
- Congé de reclassement : 6 mois pour les -50 ans et 8 mois pour les + 50  ans ;
- 10 000 € d'aide aux créateurs d'entreprise ;
- Formation : budget de 4 000 € par salarié, dépassement éventuel sous réserve de l’avis de la Commission de suivi ;
- Jours de grève : 12 jours de janvier répartis en 4 jours de Congés Payés, 4 retenus mais compensés par le versement de l'intéressement de janvier...

Ces propositions ont été approuvées par les salariés en grève lors de l’AG qui a suivi : 76 POUR (70%), 35 CONTRE (23%) et 8 Abstention (7%)

De nombreux points restent encore à négocier
Les négociations reprendront les 12, 13 et 14 janvier pour finaliser le PSE, notamment par rapport au nombre de licenciement (190 initialement, 175 désormais).

Ce PSE est-il justifié ?
C'est là-dessus que continuent à plancher les délégués syndicaux avec l'aide des experts économiques.
Comme le montrent les informations financières publiées ici, ces licenciements n’ont aucun objet, pas plus économique que financier. Il s’agit bien de faire de plus en plus de « fric » au détriment de l’homme !
Les profits passent avant les salariés, et le terme responsabilité sociale ne fait partie du vocabulaire qu’en apparence.
La seule perte enregistrée par Diramode sur les 10 derniers exercices a eu lieu en 2004/05 ; toutes les autres années sont bénéficiaires. 214 millions d’euros ont été ponctionné par la famille Mulliez sur la société Diramode. Alors que l'effectif diminue année après année : 453 emplois en moins entre 2001 et 2008…

A lire aussi :
- Le taux de profit Pimkie
- La liste des bénéfices des entreprises du groupe mulliez en 2008 : le groupe Mulliez avait fait 1,6 milliards d’euros.
Diramode, la société mère française de Pimkie, avait fait 10,9 millions d’euros.
Pour Groupe Auchan c'était 727 millions d’euros.

13:18 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mulliez, fortune, grève | |  Facebook | | | |

04/11/2009

Défendre les frais de personnel d’Auchan

En ces temps troublés par une crise économique et financière (et par conséquence sociale), le maître mot dans la bouche des dirigeants des grandes entreprises est : « diminution des frais », et notamment des frais de personnel qui est le poste le plus élevé parmi les frais de fonctionnement.
D’un point de vue financier cela peut se défendre, mais a y regarder de plus prêt…
Cela se traduit par la diminution de la masse salariale ce qui signifie des baisses de rémunérations et/ou des suppressions de postes. On se retrouve par exemple avec un « plan de transformation » touchant 1437 équivalents temps plein, sans volet social !
Ou avec la mise en place de systèmes comme « efficacité opérationnelle » qui servent surtout à presser encore plus l’employé-citron ; l’automatisation, voice-picking en logistique qui transforme le salarié en robot, etc…
Mais aussi des conséquences collatérales, comme la diminution des budgets des CE basés sur un pourcentage de la masse salariale…
(autre exemple : en Centrale la direction a récemment décidé de diminuer sa participation à la carte cadeau de fin d'année. Une économie de bout de chandelle...) 

Pour info, au cumulé 8 mois nous étions à -7,8% sur les frais de personnel.

Il faudrait faire remarquer à ceux qui « tapent » sur la masse salariale, qu’ils en font également parti. Et qu'ils en représentent même une part non négligeable.
Surtout avec des bonus peu ou pas encadrés !

Mais qu'est-ce que la masse salariale ?
On la définie par l'ensemble des charges liées à la rémunération des salariés.
Mais c'est réducteur de s'arrêté là ! En effet celle-ci est composée de personnes humaines qui fournissent un service aux entreprises contre rémunération. Voir celle-ci uniquement comme un centre de coût est une vision minimaliste. Sans salariés il n'y a pas d'entreprise car pas de production de bien et de service.
La masse salariale est donc également la principale richesse de nos entreprises.

Pourtant Auchan n’évite pas l’écueil de la culture du résultat économique et financier, en oubliant qui le réalise !
La direction déclare : « développer une culture de la charge de travail et la réalisation de dispositifs de flexibilité et de transversalité garantissant une heure travaillée productive ».
On peut se demander d’où viennent les résultats d’Auchan France depuis des années ?!
Comment ont-ils été créés et par qui ? Et tout cela en étant insuffisamment productif !?
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Au lieu de toujours vouloir diminuer la masse salariale (et prendre le risque d’accroitre d’autres problèmes par l’augmentation de la pression), considérons-la d'abord et avant tout comme la principale Richesse de nos entreprises. Et à ce titre préservons là !! 

Lire notre article :
Les résultats d’Auchan sont-ils vraiment pénalisés par la France et les frais de personnel ?!

12:56 Publié dans Actions syndicales, Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frais de personnel, effectifs, emploi, rémunération | |  Facebook | | | |

28/10/2009

Les « externes » chez Auchan

C’est en DSIO (Direction des Systèmes Informatiques et de l’Organisation Auchan) que nous trouvons principalement les externes chez Auchan.

En janvier 2009 les effectifs de la DSIO étaient de 907 (480 internes + 427 externes).
En septembre 2009 les effectifs sont de 755 (476 internes + 279 externes).
En quelques mois, la DSIO se retrouve avec un effectif en moins de près de 20% alors que les projets et les charges de travail n’ont jamais été aussi forts et importants…

Un prestataire, c'est un employé d'une société externe qui coûte à l'entreprise d'accueil entre 3 et 5 fois ce que coûte un CDI !
Si cela peut être justifié dans certains cas, dans beaucoup d'autres nous avons atteint le summum de l'incohérence : nombre d’entre eux sont là depuis une dizaine d’années. Autrement dit, ils auraient du être embauché par Auchan depuis longtemps au regard de leur activité pérenne (quelques uns ont eu des propositions d’embauche qu’ils ont refusé au regard de la baisse de rémunération que cela leur occasionnerait ! D’autres ont postulé et ont essuyé des refus mais sont toujours là plusieurs années après…).
L’incohérence, c’est également le faible niveau de recrutement alors que nous dépensons des sommes colossales pour employer des prestataires sur de longues durées.

Autre point : certains externes détiennent des connaissances et l’expérience sur des sujets qu’ils sont maintenant pratiquement les seuls à avoir.

Sur le plan social, il ne faut pas oublier que les externes ne sont pas juste un chiffre sur une ligne de compte, ce sont d’abord nos collègues et aussi légalement « des salariés intégrés de façon étroite et permanente à la communauté de travail ».
Ils partagent les mêmes conditions de travail et les mêmes moyens de productions que les internes. L’entreprise utilisatrice a de nombreux devoirs vis-à-vis de ces salariés, identiques aux siens.

Ce sujet reste d'actualité, et nous comptons demander des détails lors du prochain CE.

18:34 Publié dans Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : externes, frais de personnel, effectifs, emploi | |  Facebook | | | |

24/10/2009

Nouveau : La richesse des Mulliez Le Blog !

Benoit Boussemart, l’auteur du livre « La richesse des Mulliez » qui connait un certain succès, vient d’ouvrir, pour le 1er anniversaire du livre, un blog prolongeant l’ouvrage : http://richessem.eklablog.com.

Ce blog est également accessible depuis le site : http://larichessedesmulliez.com.

 

L’auteur se donne pour objectif d’informer, mais aussi de compléter les annonces et corriger au besoin les erreurs qui seraient présentes sur un autre blog concernant la famille Mulliez tenu par un journaliste qu’il estime « trop versé dans les aspects people » et comme étant un relai des communications émanant des Mulliez eux-mêmes !

 

Cet économiste et Maitre de conférence insiste sur le fait qu’il n’a aucun lien avec les membres de l’AFM (association familiale Mulliez) et qu’il travaille juste à partir des bilans et des comptes qu’il récupère notamment dans les greffes des différents tribunaux d’Europe.

 

Espérons que ce nouveau blog soit aussi intéressant et informatif que le livre. A suivre donc.

Nos articles précédents sur le sujet :
Les Mulliez échouent à faire interdire un livre sur leur immense richesse
Livre : « La richesse des Mulliez »
La Richesse des Mulliez : interview audio

Article sur le journal Alternatives Economiques :

http://www.alternatives-economiques.fr/la-richesse-des-mu...

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28/09/2009

Rémunération des dirigeants : les cadres demandent des comptes

L’opacité et l’ampleur des rémunérations patronales illustre le véritable fossé qui s’est creusé entre cadres et dirigeants (Tract à télécharger).
A Auchan aussi !

Pour un autre partage des profits

Depuis le milieu des années 90, les écarts salariaux se sont considérablement accrus. La part redistribuée aux salaires a profité pour trois quarts aux plus hauts revenus de l’entreprise. A l’opposé, 80% des salariés des classes moyennes ont subi une stagnation, voire une baisse de leur rémunération. Les rémunérations des dirigeants, l’opacité des critères de leur attribution sont à la base des abus et des dérives actuelles. La tentative de moraliser le système ne produit pas de résultats. Et c’est l’absence de contrepouvoir réel et de contrôle qui sont à l’origine des abus : les patrons sont juges et partie. Comment croire à une autorégulation du système ?

Pour la transparence et le contrôle des rémunérations des dirigeants

Le débat public est focalisé sur la question des bonus et des traders, pour faire échouer toute tentative de réguler la rémunération des dirigeants et de refonder le système de gouvernance d’entreprise. Les critères de la rémunération des patrons ne peuvent uniquement être décidés au sein des conseils d’administration ou des comités de rémunération qui, tels qu’ils sont composés aujourd’hui, ne peuvent pas jouer un vrai rôle de contrepouvoir et de contrôle. De plus, les rémunérations doivent tenir compte d’indicateurs de performances socialement responsables. Ces éléments doivent être transparents et connus à tous les niveaux de l’entreprise. Les représentants des salariés sont partie prenante et garants d’une bonne gestion.
Enfin, les comportements irresponsables de la part des cadres dirigeants doivent être sanctionnés à la hauteur des erreurs commises. Un salarié qui commet une faute n’en paye t-il pas les conséquences ?

Pour une meilleure répartition des richesses et une réduction des inégalités, la CFDT Cadres exige une négociation annuelle obligatoire avec les représentants des salariés dans l’entreprise :

  • sur les politiques de redistribution des profits,
  • sur les critères de rémunération des dirigeants.

A Auchan nous venons de voir disparaitre les informations légales concernant les rémunérations moyennes des cadres de niveau 9. La direction ne souhaite plus les montrer !
Les pratiques de distribution d'actions gratuites et de stock-options aux dirigeants d'Auchan sont totalement opaques et inéquitables vis à vis des salariés :
Voir Le partage Auchan en prend un coup

18:42 Publié dans Cadres, Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rémunération, dirigeants, stock-options | |  Facebook | | | |

07/06/2009

Revue CFDT Cadres : Lignes de tensions

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La CFDT a toujours porté un syndicalisme de réflexion et de créativité sociale.

La revue trimestrielle éditée par la CFDT Cadres, publie des articles de fonds sur des sujets précis. Celle de Mai 2009 est intitulée « Lignes de tension ».

La crise économique est un révélateur des tensions qui traversent le monde du travail. Tensions économiques avec les fermetures et les centaines de milliers de chômeurs supplémentaires depuis six mois. Tensions sur les salaires avec le scandale des rémunérations patronales. Tensions sociales avec les séquestrations de cadres et un dialogue social toujours plus difficile. Le tableau est sombre, même si on peut voir dans ce grand bouleversement les prémisses d’évolutions profondes de nos économies et de nos sociétés en direction de modes de croissance plus durables.


Nous avons sélectionné 5 sujets :

 

1 - « Loué soit le Client » Du recours à l'imaginaire religieux dans le management. Entretien avec Xavier Baron

Ancien directeur d’études et de pôle à Entreprise et Personnel, aujourd’hui consultant, Xavier Baron a vécu deux expériences professionnelles comme responsable RH en entreprise. Il a notamment publié dans notre revue « Les licenciements pour motifs personnels. Un nouvel outil de gestion ? »


Le formidable mouvement normatif porté par le courant de la qualité et le néo management n’est pas seulement le bouquet final d’un taylorisme simplement paré d’habits neufs. Il le dépasse.

Le « scientifiquement correct » est débordé par le « toujours mieux ». Le commandement dans la relation de subordination salariale est relayé (transcendé) par l’injonction de se conformer aux normes. Ces normes ne sont plus édictées  au nom de la science (relative) ou d’un rapport de force dont la légitimité peut toujours être questionnée. Elles sont imposées au nom de l’intérêt supérieur du client érigé en référent ultime du sens. Chacun est même invité à les élaborer tant il est « évident » que le client/Dieu est incarné en chacun de nous, simple salarié/mortel. L’appel au leadership, du coup, revient en force. Le pouvoir légal rationnel du responsable hiérarchique ou l’autorité traditionnelle du chef s’effacent. Priment désormais, l’animation managériale et les conseils du « guide » (le coach), pour respecter les injonctions de tous ceux qui peuvent interpréter les oracles (enquêtes qualité) et les signes (marketing) de la volonté de l’Entité externe à l’entreprise qui donne sens à notre existence : le Client. Loué soit son Nom ! La suite…


2 - Le salarié sous tension. Enquête sur le mal-être français. Francis Karolewicz
Francis Karolewicz est consultant en ressources humaines. Il a publié avec Bernard Calisti RH et développement durable. Une autre vision de la performance (Editions d'Organisation, 2005), et dans le n°429 de notre revue « Vers un écomanagement. Une autre manière de gérer les ressources humaines ».


La France a l’un des taux d’absentéisme et d’utilisation d’antidépresseurs les plus élevés d’Europe. Pourtant les enquêtes auprès des salariés des TPE de moins de 20 salariés montrent une satisfaction supérieure à 80% avec une très forte motivation. D’où provient donc ce mal-être français ? Est-ce une maladie qui se répand plutôt dans les grandes entreprises ? En effet, une partie importante des salariés ne se sent pas reconnu par le management tant sur le plan de la rémunération que sur le plan de l’évolution de carrière. D’autre part, il y a une perte de confiance de plus en plus forte dans la gouvernance de l’entreprise et la fierté d’appartenance n’est plus un vecteur de motivation au travail. Pour finir, la pression du résultat, la schizophrénie des systèmes et l’augmentation croissante de la charge de travail entraînent des troubles somatiques et physiques de plus en plus nombreux chez les salariés de tous niveaux confondus. La suite…

 
3 - Définitions du travail et pouvoir d'organisation. A propos du phénomène « risques psychosociaux ». Francis Ginsbourger

Francis Ginsbourger est intervenant dans les organisations, chercheur associé au Centre de gestion scientifique MinesParisTech. Il a notamment publié Des services publics face aux violences (Anact, 2008), et dans notre revue « Quand dé-localiser fait partie du travail » (n°432), ainsi que « Le concept d’organisation à l’ère des services » (n°428).


Ce médecin du travail et psychiatre décrit des cas de tensions dont certaines éclatent en conflits, cependant que d’autres implosent en troubles psychiques et psychosomatiques. « Craquages », crises et dépressions, fatigue et stress, écrit-il, aucun colloque ou table ronde ne manque plus d’évoquer ce qui apparaît comme une pathologie de notre époque. Peut-on accréditer cette idée pernicieuse que ce seraient d’inévitables contreparties « normales » de la vie moderne, que chacun n’aurait qu’à s’en arranger pour trouver son sédatif préféré - qui dans les tranquillisants, qui dans l’alcool, qui dans les programmes de télé ? Ne faut-il pas plutôt tenter d’appréhender les atteintes à la santé secrétées par les organisations et l’idéologie qui les justifie, de décrire les mécanismes individuels ou collectifs qui servent à se défendre de ces atteintes, de cerner les bénéfices primaires ou secondaires qui permettent d’y adhérer ? La suite…


4 - Managers et syndicalistes face au stress. Repères pour l'action. Laurent Mahieu

Laurent Mahieu est secrétaire national de la CFDT Cadres. Cet article reprend une intervention prononcée en octobre 2008 aux États généraux du management, sous l’égide de la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises.

 

Depuis 2000, le stress a pris une telle importance que les représentants des employeurs, jusque-là très réticents, ont dû accepter d’importantes négociations interprofessionnelle sur le stress au travail. L’acteur syndical, sur la question du stress comme sur d’autres, intervient à différents niveaux : l’intervention dans les entreprises et la formation de ses militants, l’implication dans les institutions paritaires au sens large, la négociation, à quelque niveau que ce soit, et la concertation dans le champ de l’action publique. Ce sont autant de fenêtres pour observer le lien entre management et stress. Concernant plus particulièrement les cadres que nous représentons, la triple dimension de leur responsabilité professionnelle est interpellée : pour eux-mêmes, pour les projets qu’ils élaborent et les processus qu’ils gèrent, pour leurs collaborateurs. Refusant la logique d’individualisation des problèmes qui voit les entreprises se défausser sur les personnes, une action collective n’est pas seulement possible, elle est nécessaire. La suite…

 

5 - Rémunérations des dirigeants. Un débat tronqué. Hervé Joly

Hervé Joly est chercheur au CNRS (Université Lyon 2). Il a soutenu en 2008 à l’EHESS une habilitation à diriger des recherches avec un dossier intitulé « Dirigeants d’entreprise et élites économiques en France et en Allemagne au XXe siècle. Formation, trajectoires individuelles et stratégies des firmes ».

Les scandales autour des rémunérations ou des indemnités versées aux dirigeants de grandes entreprises se multiplient. L’idée que le patron d’une firme qui fait appel à l’aide publique ou supprime massivement des emplois puisse bénéficier de plusieurs millions d’euros de bonus ou de parachute doré choque. Mais il a fallu une crise grave pour que ces revenus considérables fassent véritablement débat. La connaissance récente de ce qui relevait autrefois du secret des affaires n’avait jusqu’alors guère suscité de réactions. Selon une justification régulièrement donnée, il n’y aurait aucune raison qu’un patron d’une entreprise du CAC 40 gagne moins qu’une vedette du sport, du cinéma et de la chanson ; lui aussi appartiendrait à une élite issue d’une sélection très étroite. Vraiment ? La suite…

Bonne lecture

12:45 Publié dans Cadres, Infos générales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revue cadres, risques psychosociaux, stress, management, rémunération | |  Facebook | | | |