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06/05/2009

Lancement de l’opération Salaires des cadres 2009

La CFDT Cadres lance sa 30ème enquête annuelle sur les salaires et les revenus des cadres. Pionnier, le panel Oscar (Observatoire des Salaires des CAdres et de leurs Revenus) est créé en 1979, période de forte inflation, pour suivre l’évolution des salaires des cadres en direct.

Etes-vous assez payé ?
Comment situer vos augmentations ?

www.salairedescadres.net

Participez au panel en répondant avant le 15 juin 2009
Gratuit Anonyme Sans engagement
FAQ : Foire aux questions
 

Recevez gratuitement et sans obligation :
  • l’évolution précise de votre pouvoir d’achat par tranche d’âge, sexe, fonction et branche d’activité
  • votre situation par rapport aux augmentations constatées
  • l’incidence de l’individualisation sur l’évolution du pouvoir d’achat

Pour cette année à Auchan on peut craindre une plus faible augmentation des salaires, mais le niveau de tenue de fonction étant indexé sur l'augmentation collective « Employés » de l'année dernière (soit 2,26%), un certain plancher est quand même assuré.

Par contre en 2010 ce sera 0,5% d'augmentation pour le niveau de tenue de fonction...

A lire également : Problèmes sur le salaire des cadres à Auchan

19:32 Publié dans Cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaires |  Facebook | | | |

27/04/2009

Stock-options et actions gratuites : Comment les salariés-« actionnaires » perdent de l’argent ?

1.      Le cas des Stock-options.

 

En obtenant des Stock-options, les dirigeants reçoivent de l’entreprise une sorte de bon d’achat à terme sur une action de l’entreprise. La personne qui reçoit des Stock-options aura le droit d’acheter des actions de l’entreprise à une future date fixée, pour un prix fixé (à un tarif préférentiel).

 

Lorsque l’échéance arrive, de deux choses l’une :

- ou bien le cours de l’action est supérieur au prix fixé ; dans ce cas, il est avantageux d’exercer l’option, c'est-à-dire « acheter » les actions au prix fixé, et les « revendre » immédiatement au cours du jour. Il réalise ainsi une plus-value.

- ou bien le cours est inférieur à celui prévu par l’option ; dans ce cas, il n’a aucun intérêt à exercer son option.

 

Dans le premier cas (au terme des quatre années d’indisponibilité, qui représentent le délai minimum légal pour bénéficier du régime social et fiscal de faveur), la personne exerce donc ses options et « revend » immédiatement les titres. Elle n’aura en fait jamais été réellement actionnaire de l’entreprise, et n’aura pris aucun risque financier.

 

La plus-value que fait la personne qui exerce une option ne vient pas des comptes de l’entreprise, puisque cette dernière n’a rien déboursé dans l’affaire. En fait, elle vient des actionnaires de l’entreprise.

Lorsque le détenteur exerce son option, il participe à une augmentation de capital, mais ne débourse que le prix fixé (40 €). Et en revendant au cours supérieur (100 €), il empoche la plus-value (60 €), payée par l’actionnaire qui achète l’action au prix en cours (100 €).

Avec ce système, ce sont en fait les anciens actionnaires qui « perdent » en valeur la somme équivalente au gain réalisé lors de la revente des Stock-options.

 

Le mécanisme est le suivant, en exagérant le nombre de Stock-options par rapport aux actions déjà émises. Supposons une firme qui a émis 1 000 actions, et que le cours boursier de ces titres est de 100 €. La valeur boursière de la firme est donc de 1 000 x 100 = 100 000 €. Elle émet 500 Stock-options de 40 €.  Il y aura donc une augmentation de capital de 500 x 40 € = 20 000 €. La valeur de la firme n’a bougé que de 20 000 €. Elle sera donc de 100 000 + 20 000 = 120 000 €, mais pour 1 500 titres. Chaque titre ne vaut plus que : 120 000 / 1 500 = 80 €. La plus-value réalisable (le cours boursier va prendre acte qu’il y a maintenant 1 500 titres sur le marché) sera donc de 80 € - 40 € = 40 € ; et chaque actionnaire ancien aura perdu 100 - 80 € = 20 €.

 

Cette mécanique joue de la même manière lorsque les « petits actionnaires » sont des salariés-« actionnaires » de l’entreprise, par le biais de leur plan d’épargne. Puisque le plan d’épargne investit dans les titres de l’entreprise, mais au « prix fort », et non au tarif préférentiel des « Stock-options ». Ils sont donc floués de la même manière que tous les autres petits actionnaires ; ils auront payé 100 €, quelque chose qui ne vaut plus que 80 €.

 

 

2.      L’Attribution Gratuite d'Actions.

 

D’une part, l’heureux bénéficiaire de ces actions n’aura même pas à débourser les 40 € (de notre exemple) contrairement à celui qui bénéficie des Stock-options. Un dirigeant qui bénéficie d’actions gratuites ne met donc jamais la main à la poche. Il évite toute perte par définition, même si l’action perd de la valeur. En outre, il ne sera imposé qu’au moment de la vente de ces actions.

 

D’autre part, l’entreprise a l’obligation de « se couvrir », en achetant un nombre au moins équivalent de ses propres titres. Elle va donc acheter à la valeur en cours (100 €) les titres qu’elle va attribuer à l’heureux bénéficiaire. C’est donc l’entreprise qui paie. Puis ces titres (actions propres achetées par la firme) sont affectés en valeurs mobilières de placement ; et en fin d’année, l’entreprise doit calculer les « pertes de valeur » sur ces valeurs mobilières de placement.

Les pertes sont égales à la différence entre le cours d’achat (100 €) et le cours d’attribution (ici 0 €) ; soit 100 € par titre ; ces pertes font l’objet de provisions pour risques, qui impactent donc le résultat de l’entreprise.

 

Par exemple, l’entreprise a réalisé un résultat avant ces provisions pour risques de 25 000 € ; elle décide d’attribuer 100 actions gratuites achetées au cours de 100 € par titre, soit 10 000 €uros. Alors le bénéfice comptable « perd » une valeur de 10 000 € avec la constitution d’une provision pour risques (au moins un an avant de lever l’attribution de l’action gratuite), et passe de 25 000 à (25 000 - 10 000) = 15 000 €.

 

Ici le bénéfice est complet pour le dirigeant : il touche les 10 000 € pour les titres : la valeur de l’entreprise n’a pas bougé, puisqu’il n’y a pas de nouveaux titres.

Et le « salarié-actionnaire » est pénalisé si sa participation est impactée par la provision pour risques. Car sa participation ne sera plus calculée sur 25 000 €, mais sur 15 000 €.

 

A Auchan, les dirigeants ont des Stock-options et des actions gratuites. (voir Le partage Auchan en prend un coup)

 

Que les salariés d’une même entreprise voient leurs rémunérations majorées d’une partie des résultats est assez légitime, puisque cela représente une forme de participation à la rentabilité dégagée par le travail de tous.

 

Cette participation devrait être proportionnelle aux mérites de chacun, et donc suivre les indices de la grille des salaires, qui est censée représenter ce que chacun mérite en fonction de son travail.

 

La première anomalie des Stock-options et surtout des actions gratuites, c’est la disproportion entre ce que touchent les bénéficiaires dirigeants et les autres salariés du groupe.

 

Ainsi, pour ne prendre que les seules actions gratuites de l’année 2008 à Auchan, soit 30 167 actions acquises en 2007 à 321,56 € par titre, le groupe a dépensé 30 167 x 321,56 = environ 9,7 M€.

Si ces 9,7 M€ étaient plutôt utilisés pour les salariés, une somme annuelle de plus  de 180 € pourrait être distribuée à chacun. Alors que la direction a accordé 0,5% d’augmentation soit 45 € annuel pour un salarié 2B -exemple caissier(e) à temps plein- soit 4 fois moins !

 

La seconde anomalie des Stock-options et surtout des actions gratuites, c’est l’impact sur la valeur des titres du groupe. La création de Stock-options dilue un peu la valeur du titre de « Groupe Auchan » ; ce qui pénalise la valeur investie par les autres salariés-« actionnaires » dans leur plan d’épargne.

 

En d’autres termes, avec les Stock-options et surtout les actions gratuites, les gains sont privatisés, tandis que les pertes sont socialisées.

A lire également :
http://ecofi.blog.lemonde.fr/2009/04/19/la-deformation-du...

20/04/2009

Stock-options, le partage Auchan en prend un coup

Suite à cette affaire de provisionnement des Stock-options révélée par la CFDT lors de la négociation salariale du 31 mars, la direction a jugé opportun de fournir enfin quelques informations sur le système, lors du dernier CCE.

En effet la direction aurait dû depuis longtemps informer les membres du CCE sur cette pratique datant de 2003 (c'est aussi en 2003 qu'Auchan a mis en place officiellement le tour de passe-passe avec le temps de pause, qui lui a permis de payer de nombreux employés en dessous du SMIC...). 

On apprend donc que c’est une centaine de dirigeants qui en bénéficient, et non les seuls 13 membres de la holding, selon des règles d’attribution encore imprécises…

 

Cette provision a bien été faite pour couvrir la perte de valeur, et a bien impacté le périmètre de participation comme nous le disions !

 

De plus on apprend qu’il y a également distribution d’actions par le directoire, qui les offrent gratuitement à qui il veut !

 

Alors que les règles de rémunération nous ont toujours étaient présentées comme reposant sur le même principe et comme étant le même système pour tous, on apprend qu’il y a (au moins depuis 2003) des différences…

 

On peut comprendre que les dirigeants aient des bonus, le problème n’est pas là.

- Mais pourquoi ce manque de transparence ?

- Et en cette période, pourquoi la direction fait-elle aussi facilement pour les uns (provisionnement de la perte de valeur) ce qu’elle refuse de faire pour les autres ?

 

- L’entreprise provisionnent-elle la perte de pouvoir d’achat de ses salariés ?

A l’évidence NON quand on voit la proposition de 0,5% d’augmentation
 

Le discours sur le partage vient de prendre un sacré coup dans l’aile. (voir Comment les salariés-actionnaires perdent de l'argent)

 

« Partage de l’avoir mais aussi partage des difficultés quand celles-ci sont présentes. »

Pour la CFDT pas question que ce soient les salariés qui en fassent les frais.

 

Nous réclamons la même attention POUR TOUS.

 

Allons un petit effort !
Carrefour et Casino on proposé une augmentation des salaires entre 2 et 2,5%. Nous sommes certains qu’à Auchan il y a moyen de faire mieux que 0,5% !

07/04/2009

Salaire Auchan 2009 : Des gros bonus pour les dirigeants et un cadeau Bonux pour les salariés !?

L'affiche

Le 31 mars a eu lieu la négociation salariale.
L’année 2008 a été bonne pour Auchan avec un cash flow brut HYPERS de 934 millions d’euros, soit une progression de +4,07% ; 1,6 millions de plus que le plan prévu.

Nous sommes conscients que les difficultés vont être accrues du fait de la crise et de la LME. Le climat concurrentiel s'intensifie. Mais Auchan, par le travail de ses salariés, résiste mieux que ses concurrents.

Il y a suffisamment d’argent pour augmenter les salaires, mais…

Même rentables, des entreprises comme Auchan prennent prétexte de la crise pour chercher une réduction de leurs coûts salariaux (voir notre article : Les résultats d'Auchan sont-ils vraiment pénalisés par la France et les frais de personnel ?!) alors qu’en 2008 le ratio de productivité de la masse salariale sur le résultat net s'améliore de 2,5% ce qui est plutôt pas mal compte tenu de la conjoncture !

L'essentiel des réductions d'effectifs et de stagnation du pouvoir d'achat sont le résultat des politiques de directions. La période actuelle montre que cette stratégie, au final, fragilise l’économie.

Le problème n'est pas le coût du travail mais l'acceptation de ce coût par les entreprises…  

Auchan a proposé une augmentation collective pour 2009
 de 0,5% au 1er juillet !

Pour comparaison, Carrefour et Casino ont proposé une augmentation de 2 à 2,5 %.
Pour rappel, l’année dernière Casino avait proposé 3,1% et Carrefour 3,2%.
Auchan c’était 2,26 %. (voir notre article sur l’augmentation 2008)


La DRH déclare :
« L’augmentation cumulée des prix en 2008 (+1%) a été inférieure au niveau retenu. De ce fait, cette situation ne permet pas le déclenchement de la clause de réajustement. »

Sauf que les prix dans la grande distribution ont augmenté de 4,76% pas de 1% !
Et les salariés dépensent jusque 35% de leur revenu annuel dans l'entreprise (chiffre moyen à partir de la remise 10% reconstituée), l'appréciation à 1% n'est pas valable.

Lors de cette réunion du 31 mars, la CFDT a soulevé un problème :

Le 0,5% d’augmentation aux 50 000 salariés devrait s'estimer à +- 8M€ pour 2009. 
Cette année pour sécuriser les Stock-options des 13 plus gros salaires du groupe Auchan, la holding a provisionné 9,77M€ !

Une véritable iniquité sur la répartition surtout quand on sait que cette provision a plombé le résultat de la Participation pour 3,3M€ (1/3 résultat courant).

La CFDT dénonce cette pratique inacceptable et choquante en cette période.

L’entreprise doit participer à l’effort de relance économique en garantissant le pouvoir d’achat de ses salariés plus que la rente de ses plus hauts dirigeants.

La CFDT restera vigilante afin que ce ne soit pas les seuls employés qui supportent la crise.

Le pouvoir d'achat, cela passe d'abord par le maintien de l'emploi et l'évolution des salaires. Le pouvoir d'achat c'est un droit, celui d'être reconnu à sa juste valeur, surtout quand ce travail a permis à certains de s'enrichir jusqu'à un seuil jamais atteint auparavant.
(A savoir par exemple qu’un cousin ou petit neveu Mulliez lambda peut recevoir 1 Millions d'euros par an, rien qu’ « en dormant », juste parce qu’il est né là, sur la base du stock de richesse de plus de 40 M€ que possède en moyenne chacun des membres de l'AFM…)

Pour les cadres

Cette augmentation de 0,5% constituera l’augmentation de base des cadres l’année prochaine, selon les règles en vigueur :
- Les cadres qui ne tiennent pas suffisamment leur fonction auront 0.
- Ceux qui tiennent normalement leur fonction auront 0,5%.
- Ceux qui font mieux auront un pourcentage variable selon appréciation de leur responsable.

Rappelons que les grilles de salaires des cadres ont été tirées vers le bas jusqu’à démarrer largement en dessus du minimum garanti par l’accord de branche.

Pour les employés, pendant des années Auchan n’a pas respecté le SMIC, et nous craignons que cela recommence.

Concernant les autres mesures proposées par la DRH, ce n’est guère mieux.

Le nettoyage des tenues est une obligation pour l’employeur, qui a été rappelée plusieurs fois par la jurisprudence, mais qu’Auchan a toujours refusé d’appliquer complètement. Et ça continu puisque la direction propose une remise de 20% sur le baril de lessive !

Idem concernant la prise en charge du transport public domicile - travail. C’est une obligation légale, même pour les salariés à temps partiel à partir de la moitié du temps plein. Auchan ne rajoute qu’une prise en charge complète que pour les temps partiel en dessous de 17,5 h. Le contrat minimum à Auchan est de 30H. Cette mesure ne concerne que peu de monde.

Nous réclamons toujours une véritable négociation sur les transports (publics + perso) et les temps de déplacement professionnel.

Nous avons fait plusieurs propositions concernant le contrat salarial 2009.
Nous attendons de la DRH, un retour à la table des négociations.

Vous pouvez participer aux 2 sondages :

21/03/2009

Problèmes sur le salaire des cadres à Auchan

Nous étions présents lors de la dernière paritaire sur le bilan 2008 concernant l’accord de 1986 sur les salaires de l’encadrement.

 

Nous avons souligné les lacunes de cet accord qui n’offre pas des garanties suffisantes sur les minima conventionnels. L’accord pourrait être amélioré notamment en prenant en compte les évolutions législatives en matière d’égalité professionnelle.

 

Comme à chaque fois nous avons rappelé l’illégalité de payer des salariés en dessous du salaire minimum mensuel garanti par la convention collective. (lire notre article de janvier 2007).

Par exemple, le salaire (tous les chiffres sont en brut) minimum d’un chef de rayon qui débute à Auchan est de 1860 € par mois. Hors la convention collective indique, pour les métiers de niveau 7, un salaire minimum garanti à 2170 € par mois. Soit -310 € d’écart mensuel !

 

Autre exemple : le salaire minimum d’un chef de secteur débutant à Auchan est de 2665 € par mois. Hors la convention collective indique, pour les métiers de niveau 8, un salaire minimum garanti à 2960 € par mois. Soit -295 € d’écart mensuel !

 

La Centrale est aussi concernée :

 
L’écart le plus important que nous ayons constaté se trouve sur le métier Administrateur Général : 1775 € mensuel pour le minimum débute, soit 395 € inférieur à la convention collective…

 

Quantité de métiers sont concernés :

Manager de catégories, Acheteur, Chef de produits à -165 € ;

Chargé d’études, Concepteur systèmes et réseaux à -270 € ;

Et bien d’autres encore…     

 

Face à cela, la direction répond que « pour se comparer avec la convention collective il faut prendre le niveau occupe et non le niveau débute, comme indiqué dans l’accord classification. »

Nous n’avons rien vu de tel dans l’accord classification, et quoiqu’il en soit, il ne doit pas y avoir de fiches de salaire indiquant un niveau de classification sans respect du minimum mensuel garanti par l’accord de branche. C’est illégal. Dans la CCN il est bien écrit salaire minimum mensuel garanti.

Des salariés sont aussi payés en dessous du minimum débute de leur grille métier définie par Auchan, même en étant au niveau occupe ! 

 

La direction reconnait « des salaires de base plus faible que chez Carrefour par exemple. Mais cela est compensé par les variables, la participation, etc… »

 

Sauf que des salaires de base faibles ont une incidence sur les primes, la participation, mais aussi sur les retraites, cotisations actuelles et pension future, etc…

 

Nous avons fait depuis longtemps des propositions d’avenant pour actualiser et améliorer cet accord datant de 1986.
Mais toujours rien en vue…


Télécharger tract/affiche

15:54 Publié dans Cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaires |  Facebook | | | |

05/11/2008

Amendes records pour Carrefour. D'autres enseignes, comme Auchan, sont sur la sellette.

Carrefour a été condamnés par le tribunal de police de Lyon à près de 1,3 million d'euros pour non-respect du Smic. La justice a ainsi condamné une pratique courante dans la grande distribution : sous prétexte d'intégrer le temps de pause au temps de travail effectif, le salaire minimum était réduit.

C’est la plus grosse amende jamais infligée par la Justice dans le secteur de la grande distribution. Et cela risque de ne pas être la dernière. Carrefour a été condamné à verser 1,287 millions d’euros d’amendes au Trésor public pour avoir payé ses salariés à un taux inférieur au Smic horaire.

De nombreux PV avaient été dressés sur l’ensemble de la France dans le secteur de la grande distribution, toutes enseignes confondues.

Les juges ont appliqué la sanction maximale prévue par la loi contre une pratique devenue courante dans la grande distribution : Carrefour trichait en prenant en compte la pause comme un temps de travail effectif et se permettait ainsi de réduire le Smic, selon Saïd Hammache, responsable CFDT "commerces et services" à Lyon.

Carrefour a été mal avisé de copier les pratiques inaugurées par Auchan

« Tous ces procès-verbaux n’iront pas devant les tribunaux de police. Ainsi, à Lille, le Parquet a choisi de classer des PV de l’inspection du travail qui concernaient Auchan. Néanmoins, nous pouvons espérer que la condamnation prononcée à Lyon fasse bouger les choses », explique-t-on à la direction du travail du Rhône, à l’origine des PV contre Carrefour à Lyon.

Alertée par les syndicats. 
Syndicats qui, comme la CFDT et la CGT, avaient refusé chez Auchan en 2003 de signer un accord intégrant le temps de pause dans le calcul du Smic (l'accord avait été signé par CFTC, CGC et FO - FO l'a dénoncé en 2007). La CFDT avait refusé les grilles de salaire en dessous du Smic, et avait démarré la démarche juridique (Référé, TGI) toujours en cours... 
En 2004 chez Carrefour, idem, la CFDT et la CGT refusaient de signer un accord identique.
La CGT démarrait un recours au pénal.

Comme l’explique la direction du travail du Rhône, « si une entreprise peut intégrer ce qu’elle veut au calcul du taux horaire, elle ne peut pas intégrer des rémunérations qui ne relèvent pas du travail effectif, comme les « forfait pause », pour atteindre le taux horaire du Smic ». Autrement dit, ces « forfaits pause », qui sont obligatoires, auraient dû être versés en plus du minimum horaire. Une heure de travail effectif ne pouvant être payée moins d’une heure de smic. Cela paraît évident au regard du droit du travail, ça ne l'est visiblement pas dans le secteur de la grande distribution.

Cette décision pourrait faire boule de neige. En plus du 1,287 million d'euros d'amende pour non-respect du minimum salarial. L'enseigne devra ainsi verser 3000 euros à chacun des employés des deux sites, qui avaient été payés en dessous du Smic entre 2004 et 2006. Le tribunal a également condamné Carrefour à verser 40.000 euros de dommages et intérêts à la CFDT, 34.500 à la CGT et 2000 à FO. Des sommes record là aussi.

Une décision attendue
Les procès verbaux des inspecteurs du travail n'ont pas permis d'accélérer la procédure. Au contraire, les avocats de la multinationale de distribution ont réussi à reporter l'audience à plusieurs reprises, avec des transferts de dossiers...
Après plusieurs années de bataille judiciaire, les syndicats se félicitent de cette première décision judicaire: "Il y a beaucoup de procès verbaux rédigés dans le pays, mais peu donnent lieu à des poursuites, et encore moins, à des condamnations d'une telle ampleur. Cette affaire est emblématique d'une vraie lutte sociale pour une autre répartition des richesses", a estimé Me François Dumoulin, avocat de la CGT.

Entre temps, il y avait eu les grandes grèves de l'an dernier, les fameuses "grèves des caissières" pour la revalorisation des salaires, et l'idée de défense des droits sociaux a tracé son chemin entre les rayons des hypermarchés.

Carrefour fait appel.
La direction de Carrefour a indiqué dans un communiqué, qu'elle faisait appel de ce jugement. Dans ce même communiqué, elle en profite pour rappeler que les salariés de Carrefour sont payés sur 13,5 mois et qu'ils bénéficient de primes d'intéressement et de participation. L'été dernier, la direction régionale de Lyon avait organisé une grande opération de communication sur le bien-vivre salarial chez Carrefour. Il y avait, en témoins pour la presse, des salariés des magasins de Givors et Ecully, les magasins épinglés par l'Inspection du travail...
Argumentaires courant des dirigeants de la grande distribution jouant de la carotte et du bâton, et utilisant les différents éléments de la rémunération pour se croire autorisé à toutes les variables d'ajustement sur la masse salariale.
Problème de respect des salariés, tout simplement.
Cela se passe dans les entreprises les plus riches.

Historique :
La bataille du SMIC dans la grande distribution
Questions des élus CFDT réunion DP du 14/03/08 (2e question)
Négociation salariale : Déclaration au CE du 21 mars 2008
Pour la première fois dans la grande distribution
Action du 1er février 2008 pour le pouvoir d’Achat dans la grande distribution
Des salaires en dessous du SMIC
Tag Smic : http://cfdt-centrale-auchan.hautetfort.com/tag/SMIC

03/11/2008

La CFDT toujours mobilisée pour l'égalité professionnelle à Auchan

La CFDT, depuis plusieurs années, demande un accord sur l'égalité professionnelle à Auchan.
Pour rappel, la Loi Génisson de 2001 donne obligation aux entreprises de négocier cet accord, et également de prendre en compte cette question dans les autres négociations.

Mais à Auchan toujours rien !
Pourtant, vu la situation, il y a de quoi faire...

Nous avons distribué plus de 1200 tracts à la centrale d'achat Auchan vendredi 31 octobre, en présence de plusieurs délégués, notamment Gaby Bonnand secrétaire national de la confédération et Philippe Perrault secrétaire général CFDT Nord Pas de Calais.

Nous irons à la rencontre des salariés le 11 novembre, jour de travail obligatoire et gratuit imposé par la direction sur un jour férié, pour échanger sur les résultats de notre enquête égalité homme/femme en centrale.

Album photos

28/05/2008

La bataille du SMIC dans la grande distribution

A lire 
Un article d'un inspecteur du travail retracant l'historique de la bataille du SMIC dans la grande distribution.
Très bien documenté.

Dernier rebondissement en date à Auchan :

Une réunion paritaire a eu lieu le 13 mai pour présenter le nouvel avenant sur les salaires suite à l'augmentation du SMIC au 1er Mai.

Nous avons rappelé le problème du temps de pause intégré dans le temps de travail effectif...

La DRH France a alors déclaré que si la CFDT s'engageait à signer cet avenant, il intégrerait la séparation du temps de pause du TTE.

Suite à cela la CFDT était prête à signer pour enfin garantir une grille pérenne au minimum à 105% du SMIC.

Mais revirement de la DRH France !
Celle-ci fait marche arrière et refuse de formaliser la séparation pauses/TTE.

Outre la versatilité dont a fait preuve la DRH France, elle tient visiblement à conserver ce système qui lui permettra en temps voulu de repayer des salariés en dessous du SMIC...

Il n'y a donc au final dans cet avenant que l'alignement légal et conventionnel par rapport à l'augmentation du SMIC au 1er Mai.

Notre condition de signature : "grille avec temps de pause séparé du TTE", n'étant pas remplie, et vu l'attitude peu sérieuse de la DRH, la CFDT ne signera finalement pas cet avenant.

En complément de lecture :
Augmentation de quoi !? 

07/05/2008

Cadres et pouvoir d’achat : OSCAR 2008

OSCAR (Observatoire du Salaire des Cadres et de leurs Revenus) est un panel créé par la CFDT Cadres, qui vous permet de suivre l'évolution de votre salaire et de votre pouvoir d'achat.

Un service personnalisé

Tous les cadres, syndiqués ou non, peuvent
s'inscrire gratuitement au panel OSCAR. Après avoir répondu entre mars et juin de chaque année à notre questionnaire, vous recevrez après l’été à votre domicile sous pli cacheté un document confidentiel personnalisé comprenant :
  • Un récapitulatif de l'évolution de son pouvoir d'achat sur plusieurs années,
  • Des comparaisons statistiques avec des cadres ayant des caractéristiques proches (âge, sexe, fonction, branche).

Des résultats d'ensemble
Les résultats globaux sont publiés sur le site de la CFDT Cadres. Ils sont largement repris dans la presse. Vous pouvez consulter les derniers résultats publiés, ainsi que ceux de chaque année depuis 1999. Ils présentent notamment l'évolution du pouvoir d'achat, les augmentations individuelles et collectives des salaires des cadres, des résultats par âge, par genre, par niveau de revenus...

Participez dés maintenant à l'enquête OSCAR 2008

19:00 Publié dans Cadres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaires |  Facebook | | | |

02/04/2008

Augmentation de quoi !?

A Auchan en 2007, les employés et plusieurs cadres et agents de maîtrise avaient perdu du pouvoir d’achat, la hausse des prix ayant été de : 2,6% pour une augmentation réelle des salaires de 1,9%.
Sans parler du SMIC horaire non respecté depuis 2003…

La PP distribuée a baissé de 10% et la participation a baissé de 15%.

Cette année la direction propose comme augmentation des salaires :

1,25% au 01/03/08
1% au 01/09/08
Soit 2,26% au titre du contrat salarial 2008
Ce qui représente un gain réel de 1,7% sur l’année

C'est nettement insuffisant et c’est la plus faible augmentation du secteur : Carrefour +3,2% en 2 fois ; Casino +3,1% en une fois…

Pour info sur l’entreprise :
Nous progressons par rapport à nos concurrents en CA, en clients et en caddy.
Au cumul à fin février, le CA (hors essence) progresse de +6% et à +7,9% avec essence.
Tous les formats de magasin progressent.
Avec une hausse de + 2,2% du caddy moyen (contre 2,1% pour la concurrence).
Sur les 45 hypers d’Auchan du panel Top100, 41 affichent un CA en progression (2,4% en moyenne contre 1,2% pour Carrefour. Soit le double pour Auchan).
Auchan vient aussi de doubler son parc de magasin en Russie.
199 millions d’€ de dividende ont été versés à l'actionnaire majoritaire (AFM) en 2007.
La fortune des Mulliez a augmenté de 70% depuis 2005 pour atteindre 17 milliards en 2007 :
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=441

Mais pour les salariés :
La part de distribution Salarié actionnaire diminue en 2007. En  2006 il a été redistribué 46% contre 45% de marge nette en 2007. Nous avons perdu 1% de rémunération avec une hausse des prix à 2,6%.
La prime de progrès a diminué de 10% et la participation de 15%. Ce sont les chiffres de la direction.
A partir de ce constat et en connaissant les perspectives (rapport Attali) il est clair qu’il faut recadrer sur les salaires de référence, et moins tabler sur les variables.
Avec la modulation imposée, ce sont les heures complémentaires et supplémentaires qui disparaissent...

Si on fait le calcul en masse sur cette proposition, les employés n’auront réellement que 1,7% de plus dans leur poche à la fin de l'année, ça ne risque pas de les pousser à consommer, et ça ne va certainement pas les ré enchanter.
Mais les prix à la consommation eux augmentent et impactent le budget des ménages.
L'augmentation proposée n'est très clairement pas suffisante.
Pour les salariés aux fins de mois difficiles, expliquer que le compte d’exploitation n’est pas bon, en sachant que son patron est 2eme fortune de France, c’est difficile à avaler.
Ce sont les salariés les plus modestes qui sont touchés de plein fouet par les hausses de prix sur les matières 1ere. Ce sont les petits prix qui augmentent le plus.

 21/02 : « Nous ne sommes qu'au début de la répercussion de la hausse des prix des matières premières. Cela va continuer », prédit Jean-Denis Deweine, directeur de la centrale d'achat d'Auchan. Nielsen prévoit en effet un pic au mois d'avril avec une hausse moyenne de 4 %. Début janvier, Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait lui annoncé une augmentation globale des prix de 3 % sur l'ensemble de 2008.

De plus le SMIC doit augmenter en mai selon François Fillon (AFP). On peut s’attendre à ce qu’il suive la hausse des prix ( +3,2% en février ) dans ce cas on revient a la case départ 1A 2A 3A 1B  seront en dessous du SMIC TTP !

Cette année la DRH a décidé de séparer  le côté salarial des autres propositions qui se traiteront sur des paritaires techniques.
La DRH rajoute qu'en fait, elle n'a aucune autre mesure sociale à nous proposer et que c'est pour cela qu'il n'y aura pas de package englobant salaire + mesures sociales.
Il n’y a rien d’autre à négocier !?